L'Arabie saoudite entrevoit un avenir centré sur l'intelligence artificielle à la veille du sommet du G20

Lors de la conférence de presse tenue jeudi à Riyad, le Dr Abdallah ben Sharaf Al-Ghamdi, président de L'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle, a affirmé que l'Arabie saoudite deviendra un leader mondial de l'intelligence artificielle d'ici 2030. (Photo d'AN par Basheer Saleh).
Lors de la conférence de presse tenue jeudi à Riyad, le Dr Abdallah ben Sharaf Al-Ghamdi, président de L'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle, a affirmé que l'Arabie saoudite deviendra un leader mondial de l'intelligence artificielle d'ici 2030. (Photo d'AN par Basheer Saleh).
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Publié le Vendredi 20 novembre 2020

L'Arabie saoudite entrevoit un avenir centré sur l'intelligence artificielle à la veille du sommet du G20

  • D'ici 2030, l'Arabie saoudite comptera parmi les leaders mondiaux en matière d'intelligence artificielle (IA), a déclaré un éminent expert saoudien, le Dr Abdallah ben Sharaf Al-Ghamdi, président de l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence
  • M. Al-Ghamdi : « Nous avons mis la touche finale à la logistique et aux procédures de création de la Société d'Intelligence Artificielle SDAIA »

DJEDDAH : D'ici 2030, l'Arabie saoudite comptera parmi les leaders mondiaux en matière d'intelligence artificielle (IA), a déclaré un éminent expert saoudien.

Le Dr Abdallah ben Sharaf Al-Ghamdi, président de l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle (SDAIA), a fait cette déclaration lors d'un entretien avec les médias au Centre international des médias à Riyad concernant la définition de nouvelles frontières, à la veille du sommet des dirigeants du Groupe des vingt (G20).

La SDAIA a développé l'année dernière la plate-forme Estishraf, qui s'appuie sur l'intelligence artificielle et qui se sert des données pour créer des aperçus diversifiés et répondre aux priorités des décideurs en Arabie saoudite. « Cette plate-forme nous a permis de réaliser des revenus s'élevant à 43 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,22 euro), rien qu'en 2019 », a déclaré M. Al-Ghamdi. « Cela témoigne sans aucun doute des grandes opportunités qui se présenteront à l'économie nationale lorsque l'IA deviendra une économie de la connaissance. »

Le président de la SDAIA a indiqué que l'Autorité a lancé l'initiative NSDAI lors du sommet mondial sur l'IA, organisé par la SDAIA et le secrétariat saoudien du G20, dans le cadre du programme des conférences internationales il y a deux semaines.

« Nous avons mis la touche finale à la logistique et aux procédures de création de la Société d'Intelligence Artificielle SDAIA, qui deviendra la branche nationale d'investissement en IA du pays », précise-t-il.

M. Al-Ghamdi, qui est également président du Sommet mondial de l'IA, a mis en lumière, dans son discours, les thèmes de l'économie numérique et le rôle de la technologie, en particulier la technologie liée à l'IA, et sa contribution à relever les défis de la pandémie de coronavirus. Il a également mis l'accent sur la manière de façonner l'avenir vers une « nouvelle situation normale ».

« Si nous sommes fiers de pouvoir relever ces défis, nous reconnaissons aussi qu'il est primordial, en dépit de toutes les circonstances que nous traversons, d'aborder de front les trois thèmes de la présidence saoudienne du G20 en vue de concrétiser les opportunités du XXIe siècle : responsabiliser les citoyens, sauvegarder la planète et dessiner une nouvelle frontière », affirme-t-il. « Au fur et à mesure que nous émergeons de la pandémie, une opportunité se présente de révéler le potentiel des avancées scientifiques et de se servir des technologies pour établir les fondements d'un avenir plus brillant et durable tant pour nous que pour nos enfants et les générations à venir. »

Il a déclaré que la technologie numérique jouait un rôle majeur dans le façonnement du présent et de l'avenir, et qu'elle continue à gagner de nouveaux terrains dans la vie, la carrière et l'éducation des gens, et dans bien d'autres domaines.

« Alors que les technologies émergentes telles que l'IA présentent un grand potentiel, il existe également un fossé numérique croissant qui, s'il n'est pas traité conjointement, se creusera davantage et conduira à une distribution inéquitable des bénéfices et des richesses que les nations pourront générer grâce à ces technologies », a déclaré M. Al-Ghamdi.

Consciente de ces risques, l'Arabie saoudite a engagé des dialogues fructueux au sein du G20 sur des sujets cruciaux qui façonneront les économies numériques et l'avenir, notamment une IA fiable, la libre circulation des données, les villes intelligentes ainsi que la sécurité et le mesurage de l'économie numérique.

Selon M. Al-Ghamdi, les capacités nationales exceptionnelles de l'Arabie saoudite en termes de numérique et de données permettent au pays de combattre et de résorber les effets de la pandémie, tout en continuant à aller de l'avant avec les objectifs nationaux pour concrétiser la Vision 2030 du Royaume. Le président du SDAIA a averti que, si l'IA peut enrayer certains emplois, de nouvelles opportunités d'emploi basées sur l'IA fleuriront.

« En fonction des objectifs que nous nous sommes fixés pour 2030, nous allons assurer la formation de 40 % de la main-d'œuvre en matière de données et de l'IA. D'ici 2030, nous disposerons en outre de plus de 20 000 spécialistes de l'IA et des données. Par ailleurs, 40 000 emplois directement et indirectement liés aux données et à l'intelligence artificielle seront créés », conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com