Brésil: des bolsonaristes sèment le chaos dans les lieux du pouvoir à Brasilia

Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro manifestent contre le président Luiz Inacio Lula da Silva, devant le Congrès national du Brésil à Brasilia (Reuters).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro organisent une manifestation sur l'Esplanada dos Ministerios à Brasilia le 8 janvier (AFP).
Des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro organisent une manifestation sur l'Esplanada dos Ministerios à Brasilia le 8 janvier (AFP).
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Publié le Lundi 09 janvier 2023

Brésil: des bolsonaristes sèment le chaos dans les lieux du pouvoir à Brasilia

  • Les bolsonaristes radicaux arrivés en masse ont pris de court les forces de sécurité, une semaine après l'investiture du président de gauche Lula
  • Jair Bolsonaro, qui n'a jamais félicité Lula pour son élection et a boudé son investiture, a quitté le Brésil deux jours avant la fin de son mandat

BRASILIA: Des centaines de partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro ont envahi dimanche le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême, à Brasilia, faisant d'importants dégâts, selon les images diffusées sur les réseaux sociaux.

"Cette tentative absurde d'imposer la volonté par la force ne prévaudra pas", a averti le nouveau ministre de la Justice Flavo Dino, sur Twitter, ajoutant: "il va y avoir des renforts".

Les bolsonaristes radicaux arrivés en masse ont pris de court les forces de sécurité, une semaine après l'investiture du président de gauche Lula, dont ils n'ont jamais reconnu la victoire contre Jair Bolsonaro à la présidentielle d'octobre, a constaté un photographe de l'AFP.

Brésil: des élus français dénoncent «les attaques de l'extrême droite»

Des élus français, du camp présidentiel et de l'opposition de gauche, ont fustigé dimanche soir les "attaques de l'extrême droite" au Brésil et ont affiché leur soutien au président Lula après l'envahissement de plusieurs institutions par des militants bolsonaristes.

"Solidarité avec le peuple brésilien, dont les institutions sont attaquées par des militants d'extrême droite. Voilà où mène le complotisme, la délégitimation d'un président démocratiquement élu et la remise en cause du suffrage universel", a tweeté l'eurodéputé macroniste Stéphane Séjourné, à la tête du parti Renaissance.

A gauche, l'Insoumis et ex-candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a accusé "l'extrême droite" brésilienne de "tenter un putsch en mode Trump contre le nouveau président de gauche Lula". "Solidarité avec la démocratie brésilienne!", a-t-il écrit sur le même réseau social.

"Voilà ce qu'est l'extrême droite partout dans le monde! Au final toujours le refus de la démocratie! Soutien total à #Lula président!", a aussi souligné le N.1 du Parti socialiste Olivier Faure, toujours sur Twitter.

"6 janvier 2021 Washington 8 janvier 2023 Brasilia. Le scénario se reproduit à l'identique, avec une extrême droite qui refuse le verdict des urnes. Soutien à Lula pour réinstaller la démocratie au Brésil", a abondé sa collègue députée Valérie Rabault, vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Des images impressionnantes, rappelant l'invasion du Capitole aux Etats-Unis, montrent sur les réseaux sociaux une véritable marée humaine de manifestants vêtus de jaune et vert prendre d'assaut les lieux de pouvoir à Brasilia.

La zone près de la Place des trois pouvoirs, où se côtoient le Palais présidentiel de Planalto, la Cour suprême et le Congrès, avait été pourtant bouclée par les autorités, mais les bolsonaristes sont parvenus à rompre les cordons de sécurité.

Jair Bolsonaro, qui n'a jamais félicité Lula pour son élection et a boudé son investiture, a quitté le Brésil deux jours avant la fin de son mandat et se trouve en Floride, aux Etats-Unis.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.