Sanofi s'apprête à ouvrir un siège régional à Riyad et à étendre ses activités

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 décembre 2022

Sanofi s'apprête à ouvrir un siège régional à Riyad et à étendre ses activités

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News. (Photo, AFP)
  • Sanofi propose un large éventail de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de santé locaux
  • L’entreprise crée des outils numériques qui peuvent être intégrés au quotidien des patients tout en offrant une prise en charge individualisée

RIYAD: Ayant récemment reçu sa licence officielle de siège régional, Sanofi souhaite étendre davantage ses activités en Arabie saoudite, déclare Niven al-Khoury, directrice générale de la multinationale pharmaceutique pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.

«Il s’agit d’une décision vitale au moment où nous renforçons notre engagement en tant que partenaire stratégique de l’initiative Vision 2030», souligne-t-elle dans un entretien exclusif accordé à Arab News.

Selon la directrice, Sanofi sera également en mesure d’améliorer la collaboration avec les partenaires locaux, grâce à son nouveau siège régional à Riyad, en plus d’apporter des investissements supplémentaires dans le pays et de mieux capitaliser sur les possibilités émergentes créées par la transformation des soins de santé en cours dans le pays.

«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient-elle.

Promouvoir les talents saoudiens

Forte d’une Histoire riche de plus de cinquante ans, l’entreprise Sanofi est présente depuis longtemps au sein du Royaume. Désormais, elle compte plus de trois cent quatre-vingts employés en Arabie saoudite, dont deux cent sept Saoudiens.

«Nous avons fourni un soutien inébranlable à l’initiative Vision 2030, qui donne la priorité au développement des talents saoudiens», affirme la directrice. «Plus de 50 % de notre personnel dans divers départements est saoudien. Nous élaborons également des stratégies pour améliorer la saoudisation dans l’entreprise au cours des trois prochaines années.»

En outre, Sanofi propose un large éventail de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de santé locaux.

«Ces programmes sensibilisent efficacement aux derniers traitements et technologies en matière de gestion du diabète, ce qui peut contribuer à réduire considérablement les cas de diabète dans cette région», précise-t-elle.

Au cours des cinq dernières années, Sanofi a dispensé des programmes éducatifs à des milliers de professionnels de santé de la région, dont un grand nombre de Saoudiens talentueux. Par ailleurs, Sanofi a élaboré plusieurs projets stratégiques pour responsabiliser les étudiants et diplômés en pharmacie.

«Le plus important est la Step Academy, initiée en 2018. Elle comprend une formation d’été et des emplois en coopération avec l’université du roi Abdelaziz de Djeddah, l’université du roi Saoud et l’université de la princesse Noura bent Abdelrahmane de Riyad», explique-t-elle. «À ce jour, nous avons formé plus de deux cent cinquante étudiants et étudiantes.»

Gestion du diabète

L’Arabie saoudite se classe parmi les vingt premiers pays du monde pour la prévalence du diabète. On estime à 4,2 millions le nombre de patients diabétiques dans le pays, dont près d’1,8 million ne sont pas diagnostiqués. Compte tenu de ces chiffres alarmants, il est urgent d’adopter une approche holistique de la gestion du diabète.

Sanofi fournit des soins individualisés grâce à des médicaments innovants, des solutions numériques, l’éducation et la collaboration via des partenariats influents.

«Les offres innovantes de Sanofi, notamment les thérapies et les solutions numériques, ont un profil d’innocuité favorable, des attributs pour la baisse de l’HbA1c, ainsi qu’un risque considérablement réduit de prise de poids pour aider les patients à gérer efficacement leur état», poursuit la directrice.

Elle indique que Sanofi a l’ambition d’être la principale plate-forme numérique de soins de santé pour les patients, les prestataires et les chercheurs, combinant des options thérapeutiques innovantes avec des solutions intelligentes pour faciliter la vie des patients utilisant de l’insuline.

«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient Niven al-Khoury, directrice générale de Sanofi pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.
«En fin de compte, cela nous permettra d’être plus proches de nos patients et clients et de répondre à leurs besoins plus rapidement et de manière plus efficace, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés à travers le Royaume», soutient Niven al-Khoury, directrice générale de Sanofi pour la médecine générale dans le Royaume et les pays du Golfe.

Parmi ses collaborations notables, Sanofi a signé un protocole d’accord avec le ministère saoudien de la Santé et le Conseil saoudien de la santé pour adopter un programme de gestion globale du diabète, comprenant une éducation au diabète pour les centres de soins de santé primaires.

Sanofi travaille avec ses partenaires, le ministère saoudien de la Santé et le Conseil saoudien de la Santé, pour proposer une gamme de programmes d’éducation et de formation aux professionnels de la santé.

«En 2022, nous avons aidé à former plus de mille praticiens de soins primaires dans le Royaume pour soutenir les patients atteints de diabète», affirme la directrice.

Grâce à ses programmes de recherche scientifique et de formation médicale continue, Sanofi apporte l’innovation et garantit un meilleur accès à des soins de santé de qualité. Par ailleurs, l’entreprise améliore la pratique de la médecine et elle met en place davantage de soins de santé durables pour la société.

Depuis 2020, Sanofi a initié et mené à bien trois études concrètes en Arabie saoudite et dans la région du Golfe, analysant un ensemble de données concernant plus de mille sujets. Ces études ont généré des informations précieuses sur la pratique clinique réelle et une meilleure compréhension du parcours du patient.

«Les résultats de ces études devraient être publiés dans des revues et conférences scientifiques internationales», ajoute-t-elle. «Nous préparons également de nouvelles études concrètes qui devraient être programmées en Arabie saoudite en 2023.»

Prise en charge individualisée des patients

Il existe une énorme demande de soins individualisés pour les patients atteints de diabète, informe-t-elle. À ce titre, Sanofi travaille en étroite collaboration avec les professionnels de santé afin de fournir les meilleurs soins possibles aux patients grâce à sa gamme d’options thérapeutiques, d’appareils intelligents et de services.

Sanofi utilise un large portefeuille de technologies numériques et personnelles pour offrir de meilleurs résultats aux personnes atteintes de diabète dans le Royaume.

Selon la directrice, la sensibilisation et l’amélioration de l’accès aux nouvelles normes de soins sont également cruciales, tout comme la création de programmes d’éducation et de formation pour les professionnels de la santé, les médecins et les pharmaciens.

«Cela contribuera à faciliter la mise en place de soins de santé complets et de haute qualité pour les personnes atteintes de diabète et à renforcer la santé publique du pays», précise-t-elle. «Ces initiatives correspondent aux objectifs de Vision 2030, qui cherche à disposer d’un système de santé complet, efficace et intégré, en plus d’assurer un accès équitable aux services de santé.»

Portefeuille innovant

Le portefeuille innovant de Sanofi dans les domaines du diabète, des maladies cardio-vasculaires, des vaccins, des maladies rares, de l’immunologie, de l’oncologie et de la santé grand public lui permet de répondre aux besoins d’un large éventail de patients dans le Royaume.

«Nous sommes un partenaire stratégique du solide secteur de la santé au Royaume et un contributeur essentiel à la stratégie et aux aspirations de diversification économique du pays», insiste-t-elle.

Selon elle, Sanofi s’engage à respecter la Vision 2030 du Royaume, qui vise à réduire le fardeau des médicaments importés, à créer des emplois hautement qualifiés, à assurer la sécurité pharmaceutique nationale, à accroître les investissements étrangers directs et à aider à positionner le Royaume comme centre régional pour la biopharmacie et la fabrication de vaccins.

FOCUS

Au cours des cinq dernières années, Sanofi a dispensé des programmes éducatifs à des milliers de professionnels de santé de la région, dont un grand nombre de Saoudiens talentueux. Par ailleurs, Sanofi a élaboré plusieurs projets stratégiques pour responsabiliser les étudiants et diplômés en pharmacie.

«Sanofi renforce sa présence dans le Royaume et son partenariat avec le gouvernement saoudien en transférant sa technologie et son savoir-faire et en localisant la fabrication de ses insulines et vaccins», renchérit la directrice.

Récemment, Sanofi a signé un partenariat stratégique avec la société saoudienne Sudair Pharmaceutical Co. pour le transfert de technologie et la localisation de l’ensemble du portefeuille d’insuline de Sanofi afin de répondre à la demande du marché saoudien. De plus, cet accord augmentera la production locale et il assurera la sécurité nationale des médicaments pour servir la communauté et répondre à ses besoins.

Transformation numérique

En outre, Sanofi améliore les soins aux patients grâce à la transformation numérique. La société a développé des outils qui peuvent être intégrés au quotidien des patients tout en offrant une prise en charge individualisée. Ses solutions intelligentes facilitent la vie des patients sous insuline.

Sanofi a créé «My Dose Coach» dans la région du Golfe, une solution de titrage numérique approuvée – la première du genre – qui aide les patients et les professionnels de la santé à travailler ensemble pour cibler la glycémie à jeun, obtenant ainsi un meilleur contrôle grâce à l’optimisation de la dose d’insuline.

«Cela permet également aux professionnels de la santé d’avoir une vision plus globale des patients pour analyser les tendances et les modèles et pas seulement les chiffres, leur offrant ainsi la possibilité de travailler à distance pour prendre de meilleures décisions médicales», conclut la directrice de Sanofi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole en repli, Bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
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  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".

 


« Data Center Resource 360 » : Veolia face à l’empreinte écologique du numérique

Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
Lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres, un événement organisé par Veolia réunissant dirigeants et experts autour des enjeux liés à la transition écologique des infrastructures numériques. (Photo: fournie)
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  • Veolia lance « Data Center Resource 360 », une offre globale visant à rendre les data centers plus durables, circulaires et résilients dans un contexte de forte croissance du secteur
  • Cette solution permet jusqu’à 20 % de réutilisation d’énergie, une réduction de 75 % de l’empreinte hydrique et 95 % de recyclage et de réutilisation des déchets, tout en renforçant l’intégration locale et la sécurité environnementale

LONDRES: À Londres, Veolia a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie environnementale en dévoilant « Data Center Resource 360 », une offre globale destinée à répondre à un défi croissant : concilier l’essor fulgurant des infrastructures numériques avec les impératifs écologiques et sociétaux.

Dans un monde où l’accès à l’information est devenu essentiel, la donnée s’impose désormais comme une ressource stratégique. Cette transformation s’accompagne toutefois d’un coût invisible mais considérable : les data centers, piliers de l’économie numérique, nécessitent des volumes toujours plus importants d’eau, d’énergie et d’infrastructures. Leur développement rapide — estimé à une croissance annuelle de plus de 11 % — accentue les tensions sur les ressources, notamment dans les zones urbaines où ils sont implantés.

Face à cette réalité, Veolia propose une approche holistique et intégrée. L’offre « Data Center Resource 360 » vise à transformer ces infrastructures en modèles de durabilité. Elle repose sur une gestion complète du cycle des ressources, permettant jusqu’à 75 % de réduction de l’empreinte hydrique, 95 % de recyclage et de valorisation des déchets, ainsi que 20 % de réutilisation de l’énergie.

Déjà déployée sur plus de 100 sites à travers le monde, notamment auprès des principaux opérateurs du secteur, cette offre s’appuie sur l’expertise combinée du groupe dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

« Il s’agit d’un marché stratégique, à la croisée des révolutions numérique et écologique », a déclaré Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors de l’événement de lancement. « À mesure que la pression sur les ressources s’intensifie, transformer les data centers en acteurs utiles aux territoires devient une nécessité », a-t-elle ajouté.

Estelle Brachlianoff a insisté sur l’ADN d’innovation du groupe, hérité de plus de 170 ans d’histoire. « Aujourd’hui, la donnée est la prochaine génération de ressources », a-t-elle affirmé. « Nous sommes le laboratoire d’innovation des services essentiels. » Une vision qui s’inscrit dans une logique d’anticipation : pour Veolia, innover consiste avant tout à sécuriser ce dont les sociétés ne peuvent se passer — l’eau, l’énergie, la santé. 

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Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo: fournie)

Cette ambition prend une dimension particulière dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle. Les industries de l’IA, fortement consommatrices de ressources, renforcent la pression sur l’eau, l’énergie et le foncier. Dans certaines régions du monde, comme le Moyen-Orient, où jusqu’à 85 % de l’eau provient du dessalement, ces enjeux prennent une dimension géopolitique. L’eau, à l’instar du pétrole, devient un levier stratégique pour la stabilité et le développement.

Veolia entend répondre à ces défis en s’appuyant sur ses technologies propriétaires et sa capacité à intervenir à toutes les échelles — des États aux collectivités locales. L’offre présentée à Londres s’appuie notamment sur des outils digitaux avancés, capables d’optimiser en temps réel les performances des installations, d’anticiper les risques et de maximiser l’efficacité opérationnelle.

La stratégie repose également sur un modèle décentralisé, permettant d’adapter les solutions aux spécificités locales tout en bénéficiant d’une expertise globale. « Notre échelle mondiale est un avantage compétitif qui nourrit la croissance locale », a souligné Estelle Brachlianoff. Cette capacité à “penser global, agir local” permet au groupe de proposer des solutions sur mesure, en lien direct avec les besoins des territoires.

Lors de l’événement, une table ronde consacrée à l’innovation dans les industries de l’IA a également mis en lumière le rôle clé des infrastructures dans la transformation numérique. Les data centers ne sont plus de simples installations techniques : ils deviennent des nœuds stratégiques, au croisement des enjeux industriels, environnementaux et sociétaux.

De son côté, Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances, a insisté sur la nécessité de concilier innovation et déploiement à grande échelle. « L’innovation n’a de valeur que si elle peut être mise en œuvre efficacement et à coût maîtrisé », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que Veolia dessert aujourd’hui plus de 110 millions de personnes en eau, illustrant la capacité du groupe à opérer des solutions complexes à grande échelle. 

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Emmanuelle Menning, directrice générale adjointe en charge des finances de Veolia, lors du lancement de « Data Center Resource 360 » à Londres. (Photo : fournie)

Elle a également mis en avant le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans les opérations du groupe, qu’il s’agisse de détecter les fuites, d’optimiser la consommation énergétique ou encore d’améliorer la maintenance prédictive. « L’IA et l’innovation de design permettent de générer des gains opérationnels significatifs pour nos clients, nos partenaires et nos équipes », a-t-elle ajouté.

Au-delà de la performance environnementale, l’enjeu est aussi économique. Dans un marché estimé à plusieurs milliards de dollars, les solutions intégrées pour data centers connaissent une croissance rapide. Veolia entend s’y positionner comme un acteur de référence, en capitalisant sur son expertise dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie.

Avec « Data Center Resource 360 », le groupe ne se contente pas de répondre à une problématique technique : il propose une nouvelle vision des infrastructures numériques. Des infrastructures capables non seulement de réduire leur empreinte, mais aussi de créer de la valeur pour les territoires, notamment grâce à la récupération de chaleur ou à une meilleure intégration dans les réseaux locaux.

À l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale, Veolia fait le pari que l’innovation, alliée à une approche systémique, peut transformer les contraintes en opportunités — et faire des data centers un levier clé du développement durable.


Hermès pénalisé au premier trimestre par la guerre au Moyen-Orient et les taux de change

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient". (AFP)
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  • L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët
  • "On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis"

PARIS: Le groupe français de luxe Hermès a publié mercredi des ventes en baisse de 1,4% sur un an à 4,1 milliards d'euros au premier trimestre, pénalisées par les taux de change et la guerre au Moyen-Orient.

A taux de change constant, le chiffre d'affaires du sellier-maroquinier progresse de 6%, l’effet défavorable des changes représentant 290 millions d'euros. "Dans un contexte géopolitique sous tension, la maison Hermès garde son cap", déclare le gérant du groupe Axel Dumas, cité dans le communiqué.

L'activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, "a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient", a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët.

"On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d'arrêt puisque notre activité s'est trouvée en recul de 40%", "principalement aux Émirats arabes unis", a-t-il détaillé, précisant que le groupe opère dans six magasins dans cette zone qui représentent "4% des ventes du groupe".

Les ventes aux Royaume-Uni, en Italie et en Suisse ont également souffert de cette guerre car Hermès y a un "proportion significative de clientèle du Moyen-Orient", selon le directeur finances.

Les ventes en France, en baisse de 2,8% à 347 millions d'euros sont pénalisées par "le ralentissement des flux touristiques, notamment en mars", selon le communiqué.

Pour les autres régions, les ventes en Amérique, Japon et Europe hors France "réalisent de belles progressions", "malgré le ralentissement des flux touristiques en lien avec les événements survenus au Moyen- Orient".

La zone Amérique "réalise un premier trimestre exceptionnel, avec une croissance équilibrée dans tous les métiers, tant aux États-Unis, qu'au Canada ou en Amérique du Sud", avec un chiffre d'affaires en hausse de 6,4% à 739 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires au Japon en baisse de 3,9% (mais en hausse de 9,6% à taux de change constant) atteint 404 millions d'euros grâce à la clientèle locale.

En Europe hors France, le chiffre d'affaires est en hausse de 7,6% à 538 millions d'euros, soutenu par la demande locale également.

Le chiffre d'affaires en Asie hors Japon baisse de 4,6% (mais augmente de 2,2% hors effet de change) à 1,88 milliard d'euros avec une Grande Chine (qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine) qui "poursuit une légère croissance".