Mondial: les Bleus prennent «un maximum de précautions» sur le virus, selon Deschamps

Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps donne une conférence de presse à Doha, le 17 décembre 2022, à la veille du match de la Coupe du monde de football Qatar 2022 entre l'Argentine et la France. (Photo par Franck Fife / AFP)
Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps donne une conférence de presse à Doha, le 17 décembre 2022, à la veille du match de la Coupe du monde de football Qatar 2022 entre l'Argentine et la France. (Photo par Franck Fife / AFP)
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Publié le Samedi 17 décembre 2022

Mondial: les Bleus prennent «un maximum de précautions» sur le virus, selon Deschamps

  • Divers symptômes ont été évoqués ces derniers jours par différents joueurs, membres du staff ou sources proches des Bleus: la fièvre, les maux de ventre ou encore les maux de tête
  • Le «syndrome viral» évoqué par l'encadrement avait d'abord touché Dayot Upamecano, puis Adrien Rabiot, deux titulaires de l'équipe-type qui n'ont pas participé à la demi-finale contre le Maroc mercredi (2-0)

DOHA : Les Bleus «font en sorte de prendre un maximum de précautions» pour se protéger du virus circulant dans leurs rangs, a affirmé le sélectionneur Didier Deschamps, qui a dit ne pas avoir les «dernières infos» médicales samedi, à la veille de la finale du Mondial.

«Je suis parti assez tôt ce matin, ils étaient tous en train de dormir, je n'ai pas les dernières infos, on fait en sorte de gérer au mieux, dans la tranquillité par rapport aux différentes situations qui ne sont pas similaires», a dit l'entraîneur en conférence de presse, avant Argentine-France dimanche (16h00).

Malades, Kingsley Coman, Ibrahima Konaté et Raphaël Varane n'ont pas participé à l'entraînement collectif de vendredi, «ménagés» selon l'encadrement.

«Je ne vais pas rentrer dans le détail. On fait en sorte de prendre un maximum de précautions, de s'adapter, de faire avec, sans tomber dans l'excès, dans un sens ou dans l'autre. C'est évidemment une situation... si elle avait pu ne pas exister cela aurait été mieux. Mais on gère au mieux», a ajouté Deschamps.

Victimes de coups, Théo Hernandez et Aurélien Tchouaméni ont également été préservés vendredi, laissant les Bleus avec un effectif de 19 joueurs sur 24 à deux jours de la finale.

Le «syndrome viral» évoqué par l'encadrement avait d'abord touché Dayot Upamecano, puis Adrien Rabiot, deux titulaires de l'équipe-type qui n'ont pas participé à la demi-finale contre le Maroc mercredi (2-0).

Divers symptômes ont été évoqués ces derniers jours par différents joueurs, membres du staff ou sources proches des Bleus: la fièvre, les maux de ventre ou encore les maux de tête.

Des précautions sanitaires ont été prises à l'hôtel des Bleus, avec du gel hydroalcoolique, la mise en place des gestes barrières et la mise à l'isolement des joueurs contaminés.

Mais les tests de dépistage du Covid-19 ne sont plus imposés par la Fifa, organisatrice du tournoi.

«On n'est jamais préparés à ce genre de choses, mais on essaie de se préparer de la meilleure façon», a de son côté assuré le capitaine Hugo Lloris devant la presse. «Ce sont des aléas. Mais cela n'enlève en rien la concentration, l'excitation qu'on peut avoir à l'aube d'une finale de Coupe du monde».

La France, tenante du titre, affronte l'Argentine au stade Lusail dimanche pour décrocher un troisième titre mondial.

En fin de contrat, Deschamps se dit «au service de l'équipe de France»

L'équipe de France «est au-dessus de tout, je suis à son service», a déclaré samedi, à la veille de la finale du Mondial contre l'Argentine, le sélectionneur Didier Deschamps, se disant «heureux d'être dans cette fonction-là» sans penser à son avenir.

Le contrat du patron des Bleus, en place depuis 2012, arrive à échéance fin décembre. Le président de la Fédération française (FFF) Noël Le Graët a assuré que Deschamps aurait «la main» en cas de qualification dans le dernier carré de la Coupe du monde, ce qui est chose faite.

«L'équipe de France a toujours été la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie professionnelle, dans ma première vie de joueur puis comme sélectionneur. Maintenant ça fait 10 ans. C'est vraiment la passion, le très très haut niveau. Je suis très bien, très heureux d'être dans cette fonction-là», a d'abord répondu le sélectionneur de 54 ans en conférence de presse.

Mais il a tenu, comme souvent, à mettre de côté son cas personnel, de surcroît avant le match de dimanche (16h00) contre l'Argentine, sa deuxième finale mondiale comme sélectionneur après celle remportée en 2018 contre la Croatie.

«Le plus important ça n'a jamais été moi mais l'équipe de France. Elle est au-dessus de tout, je suis à son service, depuis dix ans et encore là pour le match qui nous attend demain. C'est gentil de penser à moi, mais ce n'est pas moi le plus important», a-t-il poursuivi.

Son avenir? «Je n'ai pas ça dans ma tête ni ce qui se passera après», a-t-il évacué, répétant vouloir concentrer toute son énergie sur le choc à venir face à Lionel Messi et ses partenaires.

Mondial: la France "prête à souffrir", "malgré les circonstances"

"Malgré les circonstances avec ce virus", l'équipe de France "est prête à souffrir, à faire les efforts, à se surpasser" contre l'Argentine dimanche (16h00) pour décrocher son troisième sacre mondial, a assuré samedi le capitaine Hugo Lloris, à la veille de la finale.

Après 2018, "une toute autre histoire" 

Didier Deschamps (sélectionneur de la France): "Le contexte d'une finale est particulier car il y a un côté émotionnel différent selon les joueurs. Quand c'est la première finale pour un joueur, il y a moins de repères. Quand on a l'opportunité et le privilège d'en jouer plusieurs, ça aide forcément. Le discours n'est pas forcément identique avec chacun des joueurs."

Hugo Lloris (gardien de la France): "En ce qui concerne la finale de 2018, c'est un contexte différent, des adversaires différents. On vit le moment présent. Ca peut servir de référence mais c'est une toute autre histoire. On a envie d'écrire notre propre histoire avec ce groupe et on a envie de la finir de la meilleure des manières. Ce qu'on a réalisé, c'est très fort, mais c'est le dernier match le plus difficile. Il faut se préparer à un grand match, être prêt à souffrir, à faire les efforts, à se surpasser malgré la fatigue, malgré l'enchaînement, malgré les circonstances avec ce virus."

Lionel Messi, la "légende" 

Lloris: "L'Argentine est une équipe très bien organisée, très forte défensivement, agressive sur le porteur, qui exploite très bien les erreurs de l'adversaire. Il y a toujours eu de très grands joueurs dans cette équipe, il y a eu (Diego) Maradona et maintenant +Leo+ Messi qui fait partie de la légende de notre sport. Il y aura beaucoup d'attente sur cette finale. Quand on est Français, c'est un grand événement quel que soit l'adversaire. Mais rencontrer l'Argentine rend les choses encore plus belles. On espère que ce match restera dans les annales de l'équipe de France (...). On sait ce que Lionel Messi représente dans l'histoire de notre sport, mais ce sera un match entre l'équipe de France et l'équipe d'Argentine, qui a de grands joueurs, de vrais compétiteurs. On peut ressentir que tous les joueurs (argentins) se consacrent à Messi. On essaiera de trouver la clé du succès."

Le monde entier contre les Bleus? 

Deschamps: "J'ai bien conscience que cette équipe (d'Argentine) a un soutien populaire très important, c'est valable dans toutes les compétitions. Je m'attends à une ambiance festive, le peuple argentin c'est un peuple de passionnés, ils sont à fond derrière leur équipe. Mais nos adversaires seront sur le terrain, pas en tribunes, et il y a suffisamment de qualités en face pour se concentrer là-dessus. Les deux équipes auront le même objectif: une des deux aura une troisième étoile sur le maillot après le match (...). Je n'ai pas d'inquiétude, de stress. L'important en préparant un tel match, c'est de garder la sérénité."

Lloris: "A partir du moment où on a le soutien de nos supporters, que le pays est derrière nous, le reste a très peu d'importance. On a démarré cette compétition avec une mission. Très peu de gens y croyaient au départ de cette aventure et on se retrouve en finale quatre ans après. On va tout donner pour sortir vainqueur de cette ultime bataille."

Mbappé a besoin de "tranquillité"

Deschamps, sur la rareté de Mbappé face à la presse: "Kylian a besoin de tranquillité, de sérénité. Il est focalisé sur le terrain et ce qu'il doit faire, il était dans un excellent état d'esprit avant la Coupe du monde et encore maintenant, depuis le premier jour, avec le groupe. Je n'ai aucune envie de perturber sa tranquillité."

Benzema? "Je ne m'occupe pas des invitations" 

Deschamps: "Si je ne réponds pas, vous allez dire que je suis énervé. J'ai eu des joueurs blessés avant, Karim (Benzema) en fait partie. Le dernier à s'être blessé, c'est Lucas Hernandez lors du premier match. Depuis ce moment là, j'ai 24 joueurs à gérer. Poser la question vis-à-vis de ces joueurs-là, c'est pour le moins maladroit, voire un peu plus. Je ne m'occupe pas des invitations des anciens joueurs, des blessés, certains seront là ou pas là, je ne sais pas. Ils ont fait partie du début de l'aventure mais après il y a eu un groupe de 24 joueurs et ce sont eux qui seront là demain (dimanche) pour affronter l'Argentine."


Mégafeu en Gironde: le feu «toujours stabilisé» avant le retour de la chaleur

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  • Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles
  • La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi

BORDEAUX: La hausse attendue des températures fait craindre une nouvelle aggravation du mégafeu qui a déjà ravagé 42.000 hectares en Gironde, "toujours stabilisé" mardi matin après une nuit calme.

La nuit a été marquée par la lutte contre plusieurs reprises de feu au nord du Porge et dans la partie nord du Cap-Ferret, mais celles-ci "sont sous contrôle", selon la préfecture, qui souligne que "la surface brûlée n'a pas évolué".

Le département, qui passera en vigilance jaune canicule à midi, surveille températures et vents: Météo-France prévoit une hausse des températures jusqu'à 33 à 35°C dans les terres mardi, accompagnées d'un vent orienté au sud-est, avec des brises océaniques d'ouest sur le littoral, qui pourraient attiser à nouveau le brasier.

Dans un point de situation lundi à 22H30, la préfète a souligné que la journée devrait également être marquée par "une baisse de l'hygrométrie". La situation "reste très imprévisible", a-t-elle alors assuré.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

La Gironde et les Landes, département qui passera également en vigilance jaune canicule mardi midi, s'apprêtent à vivre selon Météo-France une "nouvelle vague de chaleur", avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 40°C mercredi et des vents un peu moins forts mais plus secs.

"On doit tenir" 

"Les semaines à venir seront dures et on doit tenir", a lancé lundi le président de la République, Emmanuel Macron, dans la salle de crise du centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). "On reste unis et on se bat pour gagner la bataille partout", a-t-il dit en délivrant dans la soirée une bonne nouvelle: le feu est désormais "fixé" dans les Landes.

En Gironde également, la journée de lundi  a été "favorable, comme espéré par les pompiers", s'est réjoui le Sdis auprès de l'AFP. Dans l'ensemble, les départs de feux ont été "contenus".

Depuis le début de l'incendie au nord du bassin d'Arcachon, le 22 juillet, 93 pompiers ont été blessés, 240 habitations ont été détruites et près de 220.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes.

Dans un camping du Grand Crohot, en Gironde, jouets des enfants sur le sol, bières sur la table, tentes ouvertes et serviettes de plage encore étendues... tout témoigne de la rapidité et de la panique avec lesquelles tous ont dû quitter les lieux.

Le feu n'étant pas fixé en Gironde, aucun retour des évacués n'y est envisageable à ce stade et les activités des colonies de vacances sont suspendues dans ce département touristique.

La préfète a en outre annoncé lundi soir l'interdiction des manifestations sportives et culturelles, tout comme les activités nautiques et la navigation sur le lac de Cazaux-Sanguinet.

Comme lundi, aucun TGV ne circule au sud de Bordeaux mardi, hormis ceux qui desservent Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 est fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne.

"Vague de solidarité" 

Au total, plus de 116.000 hectares - nouveau record après 2022 - ont été parcourus par les incendies en France depuis début 2026, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé que les assureurs prendraient en charge les frais de relogement des personnes évacuées à cause des incendies de Gironde, des Landes et du Var.

Une "vague de solidarité", saluée par la préfète Sophie Brocas, a par ailleurs permis de libérer les pompiers volontaires dans les entreprises. Agriculteurs et particuliers prêtent aussi main-forte.

"On est partis à 4H30 ce matin du Lot-et-Garonne. On cherche à aider. Je suis chasseur et je veux garder la nature comme elle est", a expliqué lundi à l'AFP Christopher Bonnefond, 25 ans, agriculteur venu avec quatre collègues.

Juste au sud, l'incendie dans les Landes est donc fixé après avoir brûlé 3.600 hectares et 198 bâtiments.

Depuis 20H lundi, "l'ensemble des habitants des communes de Sanguinet et de Parentis-en-Born" peuvent ainsi "réintégrer leur domicile", a annoncé le préfet des Landes, tout comme ceux du village aéronautique de Biscarrosse et les résidents d'un camping au nord de la ville. Soit, au total, 15.000 personnes.

Dans le Var, les reprises du feu du Gros Bessillon, qui ont mobilisé les pompiers lundi, au 7e jour de lutte contre cet incendie, ont été "circonscrites" lundi soir, a annoncé la préfecture.

Le feu est toujours en cours en Corse mais a été "fixé" dans les Hautes-Alpes après avoir parcouru 510 hectares.

Dans les Bouches-du-Rhône, un pompier volontaire de 38 ans est décédé lundi, après que le camion-citerne "dans lequel il circulait seul a fait une sortie de route" au nord d'Arles, a indiqué le Sdis 13.


L'Iran dit avoir convoqué l'ambassadeur français pour «ingérence»

L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
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  • "Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences"
  • Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile"

TEHERAN: L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.

"Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point de presse hebdomadaire.

Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile".

"Nous ne commentons pas les provocations iraniennes", a réagi lundi le Quai d'Orsay, selon qui "les faits sont clairs".

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé "une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens" à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été "molesté".

D'après le ministre français, les diplomates ont été "détenus sans raison pendant plusieurs heures" et "interrogés", en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chargé d'affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d'Orsay mardi dernier.

Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que "brièvement interrogés" par les services de sécurité, après avoir participé à une "réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités".


Paris : trois femmes blessées dans une attaque au couteau, un suspect interpellé

n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
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  • L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris
  • "Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés

PARIS: Un homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris.

"Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés.

"Un individu muni de deux armes blanches a fait plusieurs blessés" et "a rapidement été interpellé", a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l'Intérieur, le suspect "a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service", dont il a salué "le courage".

"Aucune" des trois femmes blessées "ne voit son pronostic vital engagé", a déclaré Laurent Nuñez à la mi-journée, lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"Deux d'entre elles sont quand même en urgence absolue, donc sont blessées assez gravement", a-t-il ajouté. L'une a été touchée aux lombaires, l'autre à l'abdomen, a-t-il précisé.

Une troisième femme a été blessée plus légèrement.

Les trois victimes sont "âgées de 19, 24 ans et 36 ans", a encore dit le ministre.

Le suspect "n'a donné qu'une identité déclarative" et "tient des propos incohérents", a poursuivi M. Nuñez, qui appelle à "rester très prudent sur les mobiles de cet acte extrêmement violent".

Le parquet national antiterroriste a indiqué à l'AFP être en observation à ce stade.