Dix personnalités à la Une en 2023

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, assiste à la 29e réunion des dirigeants économiques de l'APEC (AELM) lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok, le 19 novembre 2022 (Photo, AFP).
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, assiste à la 29e réunion des dirigeants économiques de l'APEC (AELM) lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok, le 19 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 31 décembre 2022

Dix personnalités à la Une en 2023

  • La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva sera en première ligne en 2023
  • Première femme arabe à disputer la finale du tournoi de Wimbledon, la joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur, a deux objectifs pour l'année prochaine

PARIS: Du gouverneur de Floride, le républicain Ron DeSantis, au prodige français du basket Victor Wembanyama en passant par la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen : dix personnalités à suivre dans le monde en 2023.

Ron DeSantis 

Année critique pour Ron DeSantis, 44 ans. Le très populaire gouverneur de Floride, réélu haut la main en novembre à la tête de cet Etat du sud-est américain, devrait annoncer sa candidature aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2024.

Cette étoile montante du camp conservateur affronterait alors son ancien mentor Donald Trump, qui l'afflige du sobriquet "Ron la Morale" ("Ron de Sanctimonious").

Kristalina Georgieva 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva sera en première ligne en 2023 pour tenter de conjurer une crise de la dette à grande échelle.

La pandémie et le conflit russo-ukrainien ont fragilisé l'économie mondiale, fait exploser les emprunts des Etats et nourri une inflation vertigineuse. Entre hausse des taux d'intérêt et récession qui guette, nombre de pays plus fragiles risquent le défaut de paiement.

Prince Harry

Après son départ fracassant de la famille royale avec son épouse Meghan en 2020, son interview-choc en 2021 et une série documentaire diffusée sur Netflix le 8 décembre, le prince Harry publie ses mémoires en janvier.

Ce livre titré "Le Suppléant" et annoncé sans filtre, risque de faire grand bruit à quelques mois du couronnement de son père Charles, le 6 mai.

Bob Iger

Rappelé en novembre à la tête de Disney, Bob Iger a deux ans pour sauver son héritage et rattraper les pertes des plateformes de streaming avec lesquelles le géant américain du divertissement s'est lancé à l'assaut de Netflix.

Son prédécesseur Bob Chapek, parti par la petite porte, s'était aussi attiré le courroux du gouverneur de Floride Ron DeSantis en critiquant sa loi "Don't say gay". Ce texte proscrit l'enseignement de sujets liés à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre en école primaire. En représailles, DeSantis a supprimé le statut particulier dont bénéficiait le parc d'attractions Disney World en Floride depuis les années 1960.

Ons Jabeur

Première femme arabe à disputer la finale du tournoi de Wimbledon, la joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur, a deux objectifs pour l'année prochaine: devenir N.1 mondiale et gagner un tournoi du Grand Chelem.

La N.2 mondiale âgée de 28 ans, est célébrée comme une star en Tunisie où le ministre des Sports lui a décerné le titre de "Ministre du Bonheur". La joueuse, qui a commencé à percer dans le classement professionnel en 2018, a entraîné tout le pays à goûter cette discipline.

Sydney McLaughlin

L'Américaine Sydney McLaughlin, première coureuse à avoir brisé la barrière des 51 secondes sur le 400 mètres haies, devrait faire des étincelles lors des prochains championnats du monde d'athlétisme à Budapest en août.

La championne de 23 ans, qui a déjà pulvérisé quatre fois le record du monde (50'68) de sa discipline fétiche, a laissé entendre qu'elle pourrait s'essayer au 400 mètres simple ou au 100 mètres haies.

Peter Obi

Créera-t-il la surprise à l'élection présidentielle de février au Nigeria ? Le travailliste Peter Obi veut incarner le changement attendu par la jeunesse du pays le plus peuplé d'Afrique, en succédant au président Muhammadu Buhari.

Ce catholique de 61 ans, qui affirme avoir la même montre depuis 17 ans et porter des chaussures valant moins de 60 euros, s'affiche comme le candidat incorruptible face à ses adversaires des deux principaux partis nigérians.

Margot Robbie 

Elle incarnera "Barbie" au côté de Ryan Gosling, dans le film très attendu de la réalisatrice féministe Greta Gerwig, puis retrouvera Brad Pitt dans "Babylon" de Damien Chazelle : la star australienne Margot Robbie poursuit l'an prochain sa prodigieuse ascension à Hollywood.

Tsai Ing-wen

Présidente de Taïwan depuis 2016, Tsai Ing-wen devra affronter ces prochains mois la pression grandissante de la Chine, qui a multiplié les incursions dans l'espace aérien de l'île, détachée du continent depuis 1949.

En août dernier, les tensions ont atteint un niveau inédit après la visite à Taïwan de la cheffe des députés américains Nancy Pelosi, à laquelle Pékin a répondu par de grandes manoeuvres militaires.

Victor Wembanyama

L'"extraterrestre" Victor Wembanyama est hautement pressenti pour devenir en juin prochain le basketteur N°1 de la prochaine draft de la NBA (vivier dans lequel piochent les équipes du championnat américain).

Le prodige filiforme de 2,21m, tout juste majeur mais déjà suivi de près par le public américain, joue actuellement pour les Metropolitans 92 (région parisienne) dont les matches sont retransmis aux Etats-Unis, du jamais-vu pour un joueur et un championnat non-américain.


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
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  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.