WASHINGTON: Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré jeudi qu'il demanderait à la Chine de pousser la Corée du Nord à prendre part à des négociations, alors que les tensions ont récemment été exacerbées par une série de test de missiles nord-coréens.
Le secrétaire d'Etat, qui prévoit de se rendre en Chine début 2023, dit qu'il discutera avec les autorités de ce pays de la façon dont elles peuvent "essayer de convaincre la Corée du Nord d'emprunter une autre direction".
"Nous avons dit très clairement – et c'est toujours le cas – que nous sommes ouverts à la diplomatie sans aucune condition préalable. Nous restons déterminés à voir la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a affirmé Antony Blinken lors d'une conférence de presse.
"Aujourd'hui, la Corée du Nord n'est pas engagée sur cette voie, mais cela reste une possibilité, et je crois que la Chine peut jouer un rôle en aidant à faire avancer les choses dans cette direction", a-t-il ajouté.
Washington appliquera toutefois "fermement" les sanctions contre la Corée du Nord et travaillera avec ses alliés comme le Japon et la Corée du Sud pour "se défendre contre toute agression", a précisé Antony Blinken.
La Chine est l'un des seuls alliés de la Corée du Nord, même si la réelle influence que peut avoir Pékin sur le régime de Kim Jong Un est un sujet qui divise les experts.
Kim Jong Un avait rencontré à plusieurs reprises Donald Trump, lorsque ce dernier occupait la Maison Blanche. Ces entretiens avaient apaisé les tensions, mais n'avaient abouti à aucun accord de long terme.
Pour l'heure, la Corée du Nord ne s'est pas montrée réceptive aux offres de discussions à plus bas niveau formulées par l'administration Biden, et a récemment testé un missile balistique intercontinental pouvant atteindre le continent américain.







