Les prix du pétrole augmentent; l’offre croissante du Koweït et de la Russie pèse sur le fioul en Asie

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent étaient en hausse de 50 cents, soit 0,65%, à 80,30 dollars le baril vers 10h35 GMT, s’ajoutant à un gain de 76 cents enregistré au cours de la session précédente. (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent étaient en hausse de 50 cents, soit 0,65%, à 80,30 dollars le baril vers 10h35 GMT, s’ajoutant à un gain de 76 cents enregistré au cours de la session précédente. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 20 décembre 2022

Les prix du pétrole augmentent; l’offre croissante du Koweït et de la Russie pèse sur le fioul en Asie

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent étaient en hausse de 50 cents, soit 0,65%, à 80,30 dollars le baril vers 10h35 GMT, s’ajoutant à un gain de 76 cents enregistré au cours de la session précédente. (Shutterstock)
  • Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate ont augmenté de 1 dollar, soit 1,31%, pour atteindre 76,19 dollars, après avoir gagné 90 cents lundi
  • Le fioul à haute teneur en soufre est lui aussi sous pression depuis le mois de mai, les barils russes ayant inondé l’Asie après les sanctions occidentales

RIYAD: Les prix du pétrole ont augmenté mardi, soutenus par un dollar plus faible et un plan américain de reconstitution des réserves pétrolières, mais les gains ont été plafonnés par l’incertitude quant à l’impact de la hausse des cas de Covid-19 en Chine, premier importateur de pétrole.

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent étaient en hausse de 50 cents, soit 0,65%, à 80,30 dollars (1 dollar = 0,94 euro) le baril vers 10h35 GMT, s’ajoutant à un gain de 76 cents enregistré au cours de la session précédente.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate ont augmenté de 1 dollar, soit 1,31%, pour atteindre 76,19 dollars, après avoir gagné 90 cents lundi.

Les prix du pétrole ont été soutenus par les plans américains annoncés la semaine dernière consistant à acheter jusqu’à 3 millions de barils de pétrole pour la Réserve stratégique de pétrole après la libération record de 180 millions de barils cette année.

Un dollar plus faible a également soutenu les prix, rendant le pétrole moins cher pour ceux qui détiennent d’autres devises.

«Les prix du pétrole pourraient connaître une nouvelle hausse, car nous nous attendons à ce que les marchés physiques se resserrent davantage en raison des contraintes de l’offre et d’une demande mondiale plus forte», a déclaré la banque qatarie QNB dans une note, prévoyant des prix entre 90 et 115 dollars le baril au cours des prochains trimestres.

La hausse de l’offre du Koweït et de la Russie pèsera sur le fioul en Asie en 2023

On s’attend à ce que l’Asie soit inondée d’une plus grande quantité de fioul en 2023, alors que la nouvelle raffinerie koweïtienne d’Al-Zour augmente sa production et que la Russie détourne des volumes records de l’Europe vers l’Orient en prévision des sanctions.

La hausse de l’offre devrait peser sur les prix du fioul et les marges des raffineurs en Asie l’année prochaine, dans un contexte de demande soutenue de la part des secteurs du ravitaillement des navires et de la production d’électricité.

La raffinerie d’Al-Zour, dont la capacité de production est de 615 000 barils par jour (bpj) et qui a commencé à exporter des produits en novembre, est en passe de devenir un fournisseur majeur de fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO), couramment utilisé pour le ravitaillement des navires. Cette opération est connue sous le nom de soutage.

Une fois pleinement opérationnelle, la raffinerie exportera entre 400 000 et 500 000 tonnes de VLSFO par mois, ce qui permettra de répondre à 8 à 10% de la demande asiatique si l’approvisionnement se dirige vers l’Est, selon des sources industrielles et des calculs de Reuters.

Par ailleurs, le fioul à haute teneur en soufre est lui aussi sous pression depuis le mois de mai, les barils russes ayant inondé l’Asie après les sanctions occidentales imposées à la suite de l’invasion de l’Ukraine par les Russes. La marge de craquage des raffineurs asiatiques pour ce produit est tombée à son plus bas niveau historique en octobre. 

Les importations asiatiques de fioul en provenance de Russie ont atteint un niveau record de 736 000 bpj en octobre et s’élevaient à 410 000 tonnes au 13 décembre, selon les données de Kpler, en prévision d’une interdiction complète des importations russes par l’Union européenne le 5 février.

La société russe Transneft reçoit des demandes polonaise et allemande de pétrole

La société russe Transneft a reçu des demandes de pétrole de la Pologne et de l’Allemagne pour 2023, a déclaré le directeur du monopole d’État des oléoducs à la chaîne de télévision Rossiya-24, ajoutant que les approvisionnements via l’éperon sud de l’oléoduc Droujba devraient rester stables l’année prochaine.

L’Union européenne s’est engagée à ne plus acheter de pétrole russe par voie maritime à partir du 5 décembre. Les pays occidentaux ont également imposé des plafonds de prix pour le pétrole brut russe, mais l’oléoduc Droujba demeure exempt de sanctions.

Les commentaires de Transneft vont à l’encontre des rumeurs selon lesquelles la Pologne aurait l’intention de renoncer à un accord d’achat de brut russe.

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ameublement: Roche Bobois souffre d'un marché morose

 La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée. (AFP)
La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée. (AFP)
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  • Roche Bobois explique avoir été fortement pénalisé l'an dernier par la faiblesse du dollar et les taxes douanières mises en place par Donald Trump aux Etats-Unis, premier marché de l'enseigne
  • La zone États-Unis/Canada affiche ainsi un Ebitda en repli de 13,3%, à 30 millions d'euros, par rapport à 2024.

PARIS: La morosité du marché de l'ameublement depuis la période faste du Covid-19 continue d'effriter le bénéfice net de Roche Bobois, en baisse de plus de 35% en 2025 à 10,2 millions d'euros, après une année 2024 déjà compliquée.

Le chiffre d'affaires de l'enseigne d'ameublement haut de gamme résiste mieux mais s'affiche en repli de 2,8%, à 402,5 millions d'euros, selon un communiqué publié jeudi.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) - un indicateur de la rentabilité - diminue de 4,3%, à 71,2 millions d'euros, dans la fourchette annoncée par le groupe.

Roche Bobois explique avoir été fortement pénalisé l'an dernier par la faiblesse du dollar et les taxes douanières mises en place par Donald Trump aux Etats-Unis, premier marché de l'enseigne.

La zone États-Unis/Canada affiche ainsi un Ebitda en repli de 13,3%, à 30 millions d'euros, par rapport à 2024.

La France a également beaucoup souffert avec un Ebitda en baisse de 9,3%, à 16,8 millions d'euros, "en lien avec la baisse des volumes" des ventes.

Ces résultats en baisse sont compensés par la bonne tenue de la marque de canapés Cuir Center, également propriété du groupe, qui affiche une croissance de son Ebitda de 25%, à 7,7 millions d'euros, "grâce à sa bonne performance commerciale et à la fermeture de magasins non rentables en 2024".

Après ce nouvel exercice difficile, Roche Bobois proposera de verser un dividende de 0,80 euro par action lors de sa prochaine assemblée générale, contre 1,25 euros l'an dernier.

Le groupe dit aborder 2026 avec "prudence compte tenu du contexte géopolitique actuel qui pèse sur la vigueur de la consommation et des effets de change toujours peu favorables".

Roche Bobois détient actuellement un réseau de 339 magasins en propre ou franchisé dans 54 pays, ses principaux marchés étant l'Amérique du Nord, la France et le reste de l'Europe.

 


L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne

Bâtiment destiné à accueillir l’Autorité douanière européenne à Lille, 25 mars 2026. (AFP)
Bâtiment destiné à accueillir l’Autorité douanière européenne à Lille, 25 mars 2026. (AFP)
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  • Lille a été choisie pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne (EUCA) en 2028, après avoir battu Rome et huit autres villes, renforçant le rôle stratégique de la France dans le commerce et la logistique européens
  • La ville bénéficiera d’une implantation à Euralille, au cœur des axes logistiques européens, avec environ 250 emplois prévus d’ici 2034, dans le cadre de la réforme du système douanier de l’UE

BRUXELLES: Lille a été choisie mercredi pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne, face à huit autres villes candidates, prenant ainsi sa revanche après avoir vu lui échapper l'Autorité européenne du médicament en 2017.

La métropole du nord de la France, chef lieu de la région des Hauts-de-France, était en concurrence avec Rome, finaliste, ainsi que Varsovie, Zagreb, Bucarest, La Haye, Liège, Porto et Malaga.

"C'est le choix d'une métropole ouverte et pleinement européenne, une fierté pour la France. Nous serons au rendez-vous", a salué le président français Emmanuel Macron, sur le réseau X.

La décision a été prise conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l'UE, l'instance qui représente les 27 États membres, via une procédure spéciale.

Le Conseil et le Parlement européen avaient chacun présélectionnés Lille et Rome, sans se concerter. Il a fallu ensuite trois tours de scrutin pour les départager.

L'Autorité douanière de l'Union européenne (également connue sous son acronyme anglais EUCA) doit voir le jour en 2028. Sa création est l'un des principaux éléments de la réforme du système douanier européen, avec une nouvelle plateforme des données douanières, qui centralisera les informations des 27 États membres.

- "Au carrefour de l'Europe" -

"Fier de cette victoire collective: élus, entreprises, universités, une mobilisation exemplaire de tout le territoire", s'est félicité le maire de Lille, Arnaud Deslandes, dans un message sur X.

"Ça montre aussi que la France n'est pas isolée en Europe, contrairement à ce que beaucoup disent ou souhaiteraient", a assuré à l'AFP Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France.

Ce dernier y voit la preuve de "l'attractivité" de la région et des "atouts techniques clairs" de la candidature lilloise, laquelle avait tiré les leçons de 2017, lorsque la ville avait vu lui échapper l'Agence européenne du médicament, autrefois installée à Londres et transférée à Amsterdam après le Brexit.

Il salue aussi "un réel travail collectif" qui montre "l'influence et le rayonnement des Hauts-de-France".

"C'est un choix judicieux", a estimé aussi l'eurodéputé néerlandais Dirk Gotlink (PPE, droite), l'un des représentants du Parlement dans cette procédure.

"La France est l'un des principaux pays douaniers d'Europe, un colis sur trois entrant dans l'UE transite par son territoire. La situation stratégique de Lille, au carrefour de l'Europe, en fait le centre névralgique de cette autorité. Ce choix envoie un signal clair: la France jouera un rôle central dans l'avenir de notre union douanière", a-t-il souligné dans un communiqué.

Selon les propositions de la Commission européenne, la future agence devrait employer 250 personnes en équivalent temps plein d'ici 2034.

Elle aidera à moderniser les procédures de contrôle et de taxation des biens importés dans l'UE, alors que les services douaniers européens sont de plus en plus engorgés par l'afflux de colis de faible valeur en provenance de Chine.

Des auditions s'étaient déroulées fin janvier au Parlement européen pour aider à départager les candidatures.

Celle de Lille avait été défendue à cette occasion par l'ex-ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et Xavier Bertrand.

L'Autorité sera installée dans un bâtiment du quartier d'affaires d'Euralille, à deux pas des gares de Lille-Flandres et Lille-Europe.

La France avait fait valoir la situation géographique privilégiée de la capitale des Hauts-de-France, située "au carrefour des grandes routes de la logistique et du commerce international européen", et à une demi-heure de Bruxelles, des institutions européennes et de l'Organisation mondiale des douanes.


Le dollar remonte avec la perspective de troupes américaines au Moyen-Orient

Des conteneurs sont visibles au terminal à conteneurs de Lianyungang, dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2026.  (AFP)
Des conteneurs sont visibles au terminal à conteneurs de Lianyungang, dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Selon Axios, le président et son administration envisagent de s'emparer de l'île de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz
  • Or le Wall Street Journal rapporte que Washington va envoyer dans la région entre 2.200 et 2.500 Marines capables de mener des opérations amphibies

LONDRES: Le dollar profite mardi de la remontée des cours de l'énergie, après des informations de presse selon lesquelles l'armée américaine va déployer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient, douchant les espoirs de négociations évoquées la veille par Donald Trump.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), la devise américaine prenait 0,22% à l'euro, à 1,1587 dollar.

"L'optimisme prudent des marchés financiers, suscité par le report des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes par le président Trump, s'est dissipé durant la séance asiatique après la publication d'informations pessimistes", et "le dollar s'est apprécié", résume Carol Kong, analyste chez CBA.

Selon Axios, le président et son administration envisagent de s'emparer de l'île de Kharg, d'où partent environ 90% des exportations de brut de l'Iran, afin de forcer Téhéran à rouvrir le détroit d'Ormuz.

Or le Wall Street Journal rapporte que Washington va envoyer dans la région entre 2.200 et 2.500 Marines capables de mener des opérations amphibies.

Par ailleurs, deux infrastructures énergétiques iraniennes ont finalement été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse Fars, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a nié lundi être en pourparlers avec les Etats-Unis.

Lundi, la livre sterling avait gagné jusqu'à 1% face au dollar, et le rendement obligataire britannique à 10 ans a connu un nouveau sommet depuis 2008, à 5,12%, avant de retomber de concert.

Depuis, la devise britannique relâchait mardi 0,26% au billet vert, à 1,3396 dollar, et les taux d'emprunt se sont apaisés.

Les marchés, qui anticipaient la veille quatre hausses de taux de la Banque d'Angleterre cette année, tablent désormais sur entre deux et trois, d'après Bloomberg.

"Les conditions sont exceptionnellement difficiles à remplir pour que la Banque d'Angleterre relève son taux directeur, déjà en territoire restrictif", et au vu de données économiques faibles, estime en effet Chris Turner, analyste chez ING.

L'indice d'activité PMI au Royaume-Uni a faiblit en mars, à 51, contre 53,7 en février, et moins que les 52,8 projetés par le consensus des analystes sondés par Bloomberg, selon les chiffres publiés mardi par S&P Global.

Mercredi, sera dévoilée l'inflation en février dans le pays, qui ne capturera cependant pas les effets de la guerre.

Le prix d'une once d'or progressait aussi de 0,27%, à 4.419,40 dollars.

La veille, les cours des métaux précieux s'étaient brièvement effondrés, les investisseurs préférant engranger leurs bénéfices sur l'or et l'argent pour récupérer des liquidités, plus facilement mobilisables et accessibles.