Le ministre saoudien de l’Énergie: la décision de l’Opep+ a été efficace pour la stabilité du marché

Le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, assiste à la 109e réunion de l’Opaep à Koweït City. (Photo, AFP)
Le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, assiste à la 109e réunion de l’Opaep à Koweït City. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 décembre 2022

Le ministre saoudien de l’Énergie: la décision de l’Opep+ a été efficace pour la stabilité du marché

Le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, assiste à la 109e réunion de l’Opaep à Koweït City. (Photo, AFP)
  • Ministre de l’Énergie: l’Opep+ laisse la politique en dehors du processus décisionnel, des évaluations et des prévisions, et se concentre uniquement sur les fondamentaux du marché
  • Il a noté que le cartel pétrolier n’hésiterait pas à faire face à toute situation sur le marché

RIYAD: La décision prise par l’Opep+ en octobre de réduire la production de pétrole de 2 millions de barils par jour (bpj) s’est avérée efficace pour soutenir la stabilité du marché pétrolier, bien qu’elle ait été décrite comme «très risquée» et «fâcheuses»  à l’époque, a déclaré mardi le ministre saoudien de l’Énergie.

S’adressant à l’agence de presse saoudienne, le prince Abdelaziz ben Salmane a indiqué que certains estimaient que la décision était motivée par des raisons politiques, qu’elle ferait basculer l’économie mondiale dans la récession et qu’elle porterait préjudice aux pays en développement.

«Avec du recul, la décision de l’Opep+ s’est avérée efficace pour soutenir la stabilité du marché et du secteur», a-t-il affirmé. 

Il a ajouté que le cartel pétrolier laisse la politique en dehors du «processus décisionnel, des évaluations et des prévisions, et se concentre uniquement sur les fondamentaux du marché. Cela nous permet d’évaluer les situations de manière plus objective et avec beaucoup plus de clarté, ce qui renforce notre crédibilité.»

On a pu le constater au début du conflit en Ukraine. Certains avaient prédit d’importantes pertes d’approvisionnement s’élevant à plus de 3 millions de bpj, ce qui a provoqué la panique et contribué à des volatilités extrêmes, a expliqué le ministre.

«À l’époque, beaucoup ont accusé l’Opep+ d’être à la traîne et de ne pas réagir à une crise en temps voulu. Cependant, ces pertes projetées ne se sont pas matérialisées», a-t-il précisé.

«Le problème de la politisation des statistiques et des prévisions et de leur utilisation pour discréditer l’Opep+ et son rôle stabilisateur est que cela agite les consommateurs, crée de la confusion sur le marché et donne lieu à des anomalies et des interprétations erronées, qui contribuent toutes à une volatilité inutile», a ajouté le prince Abdelaziz.

Le fait de faire de la politique avec les statistiques et les prévisions et de ne pas maintenir l’objectivité ont souvent tendance à mal tourner et à entraîner une perte de crédibilité, a souligné le ministre.

Il a noté que le cartel pétrolier n’hésiterait pas à faire face à toute situation sur le marché.

«Plus nous sommes crédibles, plus il nous est facile d’apporter la stabilité aux marchés, et plus nous apportons la stabilité, plus notre crédibilité est cimentée et reconnue. Il s’agit d’un cercle vertueux que l’Opep+ entend maintenir grâce à des analyses objectives et de qualité et en continuant à se concentrer sur les fondamentaux du marché», a-t-il poursuivi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com