Pakistan: 33 preneurs d'otages tués lors de la libération d'un poste de police

Des soldats pakistanais montent la garde sur une route menant à la zone de cantonnement de Bannu, au Pakistan, le 20 décembre 2022. (Reuters)
Des soldats pakistanais montent la garde sur une route menant à la zone de cantonnement de Bannu, au Pakistan, le 20 décembre 2022. (Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 20 décembre 2022

Pakistan: 33 preneurs d'otages tués lors de la libération d'un poste de police

Des soldats pakistanais montent la garde sur une route menant à la zone de cantonnement de Bannu, au Pakistan, le 20 décembre 2022. (Reuters)
  • Deux membres des forces spéciales pakistanaises ont été tués et «10 à 15» blessés lors de l'opération déclenchée vers midi, selon la ministre de la Défense
  • Le TTP a revendiqué la prise d'otages dans ce territoire situé à la frontière avec l'Afghanistan où il est le plus solidement enraciné et a affirmé que deux policiers avaient été tués

ISLAMABAD: Trente-trois preneurs d'otages ont été tués mardi dans l'assaut donné par les forces spéciales pakistanaise pour libérer le poste de police de Bannu dans le nord-ouest du pays, dont s'étaient emparés depuis dimanche des membres présumés du groupe taliban pakistanais. 

Deux membres des forces spéciales pakistanaises ont également été tués et "10 à 15" blessés lors de l'opération déclenchée vers midi, selon la ministre de la Défense. 

"Tous les otages ont été libérés", a également ajouté Khawaja Muhammad Asif, expliquant que "l'opération s'est achevée avec succès". 

Dimanche, plus de 30 membres du groupe Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), arrêtés pour suspicion de terrorisme, se sont emparés des armes des officiers qui les interrogeaient au poste de police de Bannu dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du Pakistan. 

Le ministre a précisé que les forces spéciales sont intervenues lorsque des divergences ont éclaté au sein des talibans, sur la manière de traiter leurs otages. 

Les preneurs d'otages avaient exigé un passage sûr vers l'Afghanistan en échange de la libération des otages, au moins huit officiers de police et des responsables du renseignement militaire -, avait auparavant expliqué Muhammad Ali Saif, porte-parole du gouvernement provincial de Khyber Pakhtunkhwa. 

"Il y avait 33 terroristes de différents groupes (...) emprisonnés dans l'enceinte du département du contre-terrorisme (...), lorsque l'un d'entre eux a frappé son gardien à la tête avec une brique alors qu'il allait aux toilettes et lui a arraché son arme", a expliqué la même source 

Les écoles, ainsi que des bureaux et des routes avaient été fermés mardi dans la zone et des points de contrôle mis en place dans les alentours. 

Fin du cessez-le-feu 

Le TTP a revendiqué la prise d'otages dans ce territoire situé à la frontière avec l'Afghanistan où il est le plus solidement enraciné et a affirmé que deux policiers avaient été tués. 

L'un de leur porte-parole a déclaré que les forces spéciales avaient subi de lourdes pertes et n'avaient pas été en mesure de pénétrer dans le poste de police. 

Les autorités pakistanaises avaient demandé aux autorités afghanes d'aider à la libération des otages, selon un haut responsable du gouvernement qui a demandé l'anonymat 

Le TTP, distinct des talibans afghans mais mû par une même idéologie, a mis fin le 28 novembre à un cessez-le-feu fragile avec Islamabad et promis de mener des attaques dans tout le Pakistan. 

A 200 kilomètres au sud de Bannu, dans la ville de Wana, au moins 50 militants talibans pakistanais ont également pris d'assaut dans la nuit de lundi à mardi un poste de police. 

Le groupe a enfermé des policiers et saisi des armes avant que les troupes des forces frontalières n'interviennent pour reprendre le contrôle. Le TTP a revendiqué l'attaque, affirmant que deux policiers avaient été tués. Les autorités n'ont pas reconnu officiellement l'attaque. 

Entre sa création en 2007, et 2014, le TTP a commis d'innombrables attentats qui ont ensanglanté le Pakistan. 

Ensuite affaibli, il est revenu en force depuis plus d'un an, galvanisé par le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en août 2021. 


Réunion sur Gaza vendredi à Miami entre Etats-Unis, Qatar, Egypte et Turquie

L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
Short Url
  • Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump
  • Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale

WSAHINGTON: L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain.

Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump.

Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale.

Le cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur en octobre entre Israël et le Hamas, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Le président américain n'en a pas moins affirmé mercredi, dans une allocution de fin d'année, qu'il avait établi la paix au Moyen-Orient "pour la première fois depuis 3.000 ans."

La Turquie sera représentée à la réunion par le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan.

Dans un discours, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui affirmé que son pays se tenait "fermement aux côtés des Palestiniens".

 

 


Zelensky dit que l'Ukraine a besoin d'une décision sur l'utilisation des avoirs russes avant la fin de l'année

ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
Short Url
  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année
  • "Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord

BRUXELLES: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année, lors d'une conférence de presse à Bruxelles en marge d'un sommet des dirigeants de l'UE sur le sujet.

"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord sur l'utilisation de ces avoirs pour financer l'Ukraine. En l'absence d'accord, Kiev sera à court d'argent dès le premier trimestre 2026.

 

 


Trump impose des restrictions d'entrée à sept autres pays et aux Palestiniens

Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump élargit les interdictions d’entrée aux États-Unis à sept pays supplémentaires, dont la Syrie, et inclut les Palestiniens munis de documents de l’Autorité palestinienne
  • La Maison Blanche invoque la sécurité nationale, tout en prévoyant des exceptions limitées, dans le cadre d’un durcissement général de la politique migratoire

WASHINGTON: Donald Trump a étendu mardi les interdictions d'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays, dont la Syrie, ainsi qu'aux Palestiniens.

Le président américain a signé une proclamation "restreignant et limitant davantage l'entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie, tandis que le Laos et la Sierra Leone passent de restrictions partielles à totales.

Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l'Autorité palestinienne sont également visés.

L'administration Trump avait déjà imposé des restrictions totales visant les ressortissants de douze pays et des dizaines d'autres pays se sont vus imposer des restrictions partielles.

S'agissant de la Syrie, la mesure intervient quelques jours après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre de ce pays.

L'administration Trump dit avoir identifié des pays où les vérifications sont "tellement insuffisantes qu'elles justifiaient une suspension totale ou partielle de l'admission des ressortissants de ces pays".

La proclamation prévoit cependant des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme les athlètes et les diplomates, et les personnes dont "l'entrée sert les intérêts nationaux des Etats-Unis".

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump mène une vaste campagne contre l'immigration illégale et a considérablement durci les conditions d'entrée aux Etats-Unis et l'octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.

Ces mesures visent ainsi à interdire l'entrée sur le territoire américain aux étrangers qui "ont l'intention de menacer" les Américains, selon la Maison Blanche.

De même, pour les étrangers qui "pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs" des Etats-Unis.

Le président américain s'en est récemment pris avec virulence aux Somaliens, disant qu'il "ne voulait pas d'eux chez nous".

En juin, il avait annoncé des interdictions d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (Afghanistan, Birmanie, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Erythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Yémen).

En revanche, le Turkménistan, pays qui figure parmi les plus reclus au monde, se voit accorder un satisfécit, la Maison Blanche évoquant mardi des "progrès significatifs" dans cet Etat d'Asie centrale.

Du coup, les ressortissants de ce pays pourront à nouveau obtenir des visas américains, mais uniquement en tant que non-immigrants.

Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump s'en était pris de façon similaire à certains pays, ciblant principalement des pays musulmans.