Des diplomates américains s'efforcent d'accroître la coopération entre les pays arabes et Israël

Créé en 2022, ce forum vise à favoriser la coopération entre les États arabes et Israël dans le cadre des accords d'Abraham (Photo, WAM).
Créé en 2022, ce forum vise à favoriser la coopération entre les États arabes et Israël dans le cadre des accords d'Abraham (Photo, WAM).
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Publié le Mercredi 11 janvier 2023

Des diplomates américains s'efforcent d'accroître la coopération entre les pays arabes et Israël

  • Des responsables américains, bahreïnis, égyptiens, marocains, émiratis et israéliens se sont rencontrés à Abou Dhabi dans le cadre du Forum du Néguev
  • «L'objectif était de développer un nouveau cadre régional», déclare un responsable du département d'État

WASHINGTON: Des responsables américains ont déclaré mardi qu'ils s'efforçaient d'accroître l'intégration et la coopération entre plusieurs États arabes et Israël dans divers domaines, dans le cadre du Forum du Néguev.
Créé en 2022, ce forum vise à encourager la coopération entre les États arabes et Israël dans le cadre des accords d'Abraham.
Les diplomates américains ont participé pendant deux jours à des réunions des groupes de travail du forum à Abou Dhabi cette semaine, aux côtés de hauts représentants des gouvernements du Bahreïn, de l'Égypte, du Maroc, des EAU et d'Israël.
«Ce que le Forum du Néguev a fait, c'est créer six groupes de travail qui se sont réunis ces deux derniers jours», a révélé Derek Chollet, conseiller au département d'État américain, lors d'un briefing téléphonique auquel Arab News a assisté.
«Ces six groupes de travail couvrent la sécurité régionale, l'énergie propre, la sécurité alimentaire et l'eau, la santé, le tourisme, ainsi que l'éducation et la coexistence», a-t-il ajouté.
«Très précisément, nous avons cherché à développer des mesures claires, concrètes et pragmatiques qui soutiendront l'intégration et nous allons aider à accroître la sécurité, la paix et la prospérité économique dans la région.»
Le forum a permis de développer les relations commerciales et économiques, le tourisme, les vols directs et les échanges culturels et universitaires entre plusieurs États arabes et Israël.
La Jordanie, qui a signé un traité de paix avec Israël en 1994, a refusé de participer au forum tant que les Palestiniens n'en feront pas partie.
Les Palestiniens considèrent le forum comme une tentative d'écarter leurs principales revendications, à savoir l'indépendance et la fin de l'occupation israélienne.
Elizabeth Allen, haute fonctionnaire américaine chargée de la diplomatie publique et des affaires publiques, a déclaré que depuis la signature des accords d'Abraham en 2020, la coopération en matière d'éducation entre les États arabes et Israël a augmenté.
«L'objectif de nos efforts collectifs dans ce Forum du Néguev avec nos partenaires était de développer un nouveau cadre régional qui a le potentiel de changer l'avenir du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. C'est notre travail en cours», a-t-elle ajouté.
Cindy McCain, ambassadrice des États-Unis auprès des agences des Nations unies à Rome, a déclaré que la sécurité alimentaire et hydrique est le problème le plus sérieux auquel sont confrontés de nombreux pays dans le monde, et que la situation s'est aggravée à cause de la guerre en Ukraine, du changement climatique et de la pandémie de la Covid-19.
Elle a avisé que le forum cherche à trouver des projets potentiels spécifiques et concrets que les pays participants pourraient développer afin de résoudre la crise de la sécurité alimentaire.
«Nous avons besoin d'un effort mondial uni afin de sauver des vies et de nous attaquer aux sources de la faim. Nous devons investir dans la science, la technologie et l'intégration de manière à créer des systèmes alimentaires efficaces et résilients pour l'avenir», a-t-elle soutenu.
La prochaine réunion du forum se tiendra au Maroc au printemps.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.