Les vœux d'Al-Azhar aux coptes suscitent la colère

Le grand imam d'Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayyeb (Photo, AFP).
Le grand imam d'Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayyeb (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 30 décembre 2022

Les vœux d'Al-Azhar aux coptes suscitent la colère

  • 6 000 commentaires fondés sur une «fausse compréhension de la religion», selon l'Observatoire d'Al-Azhar
  • D’après l'observatoire, les vœux sont l'un des aspects de la «bonne foi» que l'islam nous incite à montrer envers les gens en général

LE CAIRE: Al-Azhar Al-Charif, le plus ancien et le plus important lieu d'apprentissage de l'islam sunnite, a confirmé, comme à l'approche de la fin de chaque année, la réapparition de la controverse et du désaccord concernant les vœux aux frères chrétiens à l'occasion de Noël.

L'Observatoire d'Al-Azhar pour la lutte contre l'extrémisme a déclaré que ce débat a été réglé par Al-Azhar Al-Charif il y a longtemps.

Cette question a été récemment mise en évidence dans les vœux du Grand Imam, Cheikh Ahmed al-Tayyeb, le plus haut dignitaire religieux d'Al-Azhar, adressés au pape François, au pape Tawadros II, à l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, au patriarche de Constantinople Bartholomée Ier, aux chefs d'église et aux frères chrétiens d'Orient et d'Occident.

«Ces vœux portaient un appel explicite à élever la voix de la fraternité et de la paix afin que la sécurité et la stabilité prévalent partout», a indiqué l'Observatoire d'Al-Azhar.

Sur la page Facebook de l’organisme, en comparaison avec les 30 000 réactions positives aux vœux, plus de 16 000 commentaires «furieux et sarcastiques» provenaient de personnes qui rejetaient l'idée de féliciter les chrétiens à Noël, en se fondant sur «l'ignorance des enseignements religieux et les idées fausses que certains véhiculent sur leur contradiction avec la foi islamique», selon l’Observatoire.

«En haussant clairement le ton de la violence et de la haine à l'égard de l'autre qui embrasse une religion différente, il s'agit d'une interaction indiquant une mauvaise compréhension des textes de la religion et conduit à une menace pour la paix publique et au mépris de la religion, ce qui entraîne une sanction juridique et une violation de la religion», a ajouté l’Observatoire.

Ces objecteurs ont cité de fausses déclarations sur des érudits, des interprétations strictes des textes de la Charia, ou d'anciennes fatwas qui avaient leurs propres contextes historiques et leurs raisons. Cette transgression est également apparue dans le droit de quiconque émet des fatwas ou adopte l'adage selon lequel il est permis de féliciter les frères chrétiens pour leurs fêtes.

«C'est ce que nous avons clairement remarqué dans les commentaires accompagnant les vœux du grand imam aux frères chrétiens d'Orient et d'Occident», a souligné l'observatoire.

Ces statistiques montrent que l'ignorance des questions de la Charia permet à des personnes malintentionnées d’induire les faibles d’esprit en erreur et de propager leurs idées insensées qui conduisent à accuser autrui d’infidélité.

«Cela nous amène à réitérer l'appel à la nécessité d'adhérer pleinement aux fatwas juridiques et aux avis jurisprudentiels émis par les institutions officielles à cet égard, tout en ayant une bonne foi dans les savants et les symboles de la nation», a-t-il avisé.

D’après l'observatoire, les vœux sont l'un des aspects de la «bonne foi» que l'islam nous incite à montrer envers les gens en général.

Al-Azhar a adressé ses vœux sincères aux frères chrétiens à l'occasion de Noël, «et espère que l'année prochaine sera une année de bonté et de paix, au cours de laquelle tous les conflits prendront fin et l'esprit de paix et de fraternité humaine prévaudra dans le monde entier».

L'Observatoire d'Al-Azhar pour la lutte contre l'extrémisme cherche à consolider les enseignements de la véritable religion islamique et à étendre son message fondé sur la modération, la tolérance et la fraternité humaine en fournissant un contenu modéré et significatif dans diverses langues. Cela peut être atteint en soulignant le rôle de l'universalité d'Al-Azhar Al-Charif et en renforçant la position mondiale de l'Égypte dans le domaine de la lutte contre l'extrémisme et de la construction de la paix au niveau communautaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.