Zelensky accuse l'Iran d’aider la Russie dans sa politique «génocidaire» contre l'Ukraine

Voldomyr Zelensky et Joe Biden, le 21 décembre à Washington (Photo, Reuters).
Voldomyr Zelensky et Joe Biden, le 21 décembre à Washington (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 22 décembre 2022

Zelensky accuse l'Iran d’aider la Russie dans sa politique «génocidaire» contre l'Ukraine

  • La Russie a trouvé un allié dans cette politique génocidaire, et c’est l'Iran, a déclaré le président ukrainien devant le Congrès américain
  • Ce n'est qu'une question de temps avant que les alliés de l’Iran ne s’en prennent aux alliés des Etats-Unis, a également affirme Zelensky

RIYAD/DJEDDAH : Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifié l'Iran de pays «terroriste» qui aide les russes à lancer leurs attaques contre les infrastructures ukrainiennes essentielles, et a exhorté les dirigeants américains à agir, ou à risquer de voir Téhéran prendre le dessus face aux alliés des États-Unis.

«La Russie a trouvé un allié dans cette politique génocidaire, et c’est l'Iran», a déclaré Zelensky dans son discours devant le Congrès réuni en session conjointe mercredi. «Les drones iraniens envoyés en Russie par centaines sont devenus une menace pour notre infrastructure vitale. C'est ainsi qu'un terroriste a trouvé l'autre», a martelé Zelensky.

«Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne frappent l'un de vos alliés», a déclaré le président ukrainien, demandant aux législateurs de prendre des mesures pour empêcher un tel scénario.

Des responsables occidentaux ont déclaré que l'Iran a fourni à la Russie des drones utilisés pour cibler les infrastructures énergétiques ukrainiennes, et ces attaques ont laissé des millions d'Ukrainiens sans chauffage ni eau courante.

Dans la région du Moyen-Orient et du Golfe, des entités armées soutenues par l'Iran attaquent depuis des années les États-Unis et leurs alliés, dont l'Arabie saoudite et les EAU, ce qui avait provoqué une vague de réactions et de condamnations de la part de la communauté internationale.

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Volodymyr Zelensky devant le Congrès américain.  (AFP).

Les milices houthies du Yémen, qui sont soutenues par Téhéran, ont lancé des missiles sur le Royaume, qui ont fait des victimes et endommagé des infrastructures, notamment des raffineries de pétrole et des aéroports civils.

Les États-Unis fourniront à l'Ukraine le puissant système de défense antimissile Patriot dans le cadre d'un programme d'aide militaire de 1,85 milliard de dollars dans la guerre contre la Russie.

L'aide comprend un milliard de dollars pour fournir à l'Ukraine une «défense aérienne élargie et des capacités de frappe de précision», ainsi que 850 millions de dollars supplémentaires en assistance de sécurité, a déclaré mercredi le secrétaire d'État Antony Blinken.

Cette contribution a été annoncée en concomitance avec l’arrivée de Zelensky à Washington pour rencontrer le président Joe Biden et demander «des armes, des armes et encore des armes», lors de son premier voyage à l'étranger depuis l'invasion de la Russie en février.

 

En bref

Le président Poutine dit qu'il n'y a pas de limites financières à ce que le gouvernement fournirait à l'armée, mais les dirigeants militaires doivent tirer des leçons des problèmes qu'ils ont rencontrés en Ukraine et les corriger.

 

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Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, remet un drapeau national ukrainien à la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi (D-CA), sous le regard de la vice-présidente américaine Kamala Harris (G), lors de son discours devant le Congrès américain au Capitole, à Washington, DC, le 21 décembre 2022. M. Zelensky est à Washington pour rencontrer le président américain Joe Biden et s'adresser au Congrès - son premier voyage à l'étranger depuis l'invasion de la Russie en février. (AFP).

Zelensky a déclaré que la visite visait à renforcer la «résilience et les capacités de défense» de l'Ukraine, contre les attaques répétées de missiles et de drones russes qui visent l'approvisionnement en énergie et en eau du pays.

Mercredi, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, Biden a déclaré avec Zelensky que le président russe Vladimir Poutine n'avait aucune intention de mettre fin à «cette guerre cruelle».

Il a ajouté que les États-Unis partagent la même vision d'une «Ukraine libre, indépendante, prospère et sûre.»

Biden a déclaré que lorsque Zelensky sera prêt à négocier un accord avec Moscou, il «pourra tout autant réussir parce qu'il aura été victorieux sur le champ de bataille.»

Zelensky a expliqué qu'une «paix juste» avec la Russie écarte tout compromis sur la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Le conseiller politique de Zelensky, Mykhailo Podolyak, a déclaré de son côté que la visite «met fin aux tentatives de la partie russe… de prouver un prétendu refroidissement croissant de nos relations. Des armes, des armes et encore des armes – il est important d'expliquer personnellement pourquoi nous avons besoin de certains types d'armes. En particulier, des véhicules blindés, les derniers systèmes de défense antimissile et des missiles à longue portée.»

Le porte-parole de la Maison-Blanche, John Kirby, a précisé : «Il est clair que nous allons nous assurer que le président Zelensky, lorsqu'il quittera ce pays, saura qu'il part avec le plein soutien des États-Unis.»

Pendant ce temps, le président russe, Vladimir Poutine s'est montré provocateur mercredi lors d'une réunion de fin d'année des chefs de la Défense, au cours de laquelle il a déclaré que les forces russes se battaient comme des héros en Ukraine, qu'elles seraient équipées d'armes modernes et qu'elles atteindraient tous les objectifs de Moscou.

La Russie a subi une série de défaites sur le champ de bataille depuis l'été, sur fond de désorganisation, d'entraînement insuffisant et d'équipement de mauvaise qualité.

Poutine a souligné qu'il n'y avait aucune limite financière à ce que le gouvernement fournirait à l'armée, mais que les chefs militaires devaient tirer les leçons des problèmes rencontrés en Ukraine et les résoudre.

Il a soutenu un plan de son ministre de la Défense visant à augmenter la taille des forces armées de plus de 30% pour atteindre 1,5 million de soldats. L'appel de 300 000 réservistes en septembre a été marqué par des problèmes, de nombreux hommes étant physiquement inaptes ou trop âgés, et manquant d'équipement de base.

Poutine a déclaré qu'il considérait les Ukrainiens comme un peuple «fraternel» et a imputé la guerre à des «pays tiers qui cherchent à désintégrer le monde russe». L'Occident a qualifié cette affirmation d’«absurde» et a déclaré que l'invasion russe de l'Ukraine était une appropriation de terres de type impérial.

- Avec la contribution de Reuters

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pas de négociation directe entre l'Iran et les Etats-Unis à Doha, selon le Qatar

  • "M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le L
  • "Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens"

DOHA: Le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit Iran/Etats-Unis, a affirmé mardi qu'aucune discussion directe n'était prévue dans les jours à venir à Doha, où Washington a envoyé ses émissaires pour des réunions avec des médiateurs.

Les deux camps avaient annoncé l'envoi de responsables au Qatar pour avancer après la signature mi-juin d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

"M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le Liban", a déclaré Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens", a-t-il précisé. Par ailleurs, selon lui, "aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties dans les prochains jours" ni aucune "réunion de haut niveau".

Côté iranien, une "délégation technique effectue des allers-retours à Doha en fonction de l'avancée des négociations. Il n'y a actuellement aucune délégation de haut niveau sur place", a ajouté le porte-parole.

Les discussions techniques portent sur des points du dossier nucléaire, des questions économiques, de performance de l'Etat ou sur la sécurité, a énuméré Majed Al Ansari.

Le Qatar a d'abord refusé de prendre le rôle de médiateur, après avoir été la cible de tirs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Mais depuis plusieurs semaines, il joue un rôle plus actif dans les négociations auprès du Pakistan, autre pays médiateur.


Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar

Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
  • L’Iran et les États-Unis prévoient des échanges au Qatar, mais Téhéran exclut toute négociation directe
  • Tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz après des attaques et un ralentissement du trafic maritime

WASHINGTON: L'Iran et les Etats-Unis ont annoncé lundi des réunions cette semaine au Qatar après leurs attaques des derniers jours, mais Téhéran évoque des rencontres techniques sans négociations directes avec le camp adverse quand Washington parle de "réunions de haut niveau".

Les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d'un protocole d'accord à la mi-juin pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

Et le président américain a écrit sur son réseau Truth Social: "L'IRAN A DEMANDE UNE REUNION. ELLE AURA LIEU DEMAIN (mardi) A DOHA !".

Peu après, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a annoncé sur Fox News que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place "cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau".

D'après CNN, qui cite deux responsables américains, Steve Witkoff est déjà en route pour Doha.

Un diplomate au fait des pourparlers a confirmé à l'AFP une rencontre "ces prochains jours des équipes techniques", ajoutant que "les canaux de communication pour désamorcer les incidents étaient opérationnels".

- Tensions autour d'Ormuz -

Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha. Mais "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau", a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Les tensions se cristallisent autour de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz, où le trafic a ralenti ce week-end après deux attaques de navires.

Au total, 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler, un chiffre en net recul par rapport aux jours précédents.

L'Iran répète depuis des semaines en dépit de l'opposition des Etats-Unis qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage était gratuit. Et il a menacé les navires tentés de contourner l'itinéraire autorisé.

Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les Etats-Unis ont bombardé le pays en retour, et l'Iran a ciblé ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn.

De quoi fragiliser le protocole d'accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington.

- Frais de service -

L'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit dans le détroit et envisagent donc des frais de service. Pourtant la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, non ratifiée par Téhéran, garantit la liberté de navigation "sans entrave" des navires dans les détroits servant à la navigation internationale.

Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures a rouvert peu après la signature du protocole d'accord.

Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes.

Oman entretient de son côté le flou et a annoncé l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués.

Le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, et le président français Emmanuel Macron ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes". Ce à quoi la diplomatie iranienne a répondu en sommant la France de ne pas "compliquer davantage" la situation.

- "Détermination" -

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ce week-end, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une "paix durable".

Selon un média d'Etat libanais, une frappe israélienne a encore eu lieu lundi dans le sud du pays.

L'accord-cadre prévoit notamment qu'Israël continue à occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu'à ce que le mouvement chiite soutenu par l'Iran rende les armes.

Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en oeuvre malgré la pression des Etats-Unis.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a justement affiché sa "détermination" à asseoir l'autorité de l'Etat en déployant son armée jusqu'à la frontière avec Israël, dans une zone où le Hezbollah est implanté.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à son parrain iranien, visé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'"éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.


Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités «pour le moment»

Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain. (AFP)
  • Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord
  • Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain.

"Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP ce responsable.

Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord.

Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme.

Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, ce qui a déstabilisé le commerce mondial d'hydrocarbures et fait flamber les cours du pétrole, le détroit a rouvert la semaine dernière.

Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire contrevenant. "Aucune autre institution ni aucun autre pays" que l'Iran n'est "responsable" de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi.

"Toute ingérence" dans la gestion du détroit conduira "à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions", a-t-il lancé.

Possible rencontre au Qatar 

L'Iran a vu d'un mauvais oeil l'annonce par Oman de l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l'ont empruntée cette semaine.

Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue - des attaques attribuées à Téhéran par l'armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l'Iran.

Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.

Citant deux responsables américains et une troisième source ayant connaissance du dossier, le média Axios a affirmé que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz, voie par laquelle transite habituellement quelque 20% des hydrocarbures mondiaux.

Si l'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de "passage en transit" dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d'Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde.

Le texte, non ratifié par Téhéran, dispose que "tous les navires et aéronefs" dont le but est le transit "continu et rapide" du détroit jouissent d'une liberté de navigation "sans entrave".

Frappes israéliennes au Liban 

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans le protocole d'accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche. Et ce malgré, aussi, la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre en vue d'une "paix durable".

Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit un long et profond tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'Agence libanaise d'information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés après le lancement d'une grenade par "l'ennemi israélien" sur une localité du sud du pays.

Le chef du Parlement libanais allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berri, a affirmé dimanche que l'accord avec Israël "ne sera pas adopté" en l'état.

Le mouvement chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a dit se réserver le droit de "défendre sa patrie" après les dernières attaques israéliennes.

L'accord conditionne le retrait d'Israël du Liban - dont les troupes occupent un secteur dans le sud - au désarmement du Hezbollah. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre.

Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran.