Covid: préoccupée, l'OMS appelle la Chine à vacciner face à l'explosion des cas

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, donne une conférence de presse au siège de l'Organisation mondiale de la santé à Genève, le 14 décembre 2022. (Photo de Fabrice COFFRINI / AFP)
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, donne une conférence de presse au siège de l'Organisation mondiale de la santé à Genève, le 14 décembre 2022. (Photo de Fabrice COFFRINI / AFP)
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Publié le Mercredi 21 décembre 2022

Covid: préoccupée, l'OMS appelle la Chine à vacciner face à l'explosion des cas

  • La campagne de vaccination en Chine s'est principalement faite à l'aide de deux vaccins distribués par les laboratoires chinois Sinovac et Sinopharm
  • Près de 650 millions de cas de contamination par le Covid et plus de 6,6 millions de morts ont été enregistrés dans le monde, selon l'OMS qui juge toutefois ces chiffres très en-deça de la réalité

GENEVE: L'OMS, "très préoccupée" par l'explosion du nombre des cas de Covid-19 en Chine, a appelé cette dernière à accélérer la vaccination des populations les plus vulnérables et lui a demandé des informations plus détaillées sur la gravité de l'épidémie.

"L'OMS est très préoccupée par l'évolution de la situation en Chine (...). Afin de procéder à une évaluation complète des risques", l'OMS juge nécessaire d'obtenir des "informations plus détaillées sur la gravité de la maladie, les admissions hospitalières et les besoins en matière d'unités de soins intensifs", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.

Il a souligné que l'OMS venait "en soutien à la Chine pour concentrer ses efforts sur la vaccination des personnes les plus à risque".

Depuis 2020, le gouvernement chinois imposait de strictes restrictions sanitaires, au nom d'une politique dite "zéro Covid".

Mais il a mis fin sans préavis à la plupart de ces mesures début décembre sur fond d'exaspération grandissante de la population et d'impact considérable sur l'économie.

Le nombre des cas explose depuis, faisant craindre une forte mortalité chez les plus âgés, particulièrement vulnérables.

Vacciner, la "stratégie de sortie" 

Le Dr Michael Ryan, le responsable de l'OMS chargé de la gestion des situations d'urgence sanitaire, a longuement insisté sur la nécessité de vacciner davantage.

"Nous disons depuis des semaines que ce virus hautement contagieux a toujours été très difficile à complètement arrêter avec seulement des mesures de santé publique et sociales", a rappelé le Dr Ryan mercredi, mettant en exergue l'importance de la vaccination.

"Nous devons vraiment nous concentrer sur la vaccination. Cela dit, la Chine a fait des progrès considérables au cours des dernières semaines dans la distribution des vaccins", a-t-il poursuivi.

"La vaccination est la stratégie de sortie face à une vague d'Omicron", a-t-il assuré. Ce variant du virus originel qui est apparu il y a un peu plus d'un an est le plus contagieux.

La campagne de vaccination en Chine s'est principalement faite à l'aide de deux vaccins distribués par les laboratoires chinois Sinovac et Sinopharm.

"Bien que nous ne soyons pas impliqués, nous pensons que des discussions sont en cours entre les autorités chinoises et au moins un des fabricants d'ARNm pour homologuer leurs vaccins et les produire en Chine", a dit le Dr Ryan, qui a encouragé ces discussions. Les vaccins ARNm fabriqués par les compagnies américaines Moderna et Pfizer ont été remarquablement efficaces pour atténuer la sévérité de la maladie.

Origine du Covid 

Près de 650 millions de cas de contamination par le Covid et plus de 6,6 millions de morts ont été enregistrés dans le monde, selon l'OMS qui juge toutefois ces chiffres très en-deça de la réalité.

Le Dr Tedros a une fois de plus demandé mercredi à la Chine de partager ses informations sur l'origine du virus - identifié pour la première fois dans la ville chinoise de Wuhan en décembre 2019 - afin de mieux comprendre sa genèse.

"Nous continuons à garder l'espoir que la Chine partage les données et mène les études que nous avons demandées et que nous continuons à demander. Comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, toutes les hypothèses sur les origines de cette pandémie restent sur la table", a-t-il relevé.

Le débat fait rage depuis le début de la pandémie entre les experts qui cherchent à élucider le mystère de l'origine du virus. Des études ont conclu à une très probable origine animale du virus. Un scénario remis en cause par les tenants de la théorie d'une fuite d'un laboratoire de Wuhan.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."