L'Iran «prévoit de nouvelles attaques contre les pays du Golfe», avertit le Mossad

Le chef des services d'espionnage israéliens a qualifié le régime iranien d'«effronté» (Photo, AFP).
Le chef des services d'espionnage israéliens a qualifié le régime iranien d'«effronté» (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 24 décembre 2022

L'Iran «prévoit de nouvelles attaques contre les pays du Golfe», avertit le Mossad

  • Le chef du Mossad lance un avertissement sur les intentions «effrontées» du régime de Téhéran
  • Des drones fabriqués en Iran et fournis à la Russie ont joué un «rôle central» dans les attaques contre des cibles civiles en Ukraine

DJEDDAH: L'Iran prévoit de nouvelles attaques contre les pays du Golfe et cherche à accroître la fourniture d'armes de pointe à la Russie, a averti vendredi le chef de l'espionnage israélien.

David Barnea, chef de l'agence de renseignement du Mossad, a également révélé que le régime de Téhéran faisait avancer son programme nucléaire à un rythme sans précédent.

«Nous mettons en garde contre les intentions futures de l'Iran, qu'ils essaient de garder secrètes, d'approfondir et d'accroître la fourniture d'armes avancées à la Russie, de développer le projet d'enrichissement de l'uranium et d'intensifier leurs attaques contre les pays musulmans amis dans la région», a prévenu Barnea.

Il a décrit le régime iranien comme «effronté» et a signalé: «Alors qu'un bras envoie des diplomates iraniens à Vienne pour des négociations, l'autre bras envoie des terroristes iraniens pour tuer des innocents à travers le monde.»

L'Arabie saoudite accuse l'Iran d'une attaque majeure contre les infrastructures pétrolières dans l'est du Royaume en 2019, à l'aide des mêmes drones armés que ceux déployés actuellement par les forces russes en Ukraine. Ces dernières années, le Royaume a également été attaqué à plusieurs reprises par des drones, des missiles et des mortiers lancés par la milice houthie, soutenue par l'Iran, au Yémen. Les Houthis ont également attaqué Abu Dhabi avec des drones en janvier de cette année.

Les États-Unis se sont alarmés d'un «partenariat de défense à grande échelle» entre Téhéran et Moscou, qui a envahi l'Ukraine en février dernier. Téhéran a admis avoir envoyé des drones à la Russie, mais a insisté sur le fait qu'ils avaient été fournis avant l'invasion. 

Au début du mois, Washington a décrit une relation étendue entre l'Iran et la Russie impliquant des équipements tels que des hélicoptères et des avions de chasse ainsi que des drones, ce qui a conduit à de nouvelles sanctions américaines.

L'envoyé de Moscou auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, a déclaré au Conseil de sécurité que le complexe militaro-industriel russe «n'a besoin de l'aide de personne» et que les allégations relatives aux drones avaient été réfutées à plusieurs reprises.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, a déclaré que le régime de Téhéran, après plus de trois mois de manifestations civiles, «concluait des accords sordides» avec Moscou «dans une tentative désespérée de survivre».

Des drones fabriqués en Iran et fournis à la Russie ont joué un «rôle central» dans les attaques contre des cibles civiles en Ukraine, a souligné le ministère britannique des Affaires étrangères.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a soutenu qu'il ne «demanderait la permission à personne» afin de fortifier les relations avec la Russie: «La coopération entre l'Iran et la Russie dans divers domaines, notamment la défense, se développe dans le cadre d'intérêts communs et n'est pas dirigée contre un pays tiers», a indiqué le porte-parole du ministère, Nasser Kanani.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.