Maroc: les Lions de l’Atlas accueillis en héros à Rabat

Joie des supporters alors que l'équipe nationale de football du Maroc arrive au centre de la capitale Rabat, le 20 décembre 2022, après la Coupe du monde Qatar 2022. (Photo, AFP)
Joie des supporters alors que l'équipe nationale de football du Maroc arrive au centre de la capitale Rabat, le 20 décembre 2022, après la Coupe du monde Qatar 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 décembre 2022

Maroc: les Lions de l’Atlas accueillis en héros à Rabat

  • Un défilé à travers les rues de Rabat a été prévu et l’équipe sera honorée d’une cérémonie de célébration au palais royal en reconnaissance de son exploit historique
  • La préfecture de police de Rabat a mis en place un protocole sécuritaire de 8 000 policiers et forces publiques

RABAT: Depuis les premières heures du matin, des dizaines de milliers de Marocains affluent de toutes les villes du Royaume vers la capitale, Rabat. Et pour cause, c’est le grand jour: celui de l'arrivée tant attendue des Lions de l’Atlas, qui ont marqué l’histoire africaine et arabe au Qatar.

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Depuis les premières heures du matin, des dizaines de milliers de Marocains affluent de toutes les villes du Royaume vers la capitale, Rabat. (Photo, Yacine Bouatrous)

Personne ne s’y attendait, mais un petit miracle s’est produit lors du premier Mondial qui se déroule dans un pays arabe: la sélection marocaine est parvenue à se hisser en demi-finale, brisant un plafond de verre psychologique, ce que personne n’avait anticipé.

Les Marocains ont même rêvé d’une finale, ils avaient l’espoir de remporter la Coupe du monde, mais la loi du sport en a décidé autrement. Malgré l’immense tristesse de la défaite, les Lions de l’Atlas n’ont pas manqué de manifester leur fierté de voir cette sélection arrivée à ce stade de la compétition.

Pour marquer le coup, les nouveaux héros nationaux ont eu une réception digne des plus grands à leur retour au Maroc. Un défilé à travers les rues de Rabat a été prévu. C’est une dépêche de l’agence Maghreb Press (MAP) qui l’annonce. «Le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que sur hautes instructions royales, l’équipe nationale se verra réserver, mardi 20 décembre, un accueil digne de son brillant parcours durant la Coupe du monde au Qatar». 

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Depuis les premières heures du matin, des dizaines de milliers de Marocains affluent de toutes les villes du Royaume vers la capitale, Rabat. (Photo, Yacine Bouatrous)

Dans un communiqué, le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie précise que «l’équipe ira à la rencontre du public, dès son arrivée vers 17 heures à l’aéroport de Rabat-Salé, en passant par l’avenue Hassan II – place 16 novembre – place Chellah – place Roi Hussein – avenue Mohammed V – place Al-Barid- place Mohammed V – place 11 Janvier – avenue Moulay el-Hassan – Bab Essoufara, et ce jusqu’à son arrivée au palais royal, où Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, honorera l’équipe d’une cérémonie d’accueil et de célébration en reconnaissance de son exploit historique». 

La préfecture de police de Rabat a mis en place un protocole sécuritaire de 8 000 policiers et  forces publiques, déployés au bord des routes et des passages qui seront empruntés par le bus des Lions de l’Atlas. 

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Depuis les premières heures du matin, des dizaines de milliers de Marocains affluent de toutes les villes du Royaume vers la capitale, Rabat. (Photo, Yacine Bouatrous)

«Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai tout de suite pris un billet Paris-Casablanca, pour faire partie de la fête», explique à Arab news en français Salma, une Marocaine résidant en France et qui se trouve aujourd'hui parmi les milliers de personnes venues rendre hommage aux footballeurs. «Vous ne pouvez pas imaginer ma joie et ma fierté d'être ici, on se sent dans une autre dimension», raconte-t-elle. «Je suis là depuis 9h avec ma sœur, mais nous ne ressentons ni fatigue, ni ennui. La communion avec le peuple et notre sélection nationale nous transcende.»

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Joie des supporters alors que l'équipe nationale de football du Maroc arrive au centre de la capitale Rabat, le 20 décembre 2022, après la Coupe du monde Qatar 2022. (Photo, AFP)

«Je suis venu de Khémisset rien que pour assister à la parade, hier j'ai passé la nuit à Salé chez la famille pour ne pas risquer de rater cette occasion, dima Maghrib!!!», exulte Hamza. «Tous les Marocains sont heureux aujourd'hui, c'est historique, ce sont des héros! C'est extra!», lance Ismaïl, originaire de Rabat, avant de poursuivre: «Ça nous montre que l'Afrique est capable de tout, on espère avoir rendu le continent et tout le monde arabe fier. On est juste très très heureux. J'espère que ça motivera tous les Africains par la même occasion. Ce parcours n'était pas une question de chance, c'était beaucoup de travail et de concentration. Ça montre qu'on peut tout atteindre si on se fixe un objectif», se réjouit-il, euphorique. 

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Joie des supporters alors que l'équipe nationale de football du Maroc arrive au centre de la capitale Rabat, le 20 décembre 2022, après la Coupe du monde Qatar 2022. (Photo, AFP)

Le défilé des Lions de l’Atlas s'est terminé au palais royal de Rabat. Le roi Mohammed VI, qui était descendu en personne dans les rues de Rabat pour fêter avec le peuple la victoire du Maroc face au Portugal, a donné une réception pour rendre hommage aux hommes de Walid Regragui. Cette réception a notamment été marquée par la présence des mères des joueurs, une volonté royale.

Lors de cette réception, le souverain, accompagné par le prince héritier Moulay Hassan, a ainsi décoré le président de la Fédération marocaine, le coach et les joueurs qui étaient accompagnés de leurs mères, selon l'agence de presse MAP.

«L’accueil par Sa Majesté le Roi des joueurs accompagnés de leurs mères est un hommage rendu à ces femmes marocaines qui ont veillé à inculquer à leurs enfants les valeurs de patriotisme, de sacrifice et d’appartenance nationale», a souligné la MAP.

 


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.