RDC: 24 civils tués dans une nouvelle attaque de milice dans le nord-est

Des commandants du groupe armé URDPC/CODECO (Union des Révolutionnaires pour la Défense du Peuple Congolais/Coopérative pour le Développement du Congo) traversent le village de Linga le 13 janvier 2022 (Photo, AFP).
Des commandants du groupe armé URDPC/CODECO (Union des Révolutionnaires pour la Défense du Peuple Congolais/Coopérative pour le Développement du Congo) traversent le village de Linga le 13 janvier 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

RDC: 24 civils tués dans une nouvelle attaque de milice dans le nord-est

  • Les miliciens Codeco (Coopérative pour le développement du Congo), qui disent défendre la communauté Lendu, sont accusés d'avoir mené ces attaques
  • Plusieurs maisons ont été incendiées et des biens pillés lors de ces attaques qui ont provoqué «un déplacement massif» de populations paniquées

BUNIA: Au moins 24 personnes ont été tuées dimanche par des miliciens dans plusieurs villages d'Ituri, province du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à des violences communautaires, ont indiqué lundi soir des sources civiles locales.

Les miliciens Codeco (Coopérative pour le développement du Congo), qui disent défendre la communauté Lendu, sont accusés d'avoir mené ces attaques, en représailles à la mort d'un enseignant Lendu tué dimanche matin par des miliciens du groupe "Zaïre" (qui dit défendre la communauté Hema), ont expliqué certaines de ces sources.

Un acteur humanitaire a annoncé dans la journée, sous couvert d'anonymat, la découverte des corps de 16 civils tués la veille "par les miliciens Codeco à Blukwa, Jisa et Largu", dans la chefferie (regroupement de villages) de Bahema Nord du territoire de Djugu.

Cette source a revu en début de soirée ce bilan à la hausse à 24 morts, après la découverte de nouveaux cadavres.

"Nous avons découvert d'autres corps à Jisa, à Largu et à Blukwa", ce qui fait passer le nombre de morts de 16 à 24, a confirmé à l'AFP Charité Banza, président de la société civile de cette chefferie. Le bilan pourrait encore s'alourdir. "D'autres villages demeurent inaccessibles", a-t-il ajouté.

"C'est une désolation... Nous mourons comme des animaux", s'est-il alarmé.

Selon lui, plusieurs maisons ont été incendiées et des biens pillés lors de ces attaques qui ont provoqué "un déplacement massif" de populations paniquées.

"Nous demandons au groupe Zaïre de cesser ses provocations, aux miliciens Codeco de respecter le processus de paix de Nairobi et aux autorités de mettre des militaires dans les villages de Hema et de Lendu" pour protéger les habitants, a demandé Désiré Mbutchu, militant d'une ONG de défense des droits humaines du territoire de Djugu.

Le porte-parole de l'armée congolaise en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, avait de son côté évoqué lundi dans la journée quatre civils tués, deux miliciens mis "hors d'état de nuire" par les forces armées de RDC (FARDC), dont un soldat a été tué et 4 blessés dans les combats.

Les Codeco étaient représentés à la session de pourparlers de paix organisée fin novembre à Nairobi avec plusieurs dizaines de groupes armés opérant dans l'est de la RDC. Les Zaïre avaient quant à eux décliné l'invitation.

Plusieurs attaques meurtrières suivies de représailles ont eu lieu depuis dans la province, riche en or et secouée depuis des années par des violences récurrentes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.