L'Iran veut «étendre» ses livraisons d'armes à la Russie, selon le Mossad

Exercice de drone militaire dans un lieu tenu secret du centre de l'Iran (Photo, AFP/Bureau de l'armée iranienne).
Exercice de drone militaire dans un lieu tenu secret du centre de l'Iran (Photo, AFP/Bureau de l'armée iranienne).
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Publié le Vendredi 23 décembre 2022

L'Iran veut «étendre» ses livraisons d'armes à la Russie, selon le Mossad

  • Le chef du Mossad, David Barnea, a affirmé que l'Iran avait l'intention de livrer davantage de matériels de pointe à la Russie
  • «Nous avions déjà braqué les projecteurs sur les livraisons d'armes à la Russie, malgré les mensonges de l'Iran (...) qui nous sont familiers», a ajouté Barnea

JÉRUSALEM: L'Iran cherche à "approfondir et étendre" ses livraisons d'armes de pointe à la Russie, actuellement en guerre en Ukraine, a soutenu jeudi soir le chef du Mossad, le service de renseignement extérieur israélien.

Fin octobre, le président israélien Isaac Herzog avait indiqué partager avec les Etats-Unis des informations démontrant, selon le renseignement israélien, l'utilisation de drones iraniens dans la guerre en Ukraine.

Dans un discours jeudi soir à la présidence israélienne à l'occasion d'une cérémonie liée à Hanouka, la fête juive des Lumières, le chef du Mossad, David Barnea, cité par la presse locale, a affirmé que l'Iran avait l'intention de livrer davantage de matériels de pointe à la Russie, sans détailler cet armement.

"Nous mettons en garde contre les intentions futures de l'Iran, que ce pays tente de garder secrètes, qui sont d'approfondir et d'étendre ses livraisons d'armes perfectionnées à la Russie", a déclaré M. Barnea.

"Nous avions déjà braqué les projecteurs sur les livraisons d'armes à la Russie, malgré les mensonges de l'Iran (...) qui nous sont familiers", a ajouté M. Barnea, en affirmant que ses services, accusés par Téhéran d'avoir saboté certains de ses sites nucléaires et d'avoir assassiné des scientifiques, avaient une connaissance "approfondie" de l'Iran.

Les deux pays se livrent depuis des années une guerre de l'ombre. Israël accuse l'Iran, qui dément, de vouloir acquérir la bombe atomique et dit chercher par tous les moyens à l'empêcher de le faire. Israël veut aussi contrer l'influence de l'Iran au Moyen-Orient.

Lundi, le colonel Davoud Jafari, membre de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, a été tué en Syrie, près de Damas, par une bombe imputée à Israël par Téhéran. Le département aérospatial des Gardiens est spécialisé dans la fabrication des drones, des missiles, des engins balistiques et des satellites.

Après l'invasion russe en Ukraine en février, Israël avait d'abord adopté une position prudente à l'égard de Moscou. Israël avait fait valoir des liens privilégiés entre les deux pays, l'Etat hébreu comptant plus d'un million de citoyens originaires de l'ex-Union soviétique et la Russie disposant de troupes en Syrie, pays voisin d'Israël.

Yaïr Lapid, Premier ministre désormais sortant, avait ensuite condamné "une grave violation de l'ordre international". Or jeudi, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu au téléphone avec le futur chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahou de la question notamment de l'Ukraine, ont indique les autorités israéliennes.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.