Messi-Ronaldo, le duel de légende en chiffres

Les nominés pour le meilleur joueur de football de la FIFA, l'attaquant de Barcelone et d'Argentine Lionel Messi et l'attaquant du Real Madrid et du Portugal Cristiano Ronaldo, le 23 octobre 2017 à Londres. (Photo d'archives, AFP)
Les nominés pour le meilleur joueur de football de la FIFA, l'attaquant de Barcelone et d'Argentine Lionel Messi et l'attaquant du Real Madrid et du Portugal Cristiano Ronaldo, le 23 octobre 2017 à Londres. (Photo d'archives, AFP)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

Messi-Ronaldo, le duel de légende en chiffres

  • Ronaldo est le meilleur buteur de l'histoire en équipe nationale toutes sélections confondues avec 118 buts marqués, un autre record
  • Messi pour sa part a inscrit 794 buts depuis ses débuts professionnels en 2004, dont 672 en 17 saisons avec le Barça, et 98 avec la sélection argentine (172 capes)

RYAD: L'un est auréolé de son récent titre de champion du monde, l'autre a choisi une retraite dorée en Arabie saoudite: deux légendes vivantes du football, l'Argentin Lionel Messi et le Portugais Cristiano Ronaldo, se retrouvent jeudi à Ryad lors d'un match de gala entre le Paris SG et une sélections des meilleurs joueurs des clubs saoudiens Al-Hilal et Al-Nassr. 

La longue rivalité sur les pelouses d'Espagne et d'Europe de Messi et Ronaldo est aussi une bataille de chiffres: 

S'il ne faut qu'un trophée, c'est la Coupe du monde, enlevée par l'Argentine de Lionel Messi en décembre au Qatar. Mais son premier titre majeur date de 2005 avec la Coupe du monde des moins de 20 ans. En 2008, il remporte le tournoi olympique à Pékin mais a dû attendre 2021 pour enlever la Copa America. En club, il a remporté 10 titres de Liga avec le FC Barcelone et un titre de champion de France. 

Ronaldo a à son palmarès un titre de champion d'Europe (2016) et de vainqueur de la Ligue des nations (2019). Sa carrière en clubs est plus foisonnante avec sept titres de champions avec trois équipes différentes (trois avec Manchester United, deux avec le Real Madrid, deux avec la Juventus Turin). 

Deux ans séparent Lionel Messi (35 ans) de Cristiano Ronaldo (37 ans). 

Ronaldo a remporté cinq fois la Ligue des champions (2008 avec United et 2014, 2016, 2017, 2018 avec le Real) contre seulement quatre à Messi au Barça (2006, 2009, 2011, 2015). 

Les deux hommes se sont aussi rencontrés cinq fois en Ligue des champions, avec deux victoires pour Messi et une seule pour Ronaldo (pour deux nuls). Le Manchester United de Ronaldo avait éliminé le FC Barcelone en demi-finales de la C1 en 2008, pour leurs premiers face-à-face sur la scène internationale. Messi avait pris sa revanche en finale de l'édition suivante en s'imposant 2-0 (avec un but inscrit). 

Depuis 14 ans, Messi et Ronaldo trustent le trophée du Ballon d'Or et seuls deux autres joueurs (Luka Modric en 2018 et Karim Benzema en 2022) ont réussi à s'immiscer dans le palmarès. La "Pulga" mène la danse avec sept trophées (2009, 2010, 2011, 2012, 2015, 2019, 2021) contre cinq au Portugais (2008, 2013, 2014, 2016, 2017). 

16 

Le nombre de victoires pour l'Argentin, lors des 35 confrontations en face-à-face toutes compétitions confondues, contre 10 pour le Portugais (pour 9 matches nuls). Messi a inscrit 22 buts lors de ces rencontres, contre 19 à Ronaldo. 

196 

Ronaldo est co-détenteur du record mondial de sélections en équipe nationale, avec le Koweïtien Bader Al-Mutawa. Le Portugais est aussi le meilleur buteur de l'histoire en équipe nationale toutes sélections confondues avec 118 buts marqués, un autre record. 

807 (au moins) 

En marquant avec Manchester United son 807e but en match officiel en mars, Cristiano Ronaldo a établi un nouveau record mondial en dépassant les 805 du Tchèque Josef Bican, selon la Fifa. Avec 140 buts, l'attaquant portugais est aussi le meilleur marqueur de l'histoire de la Ligue des champions (tour préliminaire exclu). 

Il est devenu lors de l'Euro en 2021 le meilleur buteur de l'histoire de la compétition continentale (14 buts en cinq participations, un autre record). 

En Coupe du monde, il est devenu au Qatar le premier joueur à avoir marqué un but dans cinq éditions du tournoi. 

Messi pour sa part a inscrit 794 buts depuis ses débuts professionnels en 2004, dont 672 en 17 saisons avec le Barça, et 98 avec la sélection argentine (172 capes). 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.