La Mecque et Médine, bientôt centres financiers et commerciaux pour le monde islamique

L'accord, signé sous le patronage du ministre saoudien du Commerce, Majid al-Qasabi, vise à transformer La Mecque et Médine en centres d'activités financières et commerciales dans le monde islamique. (SPA).
L'accord, signé sous le patronage du ministre saoudien du Commerce, Majid al-Qasabi, vise à transformer La Mecque et Médine en centres d'activités financières et commerciales dans le monde islamique. (SPA).
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Publié le Vendredi 30 décembre 2022

La Mecque et Médine, bientôt centres financiers et commerciaux pour le monde islamique

  • M. Al-Qasabi, s'est déclaré satisfait du partenariat tripartite, qui comprend neuf plans adoptant des initiatives qualitatives
  • «Ces deux initiatives ont une dimension mondiale conforme à la Vision 2030 et elles sont complémentaires des dizaines d'initiatives liées aux deux Saintes Mosquées»

LA MECQUE: La chambre de commerce de La Mecque, la chambre de commerce de Médine et la chambre islamique de commerce, d'industrie et d'agriculture ont signé l'accord Manafea en présence de représentants de pays islamiques et de diverses autres chambres saoudiennes.

L'accord, signé sous le patronage du ministre saoudien du Commerce, Majid al-Qasabi, vise à transformer La Mecque et Médine en centres d'activités financières et commerciales dans le monde islamique.

La cérémonie de signature s'est déroulée en présence d'Abdallah Saleh Kamel, président du conseil d'administration de la chambre de La Mecque, qui est également président du conseil d'administration de la chambre islamique, et de Mounir Mohammed Nasser ben Saad, président du conseil d'administration de la chambre de Médine.

M. Al-Qasabi s'est déclaré satisfait du partenariat tripartite, qui comprend neuf plans adoptant des initiatives qualitatives, telles que le Forum mondial du halal, le Forum mondial des entrepreneurs à La Mecque, ainsi que cinq séances de discussion avec des chefs d'entreprise du monde entier, entre autres initiatives.

La vision saoudienne 2030 mentionne la «profondeur arabe et islamique, la force d'investissement pionnière et d'axe permettant de relier trois continents», souligne M. Kamel.

«Nous avons été inspirés par cette vision pour établir le partenariat Manafea – constitué d'une série d'initiatives liées à La Mecque et à Médine – de la façon suivante: exploiter le statut sacré des deux Villes saintes à l’échelle mondiale et les transformer en un centre d’événements commerciaux et une plate-forme pour la connaissance et la créativité liées au monde et aux pratiques islamiques», ajoute-t-il.

«Notre ambition n'est pas limitée par les neuf plans inclus dans le programme. Il existe d'autres engagements liés à des études importantes, des projets stratégiques ambitieux, et nous avons pensé qu'il fallait approfondir leurs études avant de les lancer, notamment l’étude baptisée «Made in Makkah», qui pourrait être une zone franche mondiale», précise-t-il.

En outre, il est important de mettre en place une exposition permanente des produits et services des pays islamiques.

«Ces deux initiatives ont une dimension mondiale conforme à la Vision 2030 et elles sont complémentaires des dizaines d'initiatives liées aux deux Saintes Mosquées», souligne-t-il.

Mounir Mohammed Nasser ben Saad a également fait référence à la Vision 2030 pour un avenir radieux.

«Nous sommes fiers d'être désormais à l'aube d'une nouvelle étape mondiale représentée par ce partenariat issu d'une plate-forme réelle, diverse et attractive qui contribuera à un changement qualitatif en termes de civilisation, de patrimoine et de zones urbaines pour La Mecque et Médine», déclare-t-il.

Le secrétaire général de la chambre de la Mecque, Ismat Abdelkarim Maatouk, a souligné que le forum représente une plate-forme pour stimuler les relations commerciales et les investissements entre les pays islamiques, ainsi que pour renforcer les activités économiques dans les Villes saintes.

Il ajoute: «Le gouvernement saoudien a fourni de nombreuses facilités et des cadres juridiques destinés à créer un environnement propice pour les investissements. En ce qui concerne La Mecque, les données indiquent que cette année verra une augmentation du nombre de pèlerins de 30% par rapport à l'année dernière. Leur nombre devrait atteindre 2,5 millions, dont 1,7 million d’étrangers et huit cent cinquante mille locaux, selon une étude récente et spécialisée préparée par la chambre de commerce de La Mecque.

«La capacité d'accueil des unités résidentielles et des hôtels autorisés à héberger des pèlerins est estimée à quelque 3,3 millions de pèlerins, en fonction de l'évolution des constructions. Cette saison, nous avons besoin de soixante-six mille bus et voitures pour transporter les pèlerins, et les revenus estimés de la saison actuelle du pèlerinage sont de près de 23 milliards de riyals saoudiens (6,1 milliards de dollars: 1 dollar = 0,94 euro).»

Ces chiffres ne sont que des exemples des importantes opportunités d'investissement qui existent pendant la saison du Hajj, conclut-il, soulignant que des partenariats fructueux peuvent être établis entre plusieurs parties pour créer une coopération exemplaire entre les investisseurs.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.