Olivio Gomes tué en 2020: procès aux assises requis pour le policier auteur des tirs

Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) observe une manifestation organisée dans la ville de Nice, sur la Côte d'Azur, le 01 octobre 2022. (Photo d'illustration, Valery HACHE / AFP)
Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) observe une manifestation organisée dans la ville de Nice, sur la Côte d'Azur, le 01 octobre 2022. (Photo d'illustration, Valery HACHE / AFP)
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Publié le Lundi 16 janvier 2023

Olivio Gomes tué en 2020: procès aux assises requis pour le policier auteur des tirs

  • L'avocat de famille d'Olivio Gomes n'a pas souhaité commenter
  • «Les vérités sortent. Aujourd'hui, il reste une seule réponse pour que l'on soit fixé, celle de la juge», a déclaré Leonel Gomes, le frère de la victime

VERSAILLES: Rarissime: le parquet de Versailles a requis le renvoi devant une cour d'assises d'un policier, poursuivi pour avoir "donné volontairement la mort" en octobre 2020 à Olivio Gomes, un automobiliste de 28 ans.

Il appartient désormais à la juge d'instruction chargée du dossier d'ordonner ou non son renvoi.

Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020, le fonctionnaire de la BAC de nuit de Paris est accusé d'avoir tué Olivio Gomez après l'avoir pris en filature depuis la capitale, et jusqu'en bas de chez lui, dans la cité Beauregard à Poissy (Yvelines).

La voiture d'Olivio Gomes avait été repérée auparavant par le fonctionnaire, âgé de 29 ans au moment des faits, et deux de ses collègues de la BAC, après des "manœuvres erratiques" sur le périphérique parisien.

A son bord, Olivio Gomes, le conducteur et deux passagers, de 29 et 33 ans, tous originaires des Yvelines.

Pendant plusieurs kilomètres, les policiers ont suivi la voiture sur le périphérique puis sur l'A13, sans se faire remarquer. Une première version des policiers évoquait un refus d'obtempérer.

Selon des vidéos de surveillance, les policiers se sont signalés auprès du véhicule d'Olivio Gomes 15 km plus loin, au niveau de la ville du Chesnay (Yvelines).

Le conducteur, sans permis et sous l'emprise de l'alcool et du cannabis, a ensuite immobilisé sa voiture à Poissy, en bas de sa résidence. Aucun excès de vitesse n'est signalé sur le trajet.

Ces éléments "ne pouvaient légitimement laisser penser aux policiers qu'ils se trouvaient confrontés à des individus dangereux" et "prêts à tout pour s'échapper", selon une source proche de l'enquête.

Selon la version des faits présentée par le policier, ce dernier a ouvert le feu sur le véhicule au moment où, arrivé à Poissy, il a redémarré et lui a foncé dessus.

«Intention d'homicide volontaire»

Olivio Gomes est touché par trois balles: à l'épaule, au cou et à l'omoplate gauche. Il a eu aussi les deux poumons perforés.

"En utilisant à trois reprises une arme potentiellement létale, dont il connaissait parfaitement le maniement, en visant et atteignant" la victime, "il ne pouvait, à ce moment précis des tirs, n'être animé que d'une intention d'homicide volontaire", selon la source.

Sa version a été rapidement remise en cause par l'enquête dont les éléments n'ont pas permis de démontrer que la voiture avait foncé sur le policier, considéré comme un "excellent tireur" par ses collègues.

Moins d'une semaine après les faits, l'auteur des tirs a été mis en examen pour "homicide volontaire" et placé sous contrôle judiciaire.

Selon les expertises, il ne se trouvait pas "en danger" et pas "sur la trajectoire du véhicule".

La Clio "ne pouvait matériellement pas atteindre" le policier, "qui se trouvait protégé" par son propre véhicule, "empêchant toute manœuvre visant à foncer directement sur" lui.

Sa réaction apparait "pour le moins disproportionnée" et la légitime défense "ne peut être retenue", affirme encore la source.

"Si le parquet sollicite son renvoi devant une cour d'assises, nous contesterons cette position qui est contraire aux éléments que nous avons pu relever dans le dossier qui légitiment l'action de feu", a réagi l'avocat du policier, Laurent-Frank Lienard, qui n'avait pas pris connaissance du réquisitoire définitif, signé le 6 janvier.

L'avocat de famille d'Olivio Gomes n'a pas souhaité commenter.

"Je vois cela comme une nouvelle victoire, depuis le début ce sont que des petites victoires: les expertises, la reconstitution... Les vérités sortent. Aujourd'hui, il reste une seule réponse pour que l'on soit fixé, celle de la juge", a déclaré Leonel Gomes, le frère de la victime.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.


"La France vous aime", "l'Arménie avec l'Europe", clame Macron sur les lieux du séisme de 1988

Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron réaffirme à Gyumri l’amitié forte entre la France et l’Arménie, en évoquant la mémoire du séisme de 1988 et le soutien historique français
  • Il soutient une Arménie tournée vers l’Europe et la paix, malgré les tensions passées avec l’Azerbaïdjan, en insistant sur un partenariat durable

ARMENIE: "La France vous aime !", "l'Arménie avec l'Europe" : Emmanuel Macron a conclu mardi sa visite d'Etat dans cette ex-république soviétique sur un message appuyé d'amitié et pro-européen depuis Gyurmi, ville martyre du tremblement de terre de 1988.

"Personne n’a oublié ce jour de décembre 1988 où les horloges se sont arrêtées, où la ville a été touchée et où le monde s’est levé +pour toi Arménie+", a lancé le président aux milliers d'habitants réunis sur la place Vardanants, au coeur de la cité reconstruite, pour un concert franco-arménien.

Deuxième ville du pays, Gyumri a été détruite à 60% lors du séisme qui fit près de 26.000 morts le 7 décembre 1988. A proximité immédiate de la Turquie, elle abrite aussi toujours aujourd'hui une base russe, héritée de l'URSS.

"Pour toi Arménie", chanson emblématique écrite par Charles Aznavour pour les victimes du tremblement de terre, avait été entonnée juste avant sur scène par l'orchestre d'Etat et le Choeur académique national d'Arménie.

"L'héritage de Charles Aznavour demeure immense et précieux pour les peuples arméniens et français", a proclamé la présentatrice du concert entre deux interprétations.

Les artistes Patrick Fiori et Joyce Jonathan ont aussi ajouté à la touche française, avec en toile de fond des écrans géants aux couleurs de la France.

Le Premier ministre Nikol Pachinian, qui accompagnait le président, était aussi un peu en campagne dans cette ville symbole à un mois des élections législatives du 7 juin.

Les deux dirigeants se sont d'ailleurs prêtés à un long bain de foule après s'être inclinés devant le monument aux victimes du séisme sur une autre note de Charles Aznavour ("Emmenez-moi").

Le tremblement de terre avait alors eu une forte résonnance en France, pays qui abrite une importante diaspora arménienne (400.000 personnes).

La France "s’est mobilisée", dépêchant plus de 500 sapeurs-pompiers et militaires sur place, a rappelé Emmanuel Macron.

"Après l’enfer, après l’hiver, c’est un nouveau printemps", a-t-il salué, citant les paroles de "Pour toi Arménie", sans esquiver les "difficultés" du pays ces dernières années avec le long conflit territorial contre l'Azerbaïdjan, autre héritage de l'URSS.

Nikol Pachinian a conclu un accord de paix après la reconquête de l'enclave du Karabakh, majoritairement peuplée d'Arméniens, par Bakou en 2023, malgré le traumatisme ressenti dans la population.

"Comme Gyumri est là, avec ce nouveau visage, l’Arménie avance en paix, en stabilité, avec l’Europe", a estimé Emmanuel Macron sous les applaudissements.

"Comme nous étions là en décembre 1988, nous étions là dans les pires heures de 2020 (de la guerre, ndlr) et nous serons là aujourd'hui et demain à vos côtés. N'oubliez jamais que la France vous aime", a assuré Emmanuel Macron.