Allemagne/virus: Merkel exhorte à limiter les contacts au «minimum»

«Tout contact qui n'a pas lieu est bon pour la lutte contre la pandémie», a-t-elle insisté, appelant aussi les gens ayant les symptômes d'un rhume à rester à la maison. (AFP)
«Tout contact qui n'a pas lieu est bon pour la lutte contre la pandémie», a-t-elle insisté, appelant aussi les gens ayant les symptômes d'un rhume à rester à la maison. (AFP)
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Publié le Mardi 17 novembre 2020

Allemagne/virus: Merkel exhorte à limiter les contacts au «minimum»

  • Contrairement à la volonté de la chancellerie, la réunion n'a pas abouti à de nouvelles mesures de restriction, mais à ce stade seulement à des  «mises en garde» qui valent pour toute l'Allemagne
  • Relativement épargnée lors de la première vague de Covid-19, l'Allemagne fait face à une forte hausse des infections depuis plusieurs semaines

Angela Merkel a instamment appelé lundi les Allemands à réduire les contacts au  «minimum», tout en se félicitant des premiers succès des mesures de lutte contre le Covid-19 qui ont enrayé sa propagation  «exponentielle».

«Il nous reste un long chemin à parcourir, mais la bonne nouvelle est que nous avons réussi à stopper la croissance exponentielle» du virus, a déclaré la chancelière allemande lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec les chefs de gouvernement régionaux.

Contrairement à la volonté de la chancellerie, la réunion n'a pas abouti à de nouvelles mesures de restriction, mais à ce stade seulement à des  «mises en garde» qui valent pour toute l'Allemagne et qui sont à prendre «très au sérieux», a prévenu la chancelière.

Angela Merkel et les 16 chefs de gouvernement régionaux se retrouveront le 25 novembre pour prendre des mesures qui resteront en vigueur jusqu'au début de l’année prochaine, a-t-elle ajouté, sans s'avancer sur leur contenu.

D'ici là, les Allemands sont priés de réduire les contacts à un  «minimum absolument nécessaire», de renoncer complètement à toute fête privée, de limiter les contacts à un seul autre foyer. 

 «Tout contact qui n'a pas lieu est bon pour la lutte contre la pandémie», a-t-elle insisté, appelant aussi les gens ayant les symptômes d'un rhume à rester à la maison.

Pour mieux protéger les personnes vulnérables ou âgées de plus de 65 ans, les responsables ont aussi décidé de leur permettre d'acquérir à moindre prix des masques de protection filtrant FFP2.

- Besoin de  «perspectives» -

 «Aujourd'hui, on met en garde. Dans une semaine, on prend des décisions», a déclaré l'homme fort de la Bavière Markus Söder à la même conférence, jugeant que les annonces du jour n'allaient  «pas assez loin»

De nombreux autres chefs de gouvernements régionaux ont eux préconisé d'attendre, les dernières mesures ne datant que de deux semaines. 

 «Vous ne pouvez pas revoir ou prendre de nouvelles décisions tous les jours», a argumenté le dirigeant de Berlin Michael Müller à la conférence, plaidant pour une stratégie sur un plus long terme offrant des  «perspectives» à la population, mais aussi aux restaurants ou autres institutions culturelles. 

Les nouvelles restrictions voulues par la chancellerie dans les écoles seront également évaluées la semaine prochaine, là sous la pression de la plupart des Länder, compétents à la fois en matière de politique sanitaire que d’éducation. 

Le chancellerie avait préconisé de décider dès lundi la généralisation du port du masque autant  «pour les enseignants que les élèves», y compris pendant les cours, la division des classes en groupes pour réduire la densité d'élèves, ou encore l'obligation pour un enfant ou un adolescent de se retrouver toujours avec le même ami en dehors des cours.

Relativement épargnée lors de la première vague de Covid-19, l'Allemagne fait face à une forte hausse des infections depuis plusieurs semaines.

Les bars, restaurants, lieux culturels et de loisirs y ont été fermés pour un mois jusqu'à fin novembre, et les hôtels sont interdits aux touristes. 

De «premiers signes» d'amélioration de la courbe des infections avaient déjà été relevés la semaine dernière par l'institut de veille sanitaire Robert Koch.

L'Allemagne comptait lundi 801.327 cas de Covid-19, en hausse de 10.824 en 24 heures, et 12.547 morts.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.