Faisal ben Farhane appelle à rétablir la trêve au Yémen et à résoudre la crise palestinienne

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est exprimé mercredi au Forum économique mondial. (Capture d'écran/FEM)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est exprimé mercredi au Forum économique mondial. (Capture d'écran/FEM)
Short Url
Publié le Jeudi 19 janvier 2023

Faisal ben Farhane appelle à rétablir la trêve au Yémen et à résoudre la crise palestinienne

  • Le prince Faisal s’exprimait lors d’une table ronde du FEM, intitulée «The Middle East: Meeting Point or Battleground?»
  • Il espère qu’Israël travaillera à la résolution du conflit dans l’intérêt du peuple palestinien et de la région dans son ensemble

DAVOS: Mercredi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré  lors du Forum économique mondial (FEM) que des progrès étaient réalisés au Yémen, mais qu’il restait beaucoup à faire.

Lors d’une table ronde intitulée «The Middle East: Meeting Point or Battleground?» («Le Moyen-Orient: point de rencontre ou champ de bataille?»), le prince Faisal a insisté sur la nécessité de rétablir la trêve instaurée l’année dernière au Yémen et d’œuvrer pour en faire un cessez-le-feu permanent, ajoutant que le conflit au Yémen ne prendra fin que «par un règlement politique» et des «solutions négociées».

L’envoyé de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, s’exprimant lors de la même table ronde, a affirmé que la fin de la guerre ne serait «pas facile» et que la méfiance demeure, mais que des mesures sérieuses avaient été prises récemment. Il a par ailleurs remercié l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région pour leur rôle dans la négociation de la trêve de l’année dernière.

Lors de la table ronde, le ministre des Affaires étrangères a souligné que la Vision 2030 du Royaume permettait la construction et la croissance des économies de la région dans son ensemble.

Le prince Faisal (à droite) aux côtés de Fouad Hussein (à gauche), vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères d'Irak. (Capture d’écran/FEM)

Selon le prince Faisal, l’économie du Royaume sera celle qui connaîtra la croissance la plus rapide cette année, et le pays souhaite se concentrer sur le dialogue et les investissements pour stimuler les économies régionales voisines. «Nous recherchons des économies solides et fortes dans la région, et nous coopérons avec tous les pays voisins», a-t-il indiqué.

Le Royaume est enthousiaste à l’idée de renforcer la croissance économique de manière durable, non seulement pour lui-même mais aussi pour l’ensemble de la région, en ayant «moins de slogans et plus de projets», a déclaré le ministre.

Le prince Faisal s’est dit optimiste quant à la situation dans la région, ajoutant : «Le Moyen-Orient s’est avéré être l’espace de rencontre du monde par excellence, à l’intersection entre l’Orient et l’Occident.»

«Il y a un véritable esprit de coopération qui se développe dans la région. Il peut être contagieux et il peut aussi aider à résoudre les conflits encore existants dans la région et ailleurs», a-t-il poursuivi.

Évoquant la crise palestinienne, qu’il a qualifiée de «plus grand fardeau» pour la région, le prince Faisal a déclaré qu’il espérait que le nouveau gouvernement israélien comprenne qu’il était dans son intérêt de dialoguer sérieusement avec les Palestiniens pour résoudre le conflit.

Il a ajouté que le gouvernement israélien envoyait «certains signaux qui ne sont peut-être pas propices à cela», mais a dit espérer qu’il travaillera à la résolution du conflit dans l’intérêt du peuple palestinien et de la région dans son ensemble.

Alors qu’Israël a normalisé ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc en 2020, le prince Faisal a réaffirmé que l’Arabie saoudite s’opposait à ce qu’une telle démarche du Royaume soit liée à une solution et aux objectifs de création d’un État palestinien.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
Short Url
  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.