Lockerbie: Dbeibah reconnaît l'extradition d'un suspect libyen vers Washington

Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, accusé d'avoir fabriqué la bombe qui a fait exploser le vol Pan Am 103 au-dessus de Lockerbie en Écosse en 1988, lors d'une première comparution devant le tribunal de district américain à Washington, le 12 décembre 2022 (Photo, Reuters).
Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, accusé d'avoir fabriqué la bombe qui a fait exploser le vol Pan Am 103 au-dessus de Lockerbie en Écosse en 1988, lors d'une première comparution devant le tribunal de district américain à Washington, le 12 décembre 2022 (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Lockerbie: Dbeibah reconnaît l'extradition d'un suspect libyen vers Washington

  • Le chef du gouvernement libyen basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, a affirmé avoir «agi dans le respect de la souveraineté de la Libye»
  • Mercredi, le procureur général libyen a décidé d'ouvrir une enquête sur les circonstances de l'extradition d'Abou Agila al-Marimi

TRIPOLI: Le chef du gouvernement libyen basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, est sorti de son silence jeudi pour confirmer et défendre la livraison aux autorités américaines par son gouvernement d'un suspect dans l'attentat survenu en 1988 au-dessus de Lockerbie en Ecosse, un drame qui a fait 270 morts.

Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, un Libyen, accusé d'avoir préparé la bombe ayant servi dans cet attentat, a été transféré aux Etats-Unis et présenté lundi à une juge fédérale, près de 34 ans après ce drame.

S'exprimant pour la première fois sur cette affaire, M. Dbeibah qui a essuyé de vives critiques de la part ses opposants politiques et de défenseurs de droits de l'homme, a affirmé avoir "agi dans le respect de la souveraineté de la Libye", comme c'est le cas pour tout autre pays "coopérant pénalement lorsqu'il s'agit de crimes commis hors de son territoire".

Cet homme (Abou Agila Mohammad Massoud Kheir al-Marimi, ndlr) était "responsable de la cellule de fabrication des bombes" pour l'ancien régime. "Il est responsable de la mort de plus de 200 innocents", a ajouté le Premier ministre libyen dans un discours diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux.

M. Dbeibah a souligné qu'il était important de "faire la différence entre le dossier (de l'attentat de Lockerbie) du point de vue de la responsabilité de l'Etat libyen et celui de la procédure pénale individuelle dans cette affaire".

Pour ce qui est de la responsabilité de l'Etat libyen, "l'affaire est définitivement close" depuis 2003. "Je ne permettrai pas qu'elle soit de nouveau ouverte", a-t-il martelé.

En 2003, le régime de Mouammar Kadhafi avait reconnu officiellement sa responsabilité dans l'attentat et payé 2,7 milliards de dollars de dédommagements aux familles des victimes.

Deux Libyens avaient été extradés alors mais un seul a été condamné.

Depuis le transfert du suspect aux autorités américaines, M. Dbeibah et son gouvernement ont essuyé des critiques virulentes de la part de rivaux politiques mais également de défenseurs des droits de l'homme.

Mercredi, le procureur général libyen a décidé d'ouvrir une enquête sur les circonstances de l'extradition d'Abou Agila al-Marimi, à la demande de sa famille.

"Je ne tolère plus que la Libye et son peuple payent pour les conséquences de plus de 30 ans d'opérations terroristes et que les Libyens soient classés comme terroristes parce que des personnes accusées se trouvent en Libye", a lancé M. Dbeibah, en allusion aux actes terroristes dont était accusé le régime de Kadhafi.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.