Rétrospective 2022: une année historique pour le football mondial

Lionel Messi  soulève le trophée de la Coupe du monde de la FIFA au stade Lusail, au nord de Doha, le 18 décembre 2022. (Photo, AFP)
Lionel Messi soulève le trophée de la Coupe du monde de la FIFA au stade Lusail, au nord de Doha, le 18 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 01 janvier 2023

Rétrospective 2022: une année historique pour le football mondial

  • Considérée comme l’une des plus prestigieuses compétitions au monde, la Ligue des champions de l’UEFA a tenu toutes ses promesses
  • Dès le début des phases de groupe et surtout avec l’incroyable victoire de l’Arabie saoudite face à l'Argentine, on sentait que cette Coupe du monde, la première organisée dans un pays arabe, réservait bien des surprises

CASABLANCA: Opium des peuples, sport le plus populaire au monde, mais aussi le plus suivi, le football a occupé tout au long de l'année 2022 le devant de la scène, avec un apogée qui coïncide avec la fin de l'année: la Coupe du monde de football qui s’est déroulée au Qatar.

Comme toujours, le spectacle a été garanti. Entre compétitions prestigieuses, transferts de joueurs et révélations, il faisait bon vivre sur la planète foot en 2022. Retour sur les moments marquants du football en 2022.

La Ligue des champions UEFA 2021-2022

Considérée comme l’une des plus prestigieuses compétitions au monde, la Ligue des champions de l’UEFA a tenu toutes ses promesses. Quatre-vingts clubs participants, 4 327 377 spectateurs dans les différents stades européens, soit 34 898 spectateurs en moyenne par match, qualifications comprises, et un seul vainqueur: le Real Madrid. Mais avant ça, une première grande surprise puisque le FC Barcelone n’arrive pas à se qualifier pour les huitièmes de finale.

Le Real Madrid, disposant de l’un des effectifs les moins prometteurs de son Histoire, arrive à se hisser jusqu’en finale, porté par un Karim Benzema de légende. Des scénarios rocambolesques, des remontadas à la pelle, la 67e édition de la Ligue des champions tient en haleine tous les fans de foot, jusqu’à la finale, qui oppose l’équipe de Liverpool, pourtant favorite, au Real Madrid. Dans l’antre du Stade de France à Paris, le Real prend le meilleur sur Liverpool grâce à un but de Vinicius.

La rencontre, qui rassemblera 75 000 spectateurs, sera émaillée par des vols et des agressions d'une importance inhabituelle autour du stade, une partie de la presse dénonçant l'incapacité des autorités à assurer un dispositif efficace de maintien de l'ordre. Une polémique qui remettra en question la capacité de la France à organiser de grands événements.

Benzema, le Ballon d’or du peuple

«Ce Ballon d'or, c'est individuel, mais ça reste collectif, c'est le Ballon d'or du peuple», a déclaré Karim Benzema avec entre les mains le prestigieux trophée annuel décerné par le magazine France Football. Un Ballon d’or, rien que ça, pour le Français d’origine algérienne. Sacré Ballon d'or après une saison de rêve, l'attaquant du Real Madrid est devenu, lundi 17 octobre 2022, le premier Français depuis Zinedine Zidane en 1998 à atteindre cette consécration.

Karim Benzema a quasiment tout gagné au cours de la saison 2021-2022: Ligue des champions et championnat d'Espagne en club, Ligue des nations en sélection, titres de meilleur buteur et de meilleur joueur d'Espagne en 2021-2022. Amplement mérité!

Erling Haaland, la confirmation nordique

Ses statistiques avec Dortmund faisaient peur. Buteur prolifique, explosif et athlétique, Haaland a surpris la planète foot. À Dortmund, pour sa dernière saison, il est élu meilleur attaquant de la saison 2020-2021 de la Ligue des champions. Doublés, triplés, le Norvégien ne sait s’exprimer qu'avec outrance sur le carré vert. En mai 2022, Manchester City annonce avoir conclu un accord avec le Borussia Dortmund pour le rachat du contrat de l'attaquant norvégien, après avoir activé sa clause libératoire de 60 millions d'euros. Alors que de nombreux observateurs affirmaient qu’Erling Haaland ne pourrait pas continuer sur sa lancée en Premier League (championnat d’Angleterre de football), ce dernier fait taire tout le monde: il réalise 2 triplés lors de ses 5 premiers matchs; un contre Crystal Palace, le 27 août 2022; et un autre contre Nottingham Forest, quatre jours plus tard. Il inscrit 9 buts en seulement 5 rencontres, du jamais-vu en Premier League. À ce jour, il en est à 23 réalisations avec son nouveau club. Un futur Ballon d’or.

Coupe du monde: le Maroc se révolte, Walid Regragui change les mentalités 

Dès le début des phases de groupe et surtout avec l’incroyable victoire de l’Arabie saoudite face à l'Argentine, on sentait que cette Coupe du monde, la première organisée dans un pays arabe, réservait bien des surprises. Belgique, Canada, Espagne puis Portugal, le Maroc, pas rassasié de terminer premier de son groupe, s’offre une belle série de victoires face aux meilleures nations du football. Un homme derrière cet exploit: Walid Regragui. Ayant pris les commandes de la sélection marocaine à peine trois mois avant le début du Mondial, ce dernier aura su inculquer une philosophie de la gagne à ses Lions. Résultat: une place en demi-finale, une équipe arabe et africaine qui arrive pour la première fois à ce stade de la compétition, et surtout, un plafond de verre brisé. Une inspiration pour les sélections arabes et africaines, pour qui, désormais, remporter une Coupe du monde n’est plus impossible.

Messi conforte son statut de meilleur joueur de l’Histoire

Les fans du Ballon d’or l'espéraient au plus profond d’eux-mêmes: voir enfin Lionel Messi remporter la Coupe du monde. C’est chose faite. L’Histoire se rappellera cette image, celle de Lionel Messi, vêtu d’un bisht, soulevant la Coupe du monde, après une finale pour le moins historique entre la France et l’Argentine. Après nous avoir régalés pendant deux décennies avec son génie, la «Pulga» remporte enfin le trophée qui manquait à son énorme collection et il s’inscrit dans les pas de Diego Maradona. Une question semble enfin trouver sa réponse: qui est le meilleur joueur de football de tous les temps?


L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche

Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
Une femme passe devant une fresque antiaméricaine peinte sur le mur de l'ancienne ambassade des États-Unis, aujourd'hui transformée en musée, à Téhéran, le 12 juin 2026. (Photo AP/Vahid Salemi).
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  • L’Iran et les États-Unis se disent proches d’un accord pour mettre fin à plusieurs mois de tensions au Moyen-Orient
  • Des désaccords persistent sur le nucléaire iranien, les sanctions économiques et le dossier libanais

TEHERAN: L'Iran et le médiateur pakistanais ont affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis était proche pour mettre fin à trois mois et demi de conflit au Moyen-Orient, un haut responsable américain affichant également un ton optimiste.

Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.

"Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.

"Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir", a-t-il déclaré.

Le ministre a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz.

Il a cependant accusé Israël de chercher des "prétextes" pour faire "dérailler" un éventuel accord avec Washington.

Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", selon Shehbaz Sharif.

- Signature "à distance" -

Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat.

La Suisse a déjà proposé d'accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi dans la ville française d'Evian, près de Genève. Mais Téhéran a affirmé qu'une fois finalisé, le protocole d'accord serait signé "à distance".

Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.

Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis.

Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit".

"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi.

- Dilution de l'uranium -

L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.

Washington a livré de son côté une toute autre version du texte.

Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays.

Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%.

Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires.

Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.

- Liban -

Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance.

Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.

Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Autre point d'achoppement majeur, le front libanais.

Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.


Erdogan et Netanyahu s'écharpent sur le Proche-Orient

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
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  • Recep Tayyip Erdogan a vivement accusé Benjamin Netanyahu de “marcher sur les pas d’Hitler”, dénonçant la politique israélienne à Gaza comme une “usine à souffrance” et un “réseau génocidaire”
  • Les échanges verbaux se sont durcis : Israël a répliqué en qualifiant Erdogan de “dictateur antisémite”, tandis que les tensions s’intensifient autour de Gaza, du Liban et de la sécurité régionale

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "marcher sur les pas d'Hitler", les deux dirigeants se renvoyant le qualificatif de "génocidaire" par discours et communiqués interposés.

Affirmant qu'Israël s'est mué en une "usine à créer de la souffrance" se nourrissant "de sang et de larmes", le chef de l'Etat turc a à nouveau comparé M. Netanyahu à Adolf Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l'histoire".

Mercredi, le président Erdogan, à couteaux tirés avec Benjamin Netanyahu depuis le déclenchement de la guerre à Gaza fin 2023, avait déjà déclaré que "la sécurité de la Turquie commence (...) à Alep, Damas et Beyrouth", estimant que le Premier ministre israélien et "sa clique criminelle" menacent également la Turquie.

"Nous ne tolérerons aucun fait accompli dans les pays frères et ne resterons pas les bras croisés face aux attaques", a-t-il ajouté face aux députés de son parti. En soulignant que l'armée israélienne "refuse de se retirer du Liban", où ses frappes ont fait quelque 3.700 morts depuis le déclenchement le 2 mars de sa nouvelle guerre contre le Hezbollah, selon les autorités locales.

Le bureau de Benjamin Netanyahu a rétorqué mercredi soir dans un communiqué en accusant "le dictateur antisémite Erdogan, auteur d'un génocide contre les Kurdes", de soutenir le Hamas et d'emprisonner ses opposants, jugeant qu'"il est bien le dernier à pouvoir donner des leçons de morale à Israël".

Revenant à la charge, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi les méfaits à Gaza du "réseau génocidaire sioniste dirigé par Netanyahu".

"Ceux qui s'attaquent à notre région comme des requins assoiffés de sang devront un jour répondre de leurs actes", a-t-il conclu.


Médiation Etats-Unis/Iran : le Premier ministre du Pakistan affirme qu'un accord sur un texte de paix a été "atteint"

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
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  • Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme qu’un accord sur le texte final d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aurait été atteint, le Pakistan jouant un rôle de médiation entre les deux parties
  • Malgré des tensions et des accusations de désinformation, l’Iran estime que la conclusion d’un accord avec les États-Unis n’a jamais été aussi proche, tandis que Donald Trump conteste des fuites et nie qu’un texte corresponde à ce qui a été convenu

ISLAMABAD: Le Premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif a déclaré vendredi qu'un accord avait été "atteint" sur le texte d'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous pouvons confirmer qu'un accord sur le texte final de l'accord de paix a été atteint et que le Pakistan maintenant travaille avec les deux parties pour finaliser les étapes suivantes", a écrit M. Sharif sur X.

"La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a-t-il dit.

L'Iran a lui-même affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis n'avait "jamais été aussi proche", semblant vouloir calmer le jeu après un message furieux de Donald Trump accusant Téhéran de faire circuler un faux texte.

"Alors que le Pakistan déploie d'intenses efforts de médiation, nous avons pleinement conscience du fait qu'une campagne de désinformation incessante est menée par ceux qui veulent saboter l'accord de paix", a encore déclaré le ministre pakistanais.