Sanctions contre l'Iran: Washington exempte l'Irak jusqu'à l'investiture de Biden

Une vue générale montre le Tigre qui traverse la capitale irakienne Bagdad, avec la tour de l'horloge Qishleh de l'époque ottomane à droite, le 17 septembre 2020 (Fichier / AFP)
Une vue générale montre le Tigre qui traverse la capitale irakienne Bagdad, avec la tour de l'horloge Qishleh de l'époque ottomane à droite, le 17 septembre 2020 (Fichier / AFP)
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Publié le Samedi 21 novembre 2020

Sanctions contre l'Iran: Washington exempte l'Irak jusqu'à l'investiture de Biden

  • Washington a accordé à l'Irak une nouvelle exemption des sanctions visant Etats et entités commerçant avec l'Iran, de 45 jours seulement
  • Depuis le rétablissement fin 2018 de ses sanctions contre Téhéran, Washington ne cesse de prolonger les délais accordés à Bagdad pour trouver d'autres fournisseurs

BAGDAD: Washington a accordé à l'Irak une nouvelle exemption des sanctions visant Etats et entités commerçant avec l'Iran, de 45 jours seulement, soit jusqu'à quelques jours avant l'investiture de Joe Biden à la Maison Blanche, a déclaré samedi un responsable irakien à l'AFP.


Les importations de gaz et d'électricité iraniens représentent près du tiers de la consommation de l'Irak, dont les infrastructures, en décrépitude depuis des années, n'ont ni la capacité ni l'entretien nécessaires pour conduire à l'indépendance énergétique des 40 millions d'habitants.


Depuis le rétablissement fin 2018 de ses sanctions contre Téhéran, Washington ne cesse de prolonger les délais accordés à Bagdad pour trouver d'autres fournisseurs.


Au moment où le gouvernement de Moustafa al-Kazimi arrivait au pouvoir en mai, les Etats-Unis --qui disputent à l'Iran l'influence en Irak-- avaient même accordé une exemption de quatre mois.


Ce coup de pouce n'a pas été renouvelé: la précédente était de 60 jours et la nouvelle de 45 jours car l'administration de Donald Trump "voulait une dernière chance d'avoir son mot à dire", assure le responsable irakien.


Beaucoup en Irak redoutent aujourd'hui un coup d'éclat de dernière minute du président américain sortant.


De nombreuses options sont sur la table: frapper l'Iran ou ses alliés en Irak, fermer l'ambassade à Bagdad ou lancer une nouvelle salve de sanctions contre des dirigeants ou des institutions pro-Iran en Irak.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.