Le Congrès américain adopte une loi de finances avec 45 milliards pour l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à une réunion conjointe du Congrès américain, le 21 décembre 2022 à Washington (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à une réunion conjointe du Congrès américain, le 21 décembre 2022 à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 24 décembre 2022

Le Congrès américain adopte une loi de finances avec 45 milliards pour l'Ukraine

  • Après celui du Sénat jeudi, ce vote par 225 voix contre 201 de la Chambre des représentants permet d'éviter la paralysie de l'administration fédérale américaine
  • Ce budget doit financer le fonctionnement de l'Etat fédéral américain - forces de l'ordre, diplomatie, forces armées, politique économique, etc. - jusqu'à septembre 2023

WASHINGTON: Le Congrès américain a adopté vendredi un vaste projet de loi de finances des services fédéraux, d'un total de 1.700 milliards de dollars, dont 45 pour l'Ukraine.

Après celui du Sénat jeudi, ce vote par 225 voix contre 201 de la Chambre des représentants permet d'éviter la paralysie de l'administration fédérale américaine (le fameux "shutdown"), qui aurait pu intervenir dès vendredi soir. Le président Joe Biden doit encore promulguer la loi avec sa signature.

"Ce projet de loi est bon pour notre économie, notre compétitivité et nos populations - et je le signerai dès qu'il sera sur mon bureau", a-t-il réagi vendredi dans un communiqué.

"Ce projet est un texte de loi essentiel non seulement pour financer l'Etat, payer nos fonctionnaires, mais aussi pour montrer que l'Etat américain fonctionne", avait déclaré avant le vote le responsable des élus démocrates à la Chambre, Steny Hoyer.

Ce budget doit financer le fonctionnement de l'Etat fédéral américain - forces de l'ordre, diplomatie, forces armées, politique économique, etc. - jusqu'à septembre 2023.

Il inclut aussi un amendement à une loi datant du XIXe siècle afin de mentionner que le vice-président américain ne peut pas intervenir directement dans la certification des résultats électoraux.

Donald Trump avait utilisé les ambiguïtés de l'ancien texte pour suggérer que Mike Pence, son vice-président, aurait pu stopper l'arrivée au pouvoir de Joe Biden après une victoire que le républicain sortant ne voulait pas reconnaître - l'un des éléments qui ont mené à l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021.

M. Trump, à nouveau candidat pour 2024, a qualifié jeudi le texte d'"abomination", l'imputant à l'"extrême gauche", aux élites de la capitale et aux lobbies.

Zelensky

Avec une majorité démocrate à la Chambre pour quelques jours encore, et au surlendemain d'une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky chaleureusement accueilli par l'immense majorité des parlementaires, l'issue positive du passage du texte ne faisait guère de doutes.

Kevin McCarthy, le chef des républicains à la Chambre, avait toutefois appelé les élus de son camp à voter contre le projet de loi, afin de bénéficier d'une plus grande marge de manoeuvre au retour des fêtes, quand la nouvelle majorité républicaine à la Chambre, issue des élections de mi-mandat, prendra ses fonctions.

Mais les sénateurs républicains l'ont largement ignoré jeudi après-midi, donnant près d'une vingtaine de voix aux démocrates pour passer le texte à 68 voix contre 29, avant que la Chambre ne l'adopte vendredi.

Avant le vote, des élus républicains de la Chambre des représentants avaient pris la parole pour dénoncer le manque de temps qui leur a été accordé pour étudier le texte - il a été finalisé il y a trois jours - et critiquer la présence de dispositions qualifiée de "woke".

Mais M. McCarthy n'a pas renouvelé sa performance de l'an dernier, quand il avait tenu le micro pendant huit heures et demi pour repousser le vote - chacun espérant réussir à rejoindre sa famille à temps pour les fêtes en évitant la tempête hivernale qui frappe le pays.

"Nous sommes à deux jours de Noël", a-t-il déclaré. "La saison des fêtes est la saison du don, mais au Congrès, il semble que cela soit celle du remplissage de poches pour les alliés des démocrates et du bâton pour les Américains travailleurs".

Nancy Pelosi, la présidente sortante de la Chambre des représentants, a de son côté salué le financement d'"une autre série conséquente d'aide sécuritaire, économique et humanitaire" pour l'Ukraine. "Et il ne s'agit vraiment pas - comme le président de l'Ukraine l'a dit l'autre soir - de charité. Il s'agit de sécurité, il s'agit de travailler ensemble", a-t-elle dit.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.