Mondial: l'équipe de France de demain, avec qui?

Le sélectionneur de la France, Didier Deschamps (C), parle à ses joueurs avant la séance de tirs au but lors de la finale de la Coupe du monde de football Qatar 2022 entre l'Argentine et la France au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 18 décembre 2022. (AFP).
Le sélectionneur de la France, Didier Deschamps (C), parle à ses joueurs avant la séance de tirs au but lors de la finale de la Coupe du monde de football Qatar 2022 entre l'Argentine et la France au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 18 décembre 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 19 décembre 2022

Mondial: l'équipe de France de demain, avec qui?

  • Si Deschamps rempile, ses hommes de confiance seront-ils tous au rendez-vous contre les Pays-Bas et l'Irlande en mars?
  • Son capitaine Hugo Lloris et son buteur Olivier Giroud approchent de leur fin de carrière, à 35 et 36 ans

DOHA : Trois mois après l'échec en finale du Mondial, les Bleus seront déjà sur le pont en vue des qualifications à l'Euro-2024, en mars. L'avenir de Didier Deschamps sera tranché d'ici là et le visage de l'équipe changera, ou pas.

Deschamps, stop ou encore?

Le sélectionneur a débuté le Mondial en fin de contrat, une première en compétition, la faute à un Euro décevant en 2021, achevé en huitièmes de finale. En atteignant le "dernier carré", soit les demi-finales, Deschamps a répondu aux attentes du président de la Fédération Noël Le Graët.

Les deux hommes vont se rencontrer prochainement pour discuter d'une prolongation. "Je l'ai déjà dit, j'espère qu'il dira oui. Il a les cartes entre ses mains", a lancé le dirigeant dimanche auprès du quotidien Le Parisien.

A 54 ans, dont dix passés à la tête des Bleus, Deschamps s'épanouit dans cette fonction, où ses qualités de meneur d'hommes font merveille. Il s'est toutefois refusé d'évoquer son futur après le match. "Même si le résultat était inverse, je ne vous aurais pas donné la réponse".

Avenir flou pour les trentenaires

Si Deschamps rempile, ses hommes de confiance seront-ils tous au rendez-vous contre les Pays-Bas et l'Irlande en mars? Son capitaine Hugo Lloris et son buteur Olivier Giroud approchent de leur fin de carrière, à 35 et 36 ans.

"J'ai besoin comme tout le monde de prendre un peu de recul, de la hauteur sur les choses. On verra dans quelques semaines", a évacué le gardien aux 145 sélections, un record.

Bousculé dans la hiérarchie par Mike Maignan (forfait pour le Mondial), le portier est face à un dilemme: se mettre en retrait de lui-même, ou risquer de perdre son statut de N.1 par la volonté du sélectionneur.

Avec un Euro dans un an et demi, Lloris peut encore viser quelques sélections de plus, comme Giroud, devenu au Mondial le meilleur buteur des Bleus (53 buts). "Je ne me fixe aucune limite" et "ma détermination à rester au plus haut niveau et à m'éclater est intacte", a-t-il prévenu pendant le tournoi.

Antoine Griezmann (31 ans) et Raphaël Varane (29 ans) ont encore quelques pages à écrire dans l'histoire des Bleus. Pour Steve Mandanda (37 ans), c'est loin d'être certain.

Avec ou sans Benzema ?

Si Paul Pogba et N'Golo Kanté sont attendus en mars, comme d'autres blessés, la situation de Karim Benzema, forfait à trois jours de l'entrée en lice, risque de faire parler.

Le Ballon d'Or n'a pas montré un grand enthousiasme sur les réseaux sociaux pour commenter le tournoi de ses partenaires, entre messages de soutien et "stories" énigmatiques. Au Qatar, chaque question posée sur le Madrilène, 35 ans lundi, a agacé Deschamps.

Les conditions du forfait du N.19, après une blessure à une cuisse, interrogent, d'autant qu'il a repris l'entraînement pendant le Mondial. A-t-il réellement choisi lui-même de "laisser sa place", comme il l'a écrit sur Instagram ?

Deschamps ne l'a finalement pas remplacé dans le groupe, un nouvel épisode dans la relation complexe qu'entretiennent les deux hommes depuis l'affaire de la sextape en 2015, une tentative de chantage sur un autre joueur de l'équipe de France.

La relève est déjà là, son patron aussi

Que les "anciens" partent ou non, reviennent ou pas, la jeune génération a déjà pris une partie du pouvoir au Mondial qatari.

"Il y a quelque part un passage de témoin qui s'est fait avec une génération qui arrive dans sa dernière phase et une nouvelle génération de joueurs, avec en tête Kylian (Mbappé) qui a montré un fort leadership sur ce tournoi et encore plus sur cette finale", a résumé Lloris.

Au Mexique, Canada et Etats-Unis, terres d'accueil du Mondial-2026, l'attaquant parisien n'aura que 27 ans, comme le défenseur Ibrahima Konaté et le milieu Youssouf Fofana.

Aurélien Tchouaméni, 22 ans, s'est déjà imposé comme un incontournable du milieu de terrain. Dayot Upamecano et Jules Koundé se sont incrustés en défense, au même âge que Randal Kolo Muani (24 ans), promesse d'attaque comme Marcus Thuram (25 ans), contemporain d'Ousmane Dembélé. Et Eduardo Camavinga n'a que 20 ans.

"C'est un groupe qui est très jeune. On a aussi construit nos succès avec des défaites, donc ce groupe se relèvera" a assuré Varane en référence à la finale perdue de l'Euro-2016, tremplin vers le titre mondial de 2018. "Il y a un potentiel qui est énorme, c'est un groupe qui a du coeur".


Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
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  • Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna
  • Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair.

L'armée idéologique iranienne a aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie "des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne jordanienne", dans un communiqué cité par l'agence Tasnim. L'armée jordanienne a annoncé pour sa part l'interception de quatre missiles iraniens.

Deux tankers attaqués 

Dans le détroit d'Ormuz, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.

Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Le pétrole remonte 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuaient leur ascension dans ce contexte. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,19% à 84,29 dollars vers 02H00 GMT.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Et au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

 Protocole d'accord "en crise" 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise".

"Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il toutefois assuré.

Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", avait averti dimanche le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.