Le bilan du séisme en Indonésie bondit après un nouveau décompte

Le bilan du tremblement de terre qui a frappé l'île principale de Java en Indonésie le mois dernier s'est alourdi de plusieurs centaines de morts pour atteindre 602, a déclaré vendredi un responsable de l'administration locale, après que les autorités aient recensé les victimes dans la ville la plus touchée. (Photo de Handout / BNPB / AFP)
Le bilan du tremblement de terre qui a frappé l'île principale de Java en Indonésie le mois dernier s'est alourdi de plusieurs centaines de morts pour atteindre 602, a déclaré vendredi un responsable de l'administration locale, après que les autorités aient recensé les victimes dans la ville la plus touchée. (Photo de Handout / BNPB / AFP)
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Le bilan du séisme en Indonésie bondit après un nouveau décompte

  • Le porte-parole de l'administration locale de Cianjur, Adam a déclaré que le nouveau bilan de 602 morts était basé sur les données recueillies auprès des habitants de la ville
  • Le précédent bilan faisait état de 334 morts

JAKARTA : Le bilan du séisme qui a frappé en novembre l'île de Java, la principale de l'Indonésie, a presque doublé pour atteindre 602 morts, a déclaré vendredi un responsable de l'administration locale, après un nouveau décompte dans la ville la plus touchée.

Le 21 novembre, un tremblement de terre de magnitude 5,6 a frappé la ville de Cianjur, dans la province la plus peuplée d'Indonésie, Java ouest. La plupart des victimes ont été tuées par l'effondrement de bâtiments ou des glissements de terrain.

Le précédent bilan faisait état de 334 morts.

Le porte-parole de l'administration locale de Cianjur, Adam, qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom, a déclaré à l'AFP que ce nouveau bilan de 602 morts était basé sur les données recueillies auprès des habitants de la ville.

"Si quelqu'un meurt, les habitants de Cianjur l'enterrent souvent immédiatement. En raison de la situation de panique, les personnes décédées ont été immédiatement enterrées par leurs proches sans en avertir l'agence sanitaire", a-t-il expliqué.

Un responsable de l'agence des services de secours locaux (BPBD), Wawan Setiawan, a confirmé à l'AFP ce nouveau bilan, que l'agence a également partagé sur les réseaux sociaux.

L'agence de presse nationale Antara a cité vendredi le chef du district de Cianjur, Herman Suherman, qui a donné ce nouveau chiffre de 602 morts.

«Encore vérifier»

Le porte-parole de l'agence nationale d'atténuation des catastrophes (BNPB), Abdul Muhari, a déclaré à l'AFP qu'elle proposait toujours un bilan plus bas de 335 morts, mais qu'elle s'efforçait de vérifier ce nouveau bilan.

"Le chef du district a dit qu'ils avaient déjà les données, mais nous devons encore vérifier", a indiqué ce porte-parole, précisant que pour prétendre à l'aide du gouvernement, les proches doivent retirer les victimes de leur registre familial et recevoir un certificat de décès des autorités.

Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique où les plaques tectoniques se rencontrent, l'Indonésie est régulièrement confrontée à des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

Ce séisme est le plus meurtrier en Indonésie depuis 2018, quand la région de Palu (île de Célèbes) avait été frappée par un tremblement de terre et un tsunami qui avaient causé la mort de plus de 4.000 personnes.

De nombreuses victimes ont été retrouvées ensevelies sous des décombres dans les jours suivant le séisme, et seuls quelques sauvetages réussis ont été signalés, notamment une opération pour libérer un garçon de six ans, décrite comme un "miracle" par les secouristes.

Le séisme a endommagé plus de 62 000 maisons et a forcé plus de 73 000 personnes à évacuer vers au moins 325 abris, selon les autorités.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.