Sanofi s'apprête à ouvrir un siège régional à Riyad et à étendre ses activités

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 décembre 2022

Sanofi s'apprête à ouvrir un siège régional à Riyad et à étendre ses activités

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
  • Sanofi propose un large éventail de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de santé locaux
  • L’entreprise crée des outils numériques qui peuvent être intégrés au quotidien des patients tout en offrant une prise en charge individualisée

RIYAD: Ayant récemment reçu sa licence officielle de siège régional, Sanofi souhaite étendre davantage ses activités en Arabie saoudite, déclare Niven al-Khoury, directrice générale de la multinationale pharmaceutique pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News.

Selon la directrice, Sanofi sera également en mesure d’améliorer la collaboration avec les partenaires locaux, grâce à son nouveau siège régional à Riyad, en plus d’apporter des investissements supplémentaires dans le pays et de mieux capitaliser sur les possibilités émergentes créées par la transformation des soins de santé en cours dans le pays.

«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient-elle.

Promouvoir les talents saoudiens

Forte d’une Histoire riche de plus de cinquante ans, l’entreprise Sanofi est présente depuis longtemps au sein du Royaume. Désormais, elle compte plus de trois cent quatre-vingts employés en Arabie saoudite, dont deux cent sept Saoudiens.

«Nous avons fourni un soutien inébranlable à l’initiative Vision 2030, qui donne la priorité au développement des talents saoudiens», affirme la directrice. «Plus de 50 % de notre personnel dans divers départements est saoudien. Nous élaborons également des stratégies pour améliorer la saoudisation dans l’entreprise au cours des trois prochaines années.»

En outre, Sanofi propose un large éventail de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de santé locaux.

«Ces programmes sensibilisent efficacement aux derniers traitements et technologies en matière de gestion du diabète, ce qui peut contribuer à réduire considérablement les cas de diabète dans cette région», précise-t-elle.

Au cours des cinq dernières années, Sanofi a dispensé des programmes éducatifs à des milliers de professionnels de santé de la région, dont un grand nombre de Saoudiens talentueux. Par ailleurs, Sanofi a élaboré plusieurs projets stratégiques pour responsabiliser les étudiants et diplômés en pharmacie.

«Le plus important est la Step Academy, initiée en 2018. Elle comprend une formation d’été et des emplois en coopération avec l’université du roi Abdelaziz de Djeddah, l’université du roi Saoud et l’université de la princesse Noura bent Abdelrahmane de Riyad», explique-t-elle. «À ce jour, nous avons formé plus de deux cent cinquante étudiants et étudiantes.»

Gestion du diabète

L’Arabie saoudite se classe parmi les vingt premiers pays du monde pour la prévalence du diabète. On estime à 4,2 millions le nombre de patients diabétiques dans le pays, dont près d’1,8 million ne sont pas diagnostiqués. Compte tenu de ces chiffres alarmants, il est urgent d’adopter une approche holistique de la gestion du diabète.

Sanofi fournit des soins individualisés grâce à des médicaments innovants, des solutions numériques, l’éducation et la collaboration via des partenariats influents.

«Les offres innovantes de Sanofi, notamment les thérapies et les solutions numériques, ont un profil d’innocuité favorable, des attributs pour la baisse de l’HbA1c, ainsi qu’un risque considérablement réduit de prise de poids pour aider les patients à gérer efficacement leur état», poursuit la directrice.

Elle indique que Sanofi a l’ambition d’être la principale plate-forme numérique de soins de santé pour les patients, les prestataires et les chercheurs, combinant des options thérapeutiques innovantes avec des solutions intelligentes pour faciliter la vie des patients utilisant de l’insuline.

«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient Niven al-Khoury, directrice générale de Sanofi pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.
«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient Niven al-Khoury, directrice générale de Sanofi pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.

Parmi ses collaborations notables, Sanofi a signé un protocole d’accord avec le ministère saoudien de la Santé et le Conseil saoudien de la santé pour adopter un programme de gestion globale du diabète, comprenant une éducation au diabète pour les centres de soins de santé primaires.

Sanofi travaille avec ses partenaires, le ministère saoudien de la Santé et le Conseil saoudien de la Santé, pour proposer une gamme de programmes d’éducation et de formation aux professionnels de la santé.

«En 2022, nous avons aidé à former plus de mille praticiens de soins primaires dans le Royaume pour soutenir les patients atteints de diabète», affirme la directrice.

Grâce à ses programmes de recherche scientifique et de formation médicale continue, Sanofi apporte l’innovation et garantit un meilleur accès à des soins de santé de qualité. Par ailleurs, l’entreprise améliore la pratique de la médecine et elle met en place davantage de soins de santé durables pour la société.

Depuis 2020, Sanofi a initié et mené à bien trois études concrètes en Arabie saoudite et dans la région du Golfe, analysant un ensemble de données concernant plus de mille sujets. Ces études ont généré des informations précieuses sur la pratique clinique réelle et une meilleure compréhension du parcours du patient.

«Les résultats de ces études devraient être publiés dans des revues et conférences scientifiques internationales», ajoute-t-elle. «Nous préparons également de nouvelles études concrètes qui devraient être programmées en Arabie saoudite en 2023.»

Prise en charge individualisée des patients

Il existe une énorme demande de soins individualisés pour les patients atteints de diabète, informe-t-elle. À ce titre, Sanofi travaille en étroite collaboration avec les professionnels de santé afin de fournir les meilleurs soins possibles aux patients grâce à sa gamme d’options thérapeutiques, d’appareils intelligents et de services.

Sanofi utilise un large portefeuille de technologies numériques et personnelles pour offrir de meilleurs résultats aux personnes atteintes de diabète dans le Royaume.

Selon la directrice, la sensibilisation et l’amélioration de l’accès aux nouvelles normes de soins sont également cruciales, tout comme la création de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de la santé, les médecins et les pharmaciens.

«Cela contribuera à faciliter la mise en place de soins de santé complets et de haute qualité pour les personnes atteintes de diabète et à renforcer la santé publique du pays», précise-t-elle. «Ces initiatives correspondent aux objectifs de Vision 2030, qui cherche à disposer d’un système de santé complet, efficace et intégré, en plus d’assurer un accès équitable aux services de santé.»

Portefeuille innovant

Le portefeuille innovant de Sanofi dans les domaines du diabète, des maladies cardio-vasculaires, des vaccins, des maladies rares, de l’immunologie, de l’oncologie et de la santé grand public lui permet de répondre aux besoins d’un large éventail de patients dans le Royaume.

«Nous sommes un partenaire stratégique du solide secteur de la santé au Royaume et un contributeur essentiel à la stratégie et aux aspirations de diversification économique du pays», insiste-t-elle.

Selon elle, Sanofi s’engage à respecter la Vision 2030 du Royaume, qui vise à réduire le fardeau des médicaments importés, à créer des emplois hautement qualifiés, à assurer la sécurité pharmaceutique nationale, à accroître les investissements étrangers directs et à aider à positionner le Royaume comme centre régional pour la biopharmacie et la fabrication de vaccins.

FOCUS

Au cours des cinq dernières années, Sanofi a dispensé des programmes éducatifs à des milliers de professionnels de santé de la région, dont un grand nombre de Saoudiens talentueux. Par ailleurs, Sanofi a élaboré plusieurs projets stratégiques pour responsabiliser les étudiants et diplômés en pharmacie.

«Sanofi renforce sa présence dans le Royaume et son partenariat avec le gouvernement saoudien en transférant sa technologie et son savoir-faire et en localisant la fabrication de ses insulines et vaccins», renchérit la directrice.

Récemment, Sanofi a signé un partenariat stratégique avec la société saoudienne Sudair Pharmaceutical Co. pour le transfert de technologie et la localisation de l’ensemble du portefeuille d’insuline de Sanofi afin de répondre à la demande du marché saoudien. De plus, cet accord augmentera la production locale et il assurera la sécurité nationale des médicaments pour servir la communauté et répondre à ses besoins.

Transformation numérique

En outre, Sanofi améliore les soins aux patients grâce à la transformation numérique. La société a développé des outils qui peuvent être intégrés au quotidien des patients tout en offrant une prise en charge individualisée. Ses solutions intelligentes facilitent la vie des patients sous insuline.

Sanofi a créé «My Dose Coach» dans la région du Golfe, une solution de titrage numérique approuvée – la première du genre – qui aide les patients et les professionnels de la santé à travailler ensemble pour cibler la glycémie à jeun, obtenant ainsi un meilleur contrôle grâce à l’optimisation de la dose d’insuline.

«Cela permet également aux professionnels de la santé d’avoir une vision plus globale des patients pour analyser les tendances et les modèles et pas seulement les chiffres, leur offrant ainsi la possibilité de travailler à distance pour prendre de meilleures décisions médicales», conclut la directrice de Sanofi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


De la sécurité hydrique à l’IA, Vision Golfe trace la prochaine étape de la coopération France-GCC

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  • Vision Golfe 2026 a mis en lumière l’attention croissante portée par la France et les pays du Golfe à la résilience, à la souveraineté et à la compétitivité, par des discussions consacrées surtout à la sécurité hydrique et à l’intelligence artificielle
  • Au-delà des débats stratégiques, les nombreuses rencontres B2B et B2G ont souligné la volonté du forum de favoriser des partenariats concrets, des investissements et une coopération économique durable

PARIS: La résilience stratégique s’est imposée comme le thème central de la première journée de Vision Golfe 2026, qui a réuni à Paris des décideurs politiques français et du Golfe, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des innovateurs afin d’explorer de nouvelles perspectives de coopération dans un environnement mondial de plus en plus complexe.

Placée sous le thème « De la coopération à la transformation », cette édition du forum a mis en avant une ambition commune : dépasser les relations économiques traditionnelles pour construire des partenariats plus profonds, capables de soutenir la compétitivité à long terme, une croissance durable et la souveraineté économique.

Le forum s’est ouvert avec les interventions de Louis Margueritte, directeur général de Business France, des ministres français Roland Lescure et Nicolas Forissier, ainsi que les allocutions de Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, vice-ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales chargé des affaires minières, et de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français. Tous ont souligné l’importance stratégique croissante de la coopération entre la France et les pays du Golfe dans des domaines allant de l’investissement et du développement industriel à la souveraineté économique et à la croissance de long terme.

Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, les ruptures technologiques et les pressions croissantes sur les ressources critiques, les discussions ont porté tout au long de la journée sur les moyens de renforcer la résilience grâce à la coopération dans les domaines de l’investissement, de l’innovation, des infrastructures et du capital humain. 

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Roland Lescure, ministre français de l’Économie. (Photo fournie)

Compétitivité économique et autonomie stratégique

Un thème récurrent a émergé au fil des échanges : le lien croissant entre compétitivité économique et autonomie stratégique.

Qu’il s’agisse des ressources critiques, des infrastructures numériques, des capacités industrielles ou des chaînes d’approvisionnement, les intervenants ont souligné que la résilience économique dépend de plus en plus de la capacité à réduire les vulnérabilités tout en préservant des partenariats internationaux solides.

La notion de souveraineté dépasse désormais les seules considérations de sécurité pour englober l’accès aux technologies, aux talents, aux financements et à des écosystèmes industriels résilients. 

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Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)

Cette vision élargie de la résilience a constitué le fil conducteur de plusieurs discussions de la journée.

Lors du panel intitulé « Sécurité hydrique, décarbonation et souveraineté : des stratégies intégrées pour une gestion circulaire des ressources », la question de l’eau s’est imposée comme un enjeu central des stratégies économiques.

Les échanges ont montré que la sécurité hydrique n’est plus perçue uniquement comme un défi environnemental ou infrastructurel, mais comme un pilier stratégique du développement économique, de la croissance industrielle, de la sécurité alimentaire et de la résilience climatique.

Le panel réunissait Abdullah Bin Tuwaym, directeur des transactions à la Saudi Water Partnership Company (SHARAKAT), Mohammed Al-Zuabi, directeur général de Marafiq, Luis de Lope, directeur général de SAUR International, et Iheb Triki, cofondateur et directeur général de Kumulus Water.

Les discussions ont porté sur l’évolution des partenariats public-privé, le financement des infrastructures durables, le rôle des technologies numériques dans la gestion des services publics et l’importance croissante de l’économie circulaire dans la gestion des ressources.

Les intervenants ont souligné que les pays du GCC ont fait de la sécurité hydrique une priorité stratégique nationale grâce à des investissements dans le dessalement, le traitement des eaux usées et les infrastructures de services publics avancées. L’attention se porte désormais davantage sur l’efficacité, la réutilisation de l’eau, les technologies décentralisées et le renforcement de la coopération public-privé afin de consolider la souveraineté des ressources à long terme.

Complémentarité des atouts de la France et du Golfe

Ces échanges ont illustré une prise de conscience plus large parmi les acteurs français et du Golfe : la sécurité des ressources est devenue une composante essentielle de la résilience économique.

Si l’eau symbolise le défi de la rareté, l’intelligence artificielle a été présentée comme l’une des plus grandes opportunités de croissance pour les années à venir.

Le panel « IA et technologies émergentes : construire un leadership franco-golfique dans la course mondiale à l’innovation » a examiné la manière dont les deux régions peuvent renforcer leur position dans un environnement technologique mondial de plus en plus compétitif.

Les intervenants ont insisté sur le fait que l’IA n’est plus seulement une question d’innovation. Elle est devenue un facteur stratégique influençant la productivité, la compétitivité industrielle, les services publics et les capacités technologiques nationales.

Les discussions ont mis en évidence la complémentarité des atouts des deux régions. La France apporte des institutions de recherche de premier plan, un savoir-faire industriel et des écosystèmes d’innovation reconnus, tandis que les pays du Golfe disposent de stratégies nationales ambitieuses, d’importantes capacités d’investissement et d’une forte capacité de déploiement à grande échelle.

Selon les participants, un renforcement de la coopération permettrait d’accélérer l’innovation, d’attirer les talents et de consolider la souveraineté technologique à un moment où la compétition mondiale pour les technologies avancées s’intensifie.

La question de la résilience a également occupé une place importante lors du panel « Corridors stratégiques : renforcer la connectivité et la résilience dans la logistique mondiale », animé par Ali Itani, responsable d’Arab News France et Japon.

Réunissant Gérard Mestrallet, envoyé spécial du président de la République française pour le corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), Charles-Emmanuel de Beauregard (QNB), Alexandre Joseph (Bahri) et Poul Hestbaek (Folk Maritime Services Company), cette discussion a mis en lumière l’importance croissante des réseaux de transport et de logistique.

Les perturbations récentes du commerce mondial ont révélé les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, poussant gouvernements et entreprises à repenser les flux de marchandises, d’énergie et de ressources stratégiques entre les régions.

Les intervenants ont souligné que les corridors de transport, les routes maritimes et les plateformes logistiques sont désormais considérés comme des actifs stratégiques au service de la sécurité économique et de la compétitivité.

Selon eux, le renforcement de la connectivité entre l’Europe et le Golfe sera essentiel pour soutenir les échanges commerciaux, les investissements et le développement industriel à venir.

Si les discussions ont largement porté sur les technologies, les infrastructures et les ressources, les intervenants ont rappelé à plusieurs reprises que la transformation de long terme repose avant tout sur le capital humain.

Les systèmes éducatifs, le développement des compétences et la formation professionnelle doivent évoluer pour répondre aux besoins d’économies en mutation rapide.

Les participants ont souligné l’importance de préparer les nouvelles générations aux métiers émergents tout en favorisant l’apprentissage tout au long de la vie et l’adaptation des compétences.

Alors que la France et les pays du Golfe poursuivent d’ambitieuses stratégies de diversification économique, le capital humain apparaît comme un levier essentiel de compétitivité et d’innovation. 

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Des responsables politiques français et du Golfe, des dirigeants d’entreprise, des investisseurs et des innovateurs réunis à Paris à l’occasion de Vision Golfe 2026 pour explorer de nouvelles opportunités de coopération. (Photo fournie)

Parallèlement aux sessions de conférence, une série de rencontres entre entreprises (B2B) et entre entreprises et institutions publiques (B2G) s’est tenue tout au long de la journée, renforçant la dimension concrète et opérationnelle du forum.

Si les discussions ont couvert des sujets aussi variés que la gestion de l’eau, l’intelligence artificielle, la logistique ou encore l’éducation, un même constat s’est imposé lors de cette première journée de Vision Golfe 2026 : la compétitivité économique de demain reposera sur des partenariats plus étroits dans les secteurs stratégiques.

À mesure que le forum se poursuit, l’attention devrait progressivement se déplacer de l’identification des priorités communes vers la mise en œuvre de projets, d’investissements et de collaborations capables de transformer ces ambitions en réalisations concrètes pour la France comme pour les pays du Golfe.


BMW révise à la baisse ses objectifs à cause du Moyen-Orient et du marché chinois

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
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  • Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt
  • Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment

BERLIN: Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt.

Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment.

La dégradation du marché automobile chinois s’est encore accélérée au deuxième trimestre, notamment pour les segments non électrique, note le constructeur.

De plus, les prix de l'énergie demeurent élevés, dans le sillon de la guerre en Iran, et la confiance des consommateurs dans le monde est en berne.

Ces deux effets pèseront "significativement" sur les résultats au deuxième trimestre, prévient le groupe.

Par ailleurs, BMW va "intensifier et accélérer ses initiatives en cours de réduction des coûts" via des mesures de restructuration, qui ne sont néanmoins pas détaillées.

Celles-ci entraîneront un "impact ponctuel négatif" au deuxième semestre et auront des effets sur les prochaines années, prévient le constructeur.

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains.

En mai, le patron de BMW Oliver Zipse notait une conséquence positive du conflit au Moyen-Orient sur l'activité: la hausse de la demande de véhicules électriques en Europe en réponse à la flambée du carburant.

Mais cela ne soulage pas pour autant l'industrie automobile allemande, pilier de la première économie européenne, qui est prise en tenaille entre la rude compétition chinoise et les droits de douane américains.


Carrefour s'engage à retirer 5.000 tonnes de plastique de ses rayons d'ici à 2030

Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
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  • Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références"
  • Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030

PARIS: Bouteilles réutilisables, recharges pour les produits d'hygiène... Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017.

Cette annonce survient dans "contexte de fortes tensions sur le prix et la disponibilité du plastique", dérivé du pétrole renchéri avec la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué du distributeur.

Le groupe compte ainsi économiser 5 millions d'euros qui seront réinvestis dans des baisses de prix pouvant aller jusqu'à 10%, est-il ajouté.

"La forte instabilité des marchés pétroliers et la hausse des éco-contributions (payées par les producteurs et distributeurs, NDLR) associées au prix des emballages ont entraîné une hausse de la tonne de plastique vierge de 50%", résume Carrefour.

Cinq actions sont prévues "dans des rayons" où le plastique reste "encore trop souvent la norme", avec l'objectif d"'initier une transformation complète" via de "nouveaux standards de marché", explique le groupe dirigé depuis 2017 par Alexandre Bompard.

Après de précédentes mesures de "déplastification" concernant les fruits et légumes, les piles, les ampoules et le textile, le distributeur promet de supprimer le suremballage plastique sur les lots promotionnels dès 2028 pour ses produits en marque propre et dès 2030 pour ceux des marques nationales.

Il entend réduire de 30% les emballages plastiques des produits d'hygiène et d'entretien "via le développement de format recharges en plastique recyclé, à un prix 10 à 20% moins cher" ou encore "de grands contenants", pour "2.000 tonnes de plastique" en moins.

Egalement au programme, un "emballage 100% papier" pour le papier hygiénique, pour une réduction de 1.500 tonnes.

Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références". Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030.

Enfin, de nouveaux emballages "associant boîte carton et fenêtre plastique" sont prévus pour les pâtisseries et viennoiseries "au rayon traditionnel".

Ces dernières semaines, des associations ont dénoncé l'omniprésence du plastique dans les supermarchés et leur recours encore trop faible à la consigne du verre pour réemploi.

Le gouvernement envisage par ailleurs la mise en place d'une consigne sur les bouteilles en plastique pour recyclage, objet d'une réunion de concertation mardi.