Avec ses cartes de collection, Trump ravit ses opposants et embarrasse ses partisans

Une photo d'illustration créée le 15 décembre 2022 montre des écrans d'ordinateur affichant la nouvelle collection de cartes à collectionner numériques de l'ancien président Donald Trump, révélée dans une annonce en ligne sur sa plateforme.  (Photo de l'AFP)
Une photo d'illustration créée le 15 décembre 2022 montre des écrans d'ordinateur affichant la nouvelle collection de cartes à collectionner numériques de l'ancien président Donald Trump, révélée dans une annonce en ligne sur sa plateforme. (Photo de l'AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Avec ses cartes de collection, Trump ravit ses opposants et embarrasse ses partisans

  • Dans un message sur son réseau Truth Social, Trump a dévoilé une collection de «cartes numériques Donald Trump», sur un modèle bien connu des amateurs de sport, mais en version «NFT» - c'est-à-dire sous forme de certificats de propriété numériques
  • Il en publie un exemple: une image qui le montre dessiné à la manière d'un superhéros musculeux de bande dessinée, moulé dans une combinaison rouge et campé sur un ring de boxe

WASHINGTON : C'est «comme une carte de baseball» mais «beaucoup plus excitant» et à 99 dollars pièce: Donald Trump, en dévoilant jeudi une série de cartes de collection, a suscité les sarcasmes de ses opposants et l'embarras de certains partisans.

Mercredi, l'imprévisible républicain avait publié ce message énigmatique: «L'Amérique a besoin d'un superhéros. Je ferai demain une ANNONCE MAJEURE.»

La presse avait commencé à spéculer: allait-il par exemple révéler son choix pour la vice-présidence, afin de donner un peu d'élan à sa campagne pour la présidentielle de 2024, sérieusement enlisée?

Mais non. Dans un message sur son réseau Truth Social, il a dévoilé une collection de «cartes numériques Donald Trump», sur un modèle bien connu des amateurs de sport, mais en version «NFT» - c'est-à-dire sous forme de certificats de propriété numériques.

Ce seront des «créations artistiques formidables sur ma vie et ma carrière», promet le milliardaire républicain.

Il en publie un exemple: une image qui le montre dessiné à la manière d'un superhéros musculeux de bande dessinée, moulé dans une combinaison rouge et campé sur un ring de boxe.

- Cadeau de Noël -

«Seulement 99 dollars chacune! Une très bonne idée de cadeau de Noël! Dépêchez-vous! Je pense qu'elles vont partir très vite», assure encore l'ancien président.

Sur un site internet dédié, l'homme d'affaires et ancienne vedette de télévision, dont les partisans ont l'habitude d'être inondés de mails réclamant de l'argent, promet des récompenses pour certains détenteurs de ses cartes: un dîner dans sa résidence de Floride au luxe tapageur, ou une heure de golf en sa compagnie.

Un petit tour dans les mentions légales du site révèle que cette opération n'est «pas politique» et n'a «rien à voir avec une campagne politique».

Il s'agit d'une opération classique de franchise: Donald Trump, qui s'est beaucoup vanté de comprendre comme personne le pouvoir des marques et les ressorts du marketing, vend le droit d'utiliser son nom et son image.

L'annonce a sans surprise fait les délices de ses opposants.

Sa nièce Mary Trump, en rupture avec l'ancien président et la famille Trump, a résumé leur sentiment général en tweetant «omfg» («Oh my fucking God», «Bordel de nom de Dieu») et «wtaf» («What the actual fuck», «C'est quoi ce bordel?»).

«Il perd pied», a commenté plus sobrement un éditorialiste politique du Washington Post, Philip Bump, notant par ailleurs que l'ancien président se lance dans les NFT à un moment où ce marché prend l'eau.

Le président Joe Biden, sur son compte Twitter personnel, a parodié son prédécesseur en vantant ses «ANNONCES MAJEURES» à lui, en l'occurrence une série de réussites économiques, diplomatique et politiques récentes.

Sur Twitter toujours, un certain embarras était palpable sur des comptes franchement orientés à droite.

Ainsi Robby Starbuck, un producteur et réalisateur de vidéos musicales, engagé en politique dans le Tennessee, écrit-il: «J'aime ce gars mais cela repousse beaucoup de gens.»

- «Cartes Pokémon» -

Chad Prather, qui se présente comme un humoriste, et dont les commentaires sur Twitter reprennent les idées de la droite radicale, assène: «Notre nation fout le camp et Donald Trump vend des cartes Pokémon. Non merci.»

L'annonce, aux retombées financières purement personnelles, nourrit l'impression que Donald Trump n'est pas très investi dans une campagne qui ne décolle pas.

Le milliardaire, depuis qu'il s'est déclaré le 16 novembre, n'a pas fait de grand meeting, et va de polémiques en ennuis judiciaires.

Alors qu'il avait jusqu'ici une emprise presque totale sur le parti républicain, certains ténors lui reprochent désormais publiquement d'avoir poussé des candidats trop extrêmes lors des élections de mi-mandat en novembre.

La droite n'a pas réussi, lors de ce scrutin qui met en jeu des postes de parlementaires fédéraux mais aussi de gouverneurs, à infliger au parti démocrate et au président Joe Biden la claque qu'elle espérait.

De récents sondages montrent par ailleurs que Donald Trump est pour l'instant distancé, dans le coeur des électeurs républicains, par le gouverneur de Floride Ron DeSantis.

Ce quadragénaire, qui vient d'être réélu triomphalement, allie une personnalité austère avec des positions radicales sur l'immigration et les sujets de société.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Short Url
  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Short Url
  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Short Url
  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.