Le festival d’hiver de Tantora ouvre ses portes

Les évènements de la journée d’ouverture comprenaient des spectacles folkloriques traditionnels et une exposition multimédia sur l’histoire de Tantora affichée sur les murs des anciens bâtiments (Image fournie)
Les évènements de la journée d’ouverture comprenaient des spectacles folkloriques traditionnels et une exposition multimédia sur l’histoire de Tantora affichée sur les murs des anciens bâtiments (Image fournie)
Les évènements de la journée d’ouverture comprenaient des spectacles folkloriques traditionnels et une exposition multimédia sur l’histoire de Tantora affichée sur les murs des anciens bâtiments (Image fournie)
Les évènements de la journée d’ouverture comprenaient des spectacles folkloriques traditionnels et une exposition multimédia sur l’histoire de Tantora affichée sur les murs des anciens bâtiments (Image fournie)
Short Url
Publié le Samedi 24 décembre 2022

Le festival d’hiver de Tantora ouvre ses portes

  • Les célébrations font partie de la tradition et du patrimoine saoudiens
  • C’est un évènement culturel annuel qui date de plusieurs générations et qui marque le début de la saison de plantation

ALULA : Pour marquer le début de la saison de plantation à AlUla, le quatrième festival annuel de l’hiver à Tantora a ouvert ses portes jeudi, avec des visiteurs du monde entier assistant à une performance vocale en direct de plus de 200 artistes.

Il s’agit d’un évènement culturel annuel qui date de plusieurs générations et qui marque le début de la saison. « Tantora » fait référence à une horloge solaire en forme d’obélisque située dans le sud-est d’AlUla et qui a pour fonction principale de déterminer le début des saisons et de réguler la distribution de l’eau de source aux exploitations agricoles.

Le festival annuel de musique et de culture Winter at Tantora débute le 22 décembre. (Fourni)
Le festival annuel de musique et de culture Winter at Tantora débute le 22 décembre. (Fourni)

Ruqayyah Mohamed Musa, originaire d’AlUla, a déclaré que les célébrations de Tantora faisaient partie du patrimoine culturel local.

FAITS MARQUANTS

 

  • Des produits récoltés localement étaient disponibles et la célébration comprenait également un orchestre qui jouait un mélange de musique locale et régionale.
  • L’odeur du café saoudien imprégnait la zone alors que des dizaines de cafetières saoudiennes traditionnelles décoraient l’entrée afin de marquer l’Année saoudienne du Café.

Les évènements de la journée d’ouverture comprenaient des spectacles folkloriques traditionnels et une exposition multimédia sur l’histoire de Tantora affichée sur les murs des anciens bâtiments et racontée en arabe et en anglais.

Tantora est un cadran solaire qui présente une structure hiérarchique en pierre caractérisée par sa précision géométrique. Il comporte une pierre qui est mesurée en fonction de l'inclinaison du soleil pour déterminer les saisons et les périodes de l'année. (Fourni)
Tantora est un cadran solaire qui présente une structure hiérarchique en pierre caractérisée par sa précision géométrique. Il comporte une pierre qui est mesurée en fonction de l'inclinaison du soleil pour déterminer les saisons et les périodes de l'année. (Fourni)

Des produits récoltés localement étaient disponibles et la célébration comprenait un orchestre qui jouait un mélange de musique locale et régionale.

L’odeur du café saoudien imprégnait la zone alors que des dizaines de cafetières saoudiennes traditionnelles décoraient l’entrée afin de marquer l’Année saoudienne du Café.

Katie Johsnon, qui est venue de Los Angeles pour le festival à AlUla a déclaré à Arab News : « Je l’avais vu sur Instagram il y a deux ans et j’avais aussitôt su qu’il s’agissait d’un endroit que je devais visiter. C’est vraiment époustouflant. Je pense que c’est simplement l’un des endroits les plus fascinants que j’aie jamais vus : le paysage, la nature, le désert. C’est magnifique. »

Katie Johnson, une voyageuse américaine venue de Los Angeles pour profiter de la beauté d'AlUla. (Fourni)
Katie Johnson, une voyageuse américaine venue de Los Angeles pour profiter de la beauté d'AlUla. (Fourni)

« Je suis ravie de voir certains rochers, des sculptures et de l’Herga. Je suis également enthousiaste que l’Arabie Saoudite se soit ouverte au tourisme et que les gens profitent de sa beauté. »

La soirée d’ouverture s’est terminée par une représentation en plein air de « Shurfat AlJadida » par le groupe Saudi National Music, comprenant des membres de la Chorale Saoudienne et chantant des reprises de chansons de légendes de la musique saoudienne des années 90 ainsi qu’une autre sélection de chansons arabes classiques et quelques numéros d’opéra.

Emad Zarea, le chef d’orchestre du groupe Saudi National Music a déclaré à Arab News : « Cette représentation était une nouvelle idée que nous avions présentée pour la première fois, en coopération avec la Commission royale pour AlUla et la Commission de la musique. »

« Nous avons présenté 10 morceaux de musique présentant l’héritage saoudien. Nous avons ajouté trois chansons de différents pays arabes, afin d’offrir au public la diversité » a-t-il ajouté.

L’hiver à Tantora dure jusqu’au 21 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Qatar: une explosion dans un complexe gazier fait 54 blessés, 18 disparus

Le complexe de Ras Laffan avait subi d'importants dégâts à la suite des attaques menées par l'Iran contre ses voisins du Golfe en riposte à l'offensive israélo-américaine, contraignant le Qatar à suspendre sa production de gaz. (Photo d'illustration)
Le complexe de Ras Laffan avait subi d'importants dégâts à la suite des attaques menées par l'Iran contre ses voisins du Golfe en riposte à l'offensive israélo-américaine, contraignant le Qatar à suspendre sa production de gaz. (Photo d'illustration)
  • Selon QatarEnergy, l'installation de Barzan a une capacité de production de 1,4 milliard de pieds cubes standards de gaz commercialisable par jour, destinés à alimenter les centrales électriques, les usines de dessalement et les industries locales
  • Le site dispose également d'une capacité de production d'éthane, de condensats, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de soufre destinés aux marchés locaux et à l'exportation

DOHA: Une puissante explosion dans un immense complexe gazier au Qatar a embrasé le ciel et fait 54 blessés, ont indiqué lundi les autorités, tandis que 18 personnes sont toujours portées disparues.

"Un incident technique" est à l'origine de la déflagration survenue dimanche soir dans la zone industrielle de Ras Laffan, qui abrite le plus grand centre mondial de production de gaz naturel liquéfié (GNL), a indiqué le ministère de l'Intérieur.

L'explosion s'est produite dans une installation alimentant les entreprises locales, et a été entendue jusqu'à Doha, la capitale.

Un journaliste de l'AFP, qui se trouvait à une vingtaine de kilomètres du site, a vu des flammes illuminer le ciel nocturne et un panache de fumée s'élever au-dessus de la zone.

La compagnie publique QatarEnergy a indiqué que l'incident s'était produit "lors du redémarrage des opérations dans la cité industrielle de Ras Laffan,  provoquant une explosion et un incendie dans l'installation d'approvisionnement local en gaz de Barzan".

Tard dimanche, elle a affirmé que l'incendie avait été maîtrisé après l'intervention des équipes de secours et d'urgence.

Le complexe de Ras Laffan avait subi d'importants dégâts à la suite des attaques menées par l'Iran contre ses voisins du Golfe en riposte à l'offensive israélo-américaine, contraignant le Qatar à suspendre sa production de gaz.

Le ministère de l'Intérieur a d'abord fait état d'une "explosion interne" avant de préciser, dans un second communiqué, qu'un "dysfonctionnement technique" était en cause.

La détonation a été entendue par des journalistes de l'AFP à Doha, à une soixantaine de kilomètres de la côte nord où se situe le complexe.

"Un total de 54 personnes ont été blessées dans l'incident", a écrit le ministère sur X, précisant que les recherches étaient en cours pour retrouver "18 disparus".

Selon QatarEnergy, l'installation de Barzan a une capacité de production de 1,4 milliard de pieds cubes standards de gaz commercialisable par jour, destinés à alimenter les centrales électriques, les usines de dessalement et les industries locales.

Le site dispose également d'une capacité de production d'éthane, de condensats, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de soufre destinés aux marchés locaux et à l'exportation.

Le projet est détenu à 93% par QatarEnergy et à 7% par la compagnie américaine ExxonMobil, selon le site de l'entreprise américaine.

Le Qatar, qui partage le champ gazier de South Pars/North Dome avec l'Iran, est l'un des plus grands producteurs de GNL au monde, avec les Etats-Unis, l'Australie et la Russie.

Mais le petit Etat du Golfe a interrompu sa production le 2 mars après des frappes de drones iraniens sur des installations énergétiques clés.

De nouvelles attaques le 18 mars ont réduit de 17% les capacités d'exportation du pays, des dégâts dont la réparation devrait nécessiter trois à cinq ans, avait alors affirmé le ministre de l'Energie, Saad al-Kaabi.

Des pays importateurs comme la Chine, la Corée du Sud, l'Italie et la Belgique figuraient parmi les plus susceptibles d’être affectés, a-t-il déclaré en mars.

 

 


Le président syrien dément vouloir intervenir au Liban

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer. (AFP)
Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer. (AFP)
  • "Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires", a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al Mashhad
  • Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être "déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah" libanais pro-iranien, ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé: "Je suis sur le point de la confier à la Syrie"

DAMAS: Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer.

"Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires", a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al Mashhad.

Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être "déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah" libanais pro-iranien, ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé: "Je suis sur le point de la confier à la Syrie".

Peu auparavant, au sommet du G7 en France, le président américain avait dit: "si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, il (M. al-Chareh, ndlr) le fera".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat, quelques jours plus tôt, du guide suprême iranien Ali Khamenei, son soutien, au cours de frappes américano-israéliennes.

Israël a riposté par des bombardements aériens et une offensive terrestre.

L'accord irano-américain signé cette semaine visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient inclut le Liban, où les combats se sont arrêtés samedi soir.

Dans son interview dimanche, le chef de l'Etat syrien a assuré que son pays avait "proposé aux Etats-Unis que la guerre cesse", ajoutant : "il faut trouver diverses solutions, notamment économiques, politiques et sociales, y compris le rétablissement des relations et de l'axe économique vital entre la Syrie et le Liban".

"Parallèlement, il est nécessaire de mettre en place des mesures de sécurité qui répondent en priorité aux préoccupations syriennes et libanaises mais aussi à celles d'Israël", a-t-il poursuivi.

Le Hezbollah a combattu pendant la guerre civile en Syrie aux côtés de l'ex-président Bachar el-Assad.

De ce fait, Ahmad al-Chareh, qui a renversé ce dernier en 2024, est profondément hostile à ce mouvement.

La Syrie a dominé le Liban pendant des décennies à la suite de l'intervention de son armée au moment de la guerre civile de 1975-1990, ne se retirant qu'en 2005, ce qui rend toute nouvelle implication militaire extrêmement délicate.

"La Syrie dispose de nombreux moyens pour avoir un impact positif au Liban mais cela dépend avant tout de l'accord du Liban", a encore dit le chef de l'Etat.

"La Syrie est très préoccupée par la situation intérieure du Liban car la sécurité et la stabilité du Liban sont indissociables de celles de la Syrie", a martelé Ahmad al-Chareh.

Interrogé sur la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah, il a répondu : "si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie, pourquoi pas?".


Liban: le chef du Hezbollah dit refuser toute zone de sécurité israélienne dans le sud

  • "Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem
  • "Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé dimanche toute zone de sécurité israélienne dans le sud du Liban, après qu'Israël a dit vouloir y maintenir son armée.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est "impossible" et "il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans une adresse télévisée.

"Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté" du Liban, "et c'est avec elle que nous coopérons", a-t-il ajouté.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par le Hezbollah, en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine.

Depuis, l'armée israélienne mène une offensive terrestre dans le sud du pays et opère dans ce qui est présenté comme une zone de sécurité d'une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de la frontière, devant protéger les habitants du nord d'Israël.

Un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi, après un précédent qui n'avait pas été respecté.

L'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur fond de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

Le ministre de la Défense, Israël Katz, a en outre affirmé que les troupes israéliennes pouvaient agir "sans aucune restriction" pour "éliminer les menaces" au Liban.

"Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban", a-t-il répété.

"Israël est un agresseur et doit partir. Les Etats-Unis assument l'entière responsabilité" des actions israéliennes, a réagi Naïm Qassem.

"Même si Israël multiplie ses actes criminels, nous (nous) défendrons", a-t-il assuré.

Le chef du Hezbollah a tenu ces propos après l'ouverture en Suisse dimanche des pourparlers censés finaliser un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'Iran, qui a dit qu'aucun accord avec les Etats-Unis ne serait possible sans cessation des hostilités au Liban, avait annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles aux attaques israéliennes sur ce pays.

Le Liban connaît depuis samedi soir une accalmie, l'armée israélienne ayant reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah.

"J'invite le pouvoir libanais à tirer profit du protocole d'entente", a affirmé Naïm Qassem.

L'Iran "a fermé le détroit d'Ormuz pour le Liban. C'est une arme entre vos mains (...). Utilisez-la", a-t-il ajouté.

Sous la pression des Etats-Unis, le Liban a entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, que le Hezbollah rejette. Un cinquième cycle de négociations doit débuter la semaine prochaine.