Ukraine: Bombardements violents contre les régions pro-russes, une trêve de Noël écartée

Des bâtiments détruits après un bombardement, dans la région de Donetsk en Ukraine (Photo, AFP).
Des bâtiments détruits après un bombardement, dans la région de Donetsk en Ukraine (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Ukraine: Bombardements violents contre les régions pro-russes, une trêve de Noël écartée

  • Moscou affirme que les systèmes Patriot américains seraient des cibles légitimes s’ils sont livrés à l’Ukraine
  • Alexei Kulemzin, le maire pro russe la ville de Donetsk a affirmé que cinq personnes dont un enfant ont été blesses

DJEDDAH: Les forces ukrainiennes ont bombardé jeudi à l’artillerie lourde des régions sous contrôle russe dans l’est du pays. Ces attaques qualifiées comme étant les plus violentes depuis des années contre ces régions interviennent alors que les deux parties, russe et ukrainienne, ont exclu toute trêve de Noël dans cette guerre qui dure depuis presque un an.

Alexei Kulemzin, le maire pro russe la ville de Donetsk a affirmé que 40 projectiles ont été tirés par de multiples lance-roquettes BM-21 Grad sur des civils dans le centre-ville au petit matin.

Kulemzin qui a déclaré que cinq personnes dont un enfant ont été blesses suite aux bombardements, a qualifié l'attaque contre Donetsk de crime de guerre. Il s'agit selon lui de l’attaque la plus importante effectuée contre la ville depuis 2014, date du passage de la région sous le contrôle des séparatistes pro-russes.

De leur côté, les forces russes ont poursuivi leurs bombardements et leurs frappes aériennes sur toute la ligne de front orientale, tuant une personne, tandis que deux personnes ont été tuées dans la ville méridionale de Kherson, selon des responsables ukrainiens.

«Le Kremlin cherche à transformer le conflit en une confrontation armée prolongée», a déclaré le général de brigade ukrainien Oleksiy Gromov qui a écarté toute possibilité d'une trêve durant la période des fêtes.

Les propos du général ukrainien ont été tenus alors que son état-major affirme que les forces russes continuent d’attaquer les troupes ukrainiennes ainsi que les infrastructures civiles dans la région de Donetsk et dans les régions méridionales de Zaporizhzhia et de Kherson.

«Les Russes rampent comme des zombies sur nos positions à Bakhmut, créant une pression dans le sud de la région de Donetsk,  ils savent que s'ils n'étirent pas le front maintenant, cet hiver sera pour eux un désastre», a écrit Andriy Yermak, chef du bureau du président ukrainien sur Telegram.

Sur un autre plan, et dans un geste destiné à renforcer considérablement la défense aérienne de Kiev, des responsables américains ont déclaré qu'une décision sur la fourniture du système de missiles Patriot à l'armée ukrainienne pourrait être annoncée prochainement.

Interrogé sur la possibilité que l'Ukraine obtienne les systèmes Patriot, le secrétaire britannique à la Défense Ben Wallace a affirmé que «rien n’est confirmé pour le moment», mais selon lui, «cela montre le degré de préoccupation que génère le ciblage délibéré par la Russie contre les infrastructures en Ukraine».

Le Kremlin a pour sa part déclaré que les États-Unis s'enfoncent «de plus en plus dans le conflit», et que les systèmes Patriot seraient des cibles légitimes, ce qui, selon le ministère russe des Affaires étrangères, s'applique à toutes les armes fournies à l'Ukraine par l'Occident. Moscou a ainsi déclaré que si les États-Unis confirmaient les informations, ce serait «un autre geste provocateur de leur part et qui pourrait déclencher une réaction».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a qualifié lors d'un point de presse hebdomadaire les États-Unis de «partie prenante» à la guerre en Ukraine. Pour Zakharova, l’assistance militaire américaine à l’Ukraine est croissante, y compris en ce qui concerne le transfert d'armes sophistiquées, ce qui «signifie une implication encore plus large du personnel militaire américain dans les hostilités et pourrait entraîner des conséquences».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.