L’Arabie saoudite et le Japon signent quinze accords d’investissement lors d’un forum bilatéral

Les accords ont été conclus pour stimuler les investissements dans les secteurs des métaux, de la marine, de la pétrochimie et de l’automobile, entre autres. (ministère saoudien de l’Investissement)
Les accords ont été conclus pour stimuler les investissements dans les secteurs des métaux, de la marine, de la pétrochimie et de l’automobile, entre autres. (ministère saoudien de l’Investissement)
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Publié le Mardi 27 décembre 2022

L’Arabie saoudite et le Japon signent quinze accords d’investissement lors d’un forum bilatéral

  • Le Royaume a pour ambition de construire à Ras al-Khair les cinq plus grands parcs industriels marins du monde, a précisé M. Al-Faleh lors du forum
  • La veille du forum, l’Arabie saoudite et le Japon ont tenu une réunion ministérielle à Riyad, a rapporté l’agence de presse saoudienne

RIYAD: L’Arabie saoudite et le Japon ont signé lundi quinze accords d’investissement stratégique dans divers secteurs au cours du Forum d’investissement saoudo-japonais qui s’est tenu à Riyad. Les deux pays cherchent à approfondir leurs relations commerciales.

Ces accords ont été conclus dans le but de stimuler les investissements dans les secteurs des métaux, de la marine, de la pétrochimie et de l’automobile, entre autres. Quelque quatre-vingt-dix-neuf entreprises japonaises ont investi dans le Royaume.

Lors du forum, le ministre saoudien de l’Investissement, Khaled al-Faleh, a déclaré que les deux pays avaient renforcé leurs relations avec un dévouement extraordinaire. Le Royaume a pour objectif d’investir 3 300 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) avec le Japon d’ici à 2030.

Le ministre a ajouté que l’Arabie saoudite profiterait de ses relations avec le pays d’Asie de l’Est pour construire plus de cinq cent mille voitures électriques par an d’ici à la fin de la décennie.

En outre, le Royaume a pour ambition de construire à Ras al-Khair les cinq plus grands parcs industriels marins du monde, a précisé M. Al-Faleh lors du forum.

Il a poursuivi en expliquant que le Royaume vise à devenir la première nation énergétique du monde, l’Arabie saoudite et le Japon ayant l’intention de coopérer pour faciliter la transition énergétique.

M. Al-Faleh a assuré que l’Arabie saoudite avait pour objectif de devenir un centre majeur pour les jeux et l’e-sport d’ici à 2030, avec des contenus qui pourront être exportés dans la région ainsi que dans le monde entier.

La veille du forum, l’Arabie saoudite et le Japon ont tenu une réunion ministérielle à Riyad, a rapporté l’agence de presse saoudienne (SPA).

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et le ministre japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, Nishimura Yasutoshi, ont signé un protocole de coopération dans les domaines de l’économie circulaire à faible émission de carbone et dans celui du recyclage du carbone et de l’hydrogène, du carburant d’ammoniac ainsi que des dérivés.

Les deux ministres sont convenus de se focaliser sur la réduction des émissions plutôt que sur les sources d’énergie grâce au déploiement efficace du recyclage du carbone et d’une économie circulaire à faible émission de carbone.

Au cours de ce dialogue, les deux pays ont également exprimé leur désir de collaborer dans le secteur de la pétrochimie afin d’optimiser l’intégration dans la chaîne de valeur, a rapporté la SPA.

Les deux parties ont également fait part de leur intention de poursuivre leur collaboration dans le secteur de l’énergie en mettant l’accent sur l’électricité, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’innovation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".


L'Iran fait état d'un appel entre son chef de la diplomatie et le Premier ministre qatari

Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis. (AFP)
  • Lors de cette conversation téléphonique, Abbas Araghchi et Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani ont "souligné l'importance de l'utilisation des capacités diplomatiques (...) et ont insisté sur la nécessité de maintenir les contacts"
  • Le Qatar avait accusé mardi l'Iran d'avoir ciblé un de ses méthaniers au large des côtes d'Oman et convoqué le chargé d'affaires à Doha

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est entretenu mercredi avec le Premier ministre du Qatar, selon la diplomatie iranienne, sur fond de cessez-le-feu fragilisé par de nouvelles frappes entre la République islamique et les Etats-Unis.

Lors de cette conversation téléphonique, Abbas Araghchi et Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani ont "souligné l'importance de l'utilisation des capacités diplomatiques (...) et ont insisté sur la nécessité de maintenir les contacts et la coordination afin d'éviter une escalade des tensions dans la région", a précisé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Qatar avait accusé mardi l'Iran d'avoir ciblé un de ses méthaniers au large des côtes d'Oman et convoqué le chargé d'affaires à Doha.