Mondial - Argentine-France: à J-2 du duel pour une troisième étoile

Cette photo combinée créée le 15 décembre 2022 pendant la Coupe du monde de football Qatar 2022 montre l'attaquant argentin n° 10 Lionel Messi (à gauche) à Al-Rayyan, le 3 décembre 2022, et l'attaquant français n° 10 Kylian Mbappé à Al Khor, le 14 décembre 2022. (Photo de Juan Mabromata Et Gabriel Bouys / AFP)
Cette photo combinée créée le 15 décembre 2022 pendant la Coupe du monde de football Qatar 2022 montre l'attaquant argentin n° 10 Lionel Messi (à gauche) à Al-Rayyan, le 3 décembre 2022, et l'attaquant français n° 10 Kylian Mbappé à Al Khor, le 14 décembre 2022. (Photo de Juan Mabromata Et Gabriel Bouys / AFP)
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Mondial - Argentine-France: à J-2 du duel pour une troisième étoile

  • L'Albiceleste peut compter sur un Lionel Messi en pleine forme, buteur autant que passeur pour son nouveau compère de l'attaque, le jeune Julian Alvarez
  • Une ombre plane au-dessus de l'équipe de Didier Deschamps, qui a concédé à mi-mot qu'un virus rôdait dans l'hôtel des Bleus

DOHA : Une troisième étoile pour enjeu: la France et l'Argentine s'affrontent pour le titre de champion du monde dimanche au stade Lusail à Doha, alors que l'ombre d'un virus plane vendredi sur les Bleus à deux jours de la finale.

"Il y a une petite grippe qui se propage mais rien de méchant", a expliqué Randal Kolo Muani, l'attaquant des Bleus, en conférence de presse vendredi après-midi.

À 48 heures du coup d'envoi (16h00), l'équipe de Didier Deschamps, qui avait lui-même concédé mercredi à demi-mot qu'un virus rôdait dans l'hôtel des Bleus, après le forfait d'Adrien Rabiot pour la demi-finale et la mise sur le banc de Dayot Upamecano, semble loin d'être au sommet de sa forme.

Vendredi, le sélectionneur des Bleus a dû se résoudre à laisser au chaud plutôt que de les laisser s'entraîner en fin d'après-midi les défenseurs Raphaël Varane et Ibrahima Konaté, ainsi que l'ailier Kingsley Coman, "préservés" selon une source proche des Bleus à l'AFP, qui évoque "probablement" un coup de froid.

Coman était déjà absent de la séance organisée jeudi en raison d'un "petit syndrome viral" selon l'explication donnée par la Fédération française de football. "Son état n'inspire pas d'inquiétude particulière quant à la finale de dimanche", avait-elle précisé.

Rabiot et Upamecano vont mieux

L'angoisse dans le camp des Bleus doit être de savoir si d'autres joueurs pourraient être touchés d'ici dimanche.

Au rayon des bonnes nouvelles, Deschamps s'est toutefois montré rassurant concernant la présence d'Adrien Rabiot, qui a fait son retour à l'entraînement jeudi, tout comme Upamecano, le défenseur central, qui était aussi malade contre le Maroc.

Le retour de Rabiot est une excellente nouvelle pour la France tant le milieu de la Juventus Turin est un des hommes forts d'une équipe arrivée très diminuée par les nombreux forfaits dans toutes les lignes: le gardien N°2 Mike Maignan, Presnel Kimpembe derrière, Paul Pogba et N'Golo Kanté au milieu, Karim Benzema et Christopher Nkunku devant...

En face, le champion d'Amérique du Sud est sur une forme clairement ascendante: passée tout près de l'élimination en phase de poules après sa défaite initiale contre l'Arabie saoudite (2-1), l'Albiceleste est montée en puissance jusqu'à écarter avec autorité la Croatie en demi-finale (3-0).

L'Albiceleste peut compter sur Lionel Messi, en pleine forme, buteur autant que passeur pour son nouveau compère de l'attaque, le jeune Julian Alvarez. Les deux en sont à neuf buts en tout, comme le duo français Kylian Mbappé-Olivier Giroud.

«Cocktail parfait»

Cette finale laissera une trace dans l'histoire d'un tournoi qui n'a pour l'instant pas accouché de "classique", un de ces matchs qui restent dans les mémoires des vaincus, des vainqueurs et des autres.

"Quand on prend les deux équipes et qu'on les met dans un shaker, on obtient le cocktail parfait pour une super Coupe du monde et une super finale. Vivement dimanche!", se réjouit le champion du monde 1998 Youri Djorkaeff.

Ce 64e et dernier match au Qatar peut d'abord écrire un peu plus la légende de Lionel Messi en offrant au petit génie argentin le seul titre qui lui manque. Mais aussi le plus grand, celui que Diego Maradona a apporté en 1986 à l'Argentine, pays dingue de foot, qui avait été sacré une première fois en 1978.

Les supporters sud-américains seront sans aucun doute encore dominants en tribunes.

Mais la France aussi a une légende à écrire. Avec cette quatrième finale depuis 1998, elle est la nation la plus régulière de ce dernier quart de siècle, grâce à un vivier de joueurs avec lequel seul le Brésil peut rivaliser.

Elle peut surtout devenir la première équipe à conserver son titre depuis soixante ans et le doublé du Brésil de Pelé (1958 et 1962).

Lors de ce Mondial qu'il suit depuis son lit d'hôpital, où il lutte contre un cancer du côlon, "le roi" a vu Neymar le rejoindre comme meilleur buteur de la Seleçao (77 buts).

Croatie-Maroc «la place du con»

C'est désormais Mbappé qui peut s'asseoir à ses côtés: pour l'instant, la légende brésilienne est le seul joueur à avoir gagné deux Coupes du monde avant de fêter ses 24 ans. Sauf qu'en 1962, Pelé avait à peine joué, diminué par une blessure.

Mbappé avait été le grand bonhomme du triomphe de la France contre l'Argentine en 2018 (3-0), quand Messi avait été décevant.

Avant le sommet de dimanche, qui sera arbitré par le Polonais Szymon Marciniak, la petite finale mettra aux prises samedi la Croatie et le Maroc.

Et Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, n'y va pas par quatre chemins pour décrire l'enjeu. "Ce match de classement m'embête un peu. C'est toujours très compliqué pour les deux équipes, après une désillusion telle que perdre une demi-finale, de rejouer un match deux jours après. Pour moi, on est à la place du con quand on est troisième ou quatrième", a-t-il lâché en conférence de presse.

L'attaquant Andrej Kramaric n'est pas d'accord et assure que la motivation des Croates ne baissera pas car "gagner une médaille fait de vous un héros immortel" au pays.

Cela devrait être aussi le dernier match dans une Coupe du monde de Luka Modric, qui avait mené à la finale le petit pays balkanique en 2018, à la surprise générale.

Ce statut de "héros immortels", les joueurs marocains l'ont déjà acquis. Les Lions de l'Atlas sont les premiers à avoir mené une sélection africaine dans le dernier carré. Reste à savoir si leurs corps, usés par leur splendide campagne, répondront encore présents pour pouvoir monter sur le podium.


Le président Trump déclare qu'il «travaille dur pour mettre fin» à la guerre au Soudan

Le président américain Donald Trump s'exprime lors du National Prayer Breakfast à Washington DC, jeudi. (Capture d'écran)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors du National Prayer Breakfast à Washington DC, jeudi. (Capture d'écran)
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  • M. Trump a déclaré pour la première fois qu'il commencerait à "travailler" sur la guerre au Soudan en novembre dernier, après que le prince héritier saoudien lui a demandé d'aider à mettre fin au conflit lors d'une visite aux États-Unis
  • "Sa majesté aimerait que je fasse quelque chose de très puissant en rapport avec le Soudan", a déclaré M. Trump lors du Forum d'investissement américano-saoudien

LONDRES : Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu'il "travaillait dur" pour mettre fin à la guerre au Soudan.

"Je travaille dur pour mettre fin à cette guerre. Nous sommes très proches d'y parvenir. Ce sera le neuvième, si nous ne réglons pas d'abord la question de la Russie et de l'Ukraine. Mais nous travaillons dur pour mettre fin à toute cette guerre. Nous sommes très près d'y parvenir. Nous l'avons presque fait", a déclaré le président lors du National Prayer Breakfast à Washington DC.

M. Trump a déclaré pour la première fois qu'il commencerait à "travailler" sur la guerre au Soudan en novembre dernier, après que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman lui a demandé d'aider à mettre fin au conflit lors d'une visite aux États-Unis.

"Sa majesté aimerait que je fasse quelque chose de très puissant en rapport avec le Soudan", a déclaré M. Trump lors du Forum d'investissement américano-saoudien.

"Ce n'était pas dans mon programme, je pensais que c'était quelque chose de fou et d'incontrôlable", a-t-il ajouté.

"Mais je vois à quel point c'est important pour vous, et pour beaucoup de vos amis dans cette salle, le Soudan. Et nous allons commencer à travailler sur le Soudan".

Depuis son déclenchement en avril 2023, la guerre entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide a tué des dizaines de milliers de personnes et en a déplacé près de 12 millions.


Pologne: l'ambassadeur américain rompt avec le président du Parlement à cause d'«insultes» envers Trump

Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix. (AFP)
Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix. (AFP)
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  • Le Premier ministre, Donald Tusk, a réagi aussitôt aux déclarations de l'ambassadeur, insistant sur le fait que "les alliés devraient se respecter et non pas se faire la morale"
  • Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix

VARSOVIE: L'ambassadeur des Etats-Unis à Varsovie a annoncé jeudi la rupture de "tout échange" avec le président de la chambre basse du Parlement polonais, qualifiant d'"insultes" ses propos sur son refus de soutenir Donald Trump pour le Prix Nobel de la Paix.

"Nous ne permettrons à personne de nuire aux relations américano-polonaises ni de manquer de respect à (Donald Trump) qui a tant fait pour la Pologne et le peuple polonais", a écrit l'ambassadeur Tom Rose sur X.

Le Premier ministre, Donald Tusk, a réagi aussitôt aux déclarations de l'ambassadeur, insistant sur le fait que "les alliés devraient se respecter et non pas se faire la morale".

Lundi, le président de la Diète polonaise, Wlodzimierz Czarzasty, a fustigé une proposition conjointe américano-israélienne visant à soutenir la candidature de M. Trump au prix Nobel de la paix.

"Je ne soutiendrai pas la motion en faveur d'un prix Nobel de la paix pour le président Trump, parce qu'il ne le mérite pas", a alors déclaré M. Czarzasty.

Il a estimé que plutôt que se rapprocher davantage de la Maison-Blanche, la Pologne devrait "renforcer les alliances existantes" telles que l'OTAN, l'ONU et l'OMS.

Il a critiqué M. Trump, notamment pour l'imposition de tarifs douaniers aux pays européens, ses menaces d'annexer le Groenland ou ses affirmations selon lesquelles les alliés des Etats-Unis au sein de l'OTAN, dont la Pologne, seraient "restés un peu loin des lignes de front" pendant la guerre en Afghanistan.

"C'est une violation de la politique des principes et des valeurs, souvent une violation du droit international", a déclaré M. Czarzasty.

Fin janvier, avec plusieurs autres hauts responsables polonais, M. Czarzasty a dénoncé des propos du président Trump selon lesquels les États-Unis "n’avaient jamais besoin" des alliés de l'OTAN.

Il a qualifié ces affirmations de "scandaleuses".

Quarante-trois soldats polonais sont morts au sein de la coalition de l’OTAN dirigée par les Etats-Unis en Afghanistan.

Jeudi, le président de la Diète a soutenu ses propos.

"Conformément à mes valeurs, j'ai défendu les soldats polonais engagés dans des missions et je n'ai pas soutenu la candidature du président @realDonaldTrump au prix Nobel de la paix", a-t-il déclaré sur X, accueillant "avec regret" la déclaration de l'ambassadeur.

M. Czarzasty dirige le parti La Nouvelle Gauche, membre de la coalition gouvernementale pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk, avec laquelle M. Rose a déclaré entretenir "d'excellentes relations".

Cette coalition est confrontée à une cohabitation difficile avec le président conservateur-nationaliste Karol Nawrocki, fervent soutien de M. Trump.


Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade

Des voyageurs attendent dans le terminal 4 de l’aéroport de Heathrow, à l’ouest de Londres, le 20 septembre 2025. (AFP)
Des voyageurs attendent dans le terminal 4 de l’aéroport de Heathrow, à l’ouest de Londres, le 20 septembre 2025. (AFP)
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  • Heathrow reste le premier aéroport européen en passagers en 2025, devançant de justesse Istanbul-IGA, dans un contexte de fréquentation record des aéroports européens
  • La croissance du trafic aérien est tirée par l’international, tandis que le trafic intérieur et les grands marchés d’Europe du Nord restent pénalisés par la fiscalité et un ralentissement structurel

PARIS: Londres-Heathrow est resté le premier aéroport européen en passagers l'année dernière, résistant de justesse au dynamisme d'Istanbul, sur fond de record absolu de fréquentation des plateformes du Vieux continent, a annoncé jeudi leur principale association.

Heathrow, l'un des six grands aéroports desservant la capitale britannique, a vu transiter 84,48 millions de voyageurs en 2025, une hausse de 0,7% sur un an, soit seulement 40.000 passagers de plus que le "hub" d'Istanbul (IGA) inauguré fin 2018 et dont la croissance annuelle a atteint 5,5%, a précisé ACI Europe.

Eurocontrol, organisme de surveillance du trafic aérien paneuropéen, avait placé le 23 janvier Istanbul-IGA en tête des aéroports du continent en 2025, par nombre de mouvements d'avions. Mais Heathrow, limité en créneaux de décollages et atterrissages, a tendance à accueillir davantage de gros porteurs.

La Turquie s'affirme de plus en plus comme une puissance du secteur aérien, grâce à sa position géographique stratégique, entre Europe et Asie, mais aussi comme plateforme de correspondance entre la Russie sous sanctions occidentales et le reste du monde.

Le deuxième aéroport d'Istanbul, Sabiha Gökçen, a vu sa fréquentation bondir de 16,7% l'année dernière, atteignant 48,4 millions de voyageurs, a remarqué ACI Europe.

Après Heathrow et IGA, le "Top 5" des aéroports européens est complété par Paris-Charles-de-Gaulle (72 millions de voyageurs), Amsterdam-Schiphol (68,8) et Madrid (68,1), a détaillé dans un communiqué ACI Europe, qui fédère plus de 600 installations de 55 pays.

Sur ce périmètre, l'association a relevé une croissance de la fréquentation de 4,4% sur un an, pour atteindre un record absolu de 2,6 milliards de passagers aériens. Les niveaux d'avant Covid avaient été dépassés dès 2024.

Cette croissance a été "entièrement soutenue par le trafic international, qui a progressé de 5,6%" l'année dernière, contre seulement 0,2% pour le trafic intérieur, un point faible de la reprise, en particulier dans les grands pays d'Europe du Nord.

En 2025, les aéroports britanniques, français et allemands ont connu une croissance plus basse que la moyenne, "en particulier à cause de fiscalités punitives" sur le secteur aérien, a dénoncé ACI Europe. La fréquentation des lignes intérieures en Allemagne et en France est inférieure de 48% et 27%, respectivement, à 2019.

Pour 2026, ACI Europe a jugé que la croissance du volume de passagers aériens allait se "normaliser" dans la zone après un fort rebond post-Covid, l'estimant à 3,3%.