Rapprochement Turquie-Syrie: Washington s'oppose à une normalisation des relations avec Bachar al-Assad

Le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price (Photo, AFP).
Le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 04 janvier 2023

Rapprochement Turquie-Syrie: Washington s'oppose à une normalisation des relations avec Bachar al-Assad

  • «Nous ne soutenons pas les pays qui intensifient leurs relations ou expriment leur soutien à la réhabilitation de Bachar al-Assad, un dictateur brutal», a déclaré Ned Price
  • «Nous exhortons les Etats à soigneusement examiner le bilan atroce du régime Assad en matière de droits humains au cours des douze dernière années»

WASHINGTON: Washington a appelé mardi toutes les nations à réfléchir à deux fois avant toute normalisation des relations avec le "brutal" président syrien Bachar al-Assad, dont un de ses ministres a récemment rencontré son homologue turc en Russie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, un soutien clé des rebelles cherchant à renverser Bachar al-Assad depuis 2011, s'est dit dorénavant ouvert à une rencontre avec le dirigeant de Damas.

Leurs ministres de la Défense se sont rencontrés à Moscou fin décembre, première rencontre officielle à ce niveau entre les deux pays depuis le début de la guerre.

"Nous ne soutenons pas les pays qui intensifient leurs relations ou expriment leur soutien à la réhabilitation de Bachar al-Assad, un dictateur brutal", a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

"Nous exhortons les Etats à soigneusement examiner le bilan atroce du régime Assad en matière de droits humains au cours des douze dernière années, alors qu'il continue d'infliger des atrocités au peuple syrien et de refuser l'accès à une aide humanitaire vitale", a t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque rencontre l'opposition syrienne

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a rencontré mardi les dirigeants de l'opposition syrienne, peu après les premiers contacts ministériels directs entre Ankara et Damas depuis 2011.

Le chef de la diplomatie turque a posté sur Twitter des images de sa rencontre à Ankara avec le chef du Conseil national de l'opposition syrienne, Mahmut al-Maslat, et d'autres dirigeants.

"Nous avons réitéré notre soutien à l'opposition et au peuple syriens conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies", a écrit M. Cavusoglu, en référence à un appel de 2015 de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu et d'un règlement politique en Syrie.

M. Cavusoglu a déclaré qu'il comptait rencontrer son homologue syrien Faisal Mekdad à Moscou au cours de la deuxième quinzaine de janvier.

Mais Damas ne semble pas partager les désirs d'ouverture d'Ankara. Certains analystes estiment que M. Assad n'acceptera pas de rencontrer M. Erdogan avant la tenue en Turquie d'élections générales, prévues au plus tard en juin.

La possibilité d'une réconciliation entre les deux pays a alarmé les dirigeants de l'opposition syrienne, qui résident principalement dans les régions syriennes qui sont sous le contrôle indirect d'Ankara.

Bachar al-Assad, appuyé par la Russie, a repris le contrôle de la majorité du territoire syrien au cours d'un conflit qui a tué un demi-million de personnes, fait déplacer la moitié de la population du pays d'avant-guerre et vu la montée du groupe Etat islamique (EI).

L'année dernière ayant enregistré le plus faible nombre de morts depuis le début du conflit, un nombre croissant de pays considèrent M. Assad comme le vainqueur.

Les Etats-Unis autorisent depuis 2020 l'application de sanctions contre Bachar al-Assad tant que le régime n'a pas rendu de comptes pour les atrocités commises.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com