Un artiste visuel saoudien transforme sa passion pour la calligraphie arabe en œuvres d’art

Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)
Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)
Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 23 décembre 2022

Un artiste visuel saoudien transforme sa passion pour la calligraphie arabe en œuvres d’art

  • Khaled Mohammed al-Mutlaq a participé à de nombreuses expositions internationales et locales, notamment Entre civilisation et époque contemporaine dans le village d’Al-Muftaha en 2000
  • Après avoir été l’un des artistes de l’exposition de miniatures à Riyad en 2022, il prépare actuellement sa première exposition solo

LA MECQUE: Khaled Mohammed al-Mutlaq a transformé sa passion en art dans le gouvernorat de Hafr al-Batin, dans le nord-est de l’Arabie saoudite.

Enfant, Al-Mutlaq s’intéressait à l’art et à la calligraphie, notamment aux dessins et aux polices de caractères. «Mes parents ont été les premiers à m’encourager dans cette voie. Ma passion s’est poursuivie jusqu’à ce que je rejoigne le lycée du village d’Al-Muftaha, dans la ville d’Abha. Le village a été fondé pour la culture, l’art et le patrimoine, et c’est à partir de là que j’ai réellement commencé à développer ce passe-temps en en apprenant davantage sur les écoles d’art locales et en participant à des ateliers», confie Al-Mutlaq.

Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. «Après cela, les expériences et la participation artistiques ont continué. Je n’ai pas perdu de vue ma passion pour la calligraphie arabe, consacrant des efforts quotidiens et de longues heures avec le professeur de calligraphie arabe Abbas al-Baghdadi, jusqu’à l’obtention d’une licence en calligraphie arabe, dans ses six types», raconte Al-Mutlaq.

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Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)

«Ensuite, j’ai commencé mon projet d’intégrer l’esthétique, la signification et la forme de la calligraphie aux œuvres d’art», indique l’artiste. «La calligraphie arabe se caractérise par une valeur culturelle et patrimoniale très importante et une profondeur arabe dans laquelle le Saint Coran a été révélé. La calligraphie arabe se distingue de toutes les autres écritures par la présence des voyelles longues, de points et de symboles sonores courts qui ont fait de l’alphabet un art qui bouge même lorsqu’il est statique», explique-t-il.

Il a participé à de nombreuses expositions internationales et locales, notamment Entre civilisation et époque contemporaine dans le village d’Al-Muftaha en 2000. En 2005, il a participé à l’exposition de calligraphie arabe à la bibliothèque publique du roi Abdelaziz, et à l’exposition Lamsat Wafaa («Une touche de loyauté») dans la région d’Asir en 2017. Plus récemment, il a participé à l’exposition de miniatures à Riyad en 2022.

Al-Mutlaq a remporté la première place au concours d’art visuel de l’International Falcons Club et a également organisé plusieurs ateliers artistiques internes.

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Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)

Selon lui, la différence entre la peinture calligraphique et la peinture visuelle en calligraphie arabe est que le calligraphe traditionnel se base sur l’imitation des lettres selon des règles établies. «Ainsi, le calligraphe travaille sur la peinture calligraphique et ses lettres de la manière la plus complète qui permet à l’artiste d’ajuster la règle pour les lettres, leurs dimensions et leurs proportions dorées de masse, d’espace et de répartition de l’équilibre. Cet ajustement est précédé de modèles, d’expériences et de possibilités, car les lettres ont de nombreuses formes, et l’artiste doit utiliser celles qui conviennent pour réaliser l’œuvre.»

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Il y avait de nombreux artistes visuels dans ce village emblématique et, pendant trois ans, Al-Mutlaq a participé à plusieurs expositions qui s’y tenaient en été. (Photo fournie)

Selon Al-Mutlaq, les tableaux de calligraphie visuelle sont différents, car la couleur et la masse font partie de l’œuvre. Il y a également une certaine liberté et un espace dans l’interconnexion, la composition et la répétition. «J’utilise la calligraphie arabe en mettant l’accent sur les détails de l’esthétique de la lettre arabe dans les peintures visuelles. Pour les collectionneurs d’art, ces œuvres sont plus désirables que les œuvres classiques. Elles sont également plus désirables pour les connaisseurs.»

Khaled al-Mutlaq prépare actuellement sa première exposition solo.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
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  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
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  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com