Strasbourg: 12 000 personnes en soutien aux manifestations en Iran

Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
Des personnes participent à un rassemblement contre le régime iranien devant le Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 janvier 2023. (AFP)
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Publié le Lundi 16 janvier 2023

Strasbourg: 12 000 personnes en soutien aux manifestations en Iran

  • Le cortège, submergé de drapeaux iraniens, s'est mis en route en début d'après-midi en direction du Parlement européen
  • L'Iran est secoué par une vague de contestation contre le pouvoir depuis la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini

STRASBOURG: Environ 12 000 personnes selon la police, venues de toute l'Europe, ont manifesté lundi à Strasbourg pour demander à l'Union européenne d'inscrire les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran, sur la liste noire des "organisations terroristes".

Le cortège, submergé de drapeaux iraniens, s'est mis en route en début d'après-midi en direction du Parlement européen où débute lundi la session plénière mensuelle des eurodéputés.

"Nous nous rassemblons pour faire entendre en Europe les femmes et les hommes iraniens et pour demander au Parlement européen de continuer à s'inscrire du bon côté de l'Histoire", a expliqué à l'AFP le député centriste du Parlement suédois Alireza Akhondi, organisateur de la manifestation.

"Sans l'aide de l'Europe, sans nous pour être leur voix, il n'y aura pas de révolution en Iran", a-t-il ajouté.

L'Iran est secoué par une vague de contestation contre le pouvoir depuis la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, décédée trois jours après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs pour avoir mal porté le voile islamique. Plusieurs personnes ont été condamnées à mort et exécutées en lien avec les manifestations.

Leurs visages et leurs noms étaient affichés sur des pancartes de manifestants qui ont clamé à de nombreuses reprises le slogan "Femme, Vie, Liberté!", cri de ralliement des foules qui protestent actuellement en Iran.

La présidente du Parlement européen Roberta Metsola a pris la parole à l'arrivée du cortège devant le siège de l'institution, assurant les manifestants que les eurodéputés étaient "avec eux".

"Nous pousserons la communauté internationale à répondre avec force à la terreur qui a été déclenchée par le régime sur le peuple dans les rues d'Iran", a-t-elle déclaré.

Masoud Hamidifar, 38 ans, réfugié iranien aux Pays-Bas, s'est lancé le 8 janvier de La Haye, siège de la Cour pénale internationale, dans un long périple à pied qui doit le mener jusqu'à Lyon où s'est suicidé Mohammad Moradi en se jetant dans le Rhône fin décembre pour attirer l'attention sur son pays. Il a fait une pause dans son périple qui l'avait déjà mené à Bruxelles pour être présent à ce rassemblement à Strasbourg. "Nous sommes tous ensemble pour avoir une seule voix", a-t-il expliqué à l'AFP.

"On profite de notre privilège d'être des citoyens européens pour pouvoir défendre cette révolution et leur (les Iraniens et surtout les étudiants, ndlr) apporter une voix qu'ils n'ont pas", expliquent Sahar Aghakhani, 26 ans, et Aida Tavakoli, 30 ans, étudiantes franco-iraniennes qui ont créé un collectif de soutien aux manifestations en Iran.

Une inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations "terroristes", comme l'ont déjà fait les Etats-Unis, "changerait énormément de choses, à la fois économiquement et géopolitiquement", estime Mme Aghakhani.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.