Expo 2030: La candidature saoudienne, un investissement dans l'avenir du pays, déclare le chef de la CRVR

Le chef de la Commission royale pour la ville de Riyad, en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (Photo, Twitter).
Le chef de la Commission royale pour la ville de Riyad, en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (Photo, Twitter).
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Publié le Vendredi 20 janvier 2023

Expo 2030: La candidature saoudienne, un investissement dans l'avenir du pays, déclare le chef de la CRVR

  • L'Arabie saoudite a déjà obtenu un soutien important pour sa candidature de la part de plus de 60 pays et organisations
  • Plus de 30 millions de personnes attendues à Riyad et un milliard pour l'interaction virtuelle dans le métavers

DAVOS: La candidature de l'Arabie saoudite à l'Expo 2030 est un investissement «dans l'avenir de nos citoyens, résidents et visiteurs», a déclaré le chef de la Commission royale pour la ville de Riyad, Fahd al-Rasheed.
«Nous pensons à l'héritage du site lui-même et à la manière dont il peut être utilisé. On ne peut pas simplement le construire, puis tout le monde fait ses bagages et part. Il doit être utilisé au-delà de nous.
«Nous réfléchissons donc à la conception des bâtiments et nous l'avons intégrée dans le plan directeur du site de manière à pouvoir les utiliser pour l'avenir du travail, l'avenir de l'éducation et la requalification», a-t-il ajouté.
S'adressant à la journaliste primée Emma Crosby lors d'une discussion spéciale au pavillon CNBC sur la promenade de Davos, en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, Al-Rasheed a fait remarquer que les infrastructures de l'Expo 2030 viendraient naturellement, compte tenu du travail déjà accompli dans le cadre de la Vision 2030 du prince héritier, Mohammed ben Salmane.
Sa vision de l'Expo ne se limite toutefois pas à l'aspect et à la convivialité du site, elle s'étend aussi à son héritage.
Al-Rasheed a indiqué: «L'héritage que nous laissera l'Expo 2030 ne sera pas un bâtiment. Il s'agit d'un engagement de masse, à une échelle jamais vue auparavant.
«C'est littéralement le plus grand événement au monde, et donc ce à quoi nous nous sommes engagés est le suivant; non seulement nous allons faire venir 30, 40 millions de personnes sur le site, ce qui est fantastique, c'est un record. Nous allons faire en sorte qu'un milliard de personnes interagissent avec lui sur le métavers et nous sommes en train de traduire cette vision en réalité», a-t-il ajouté.

Le pavillon de l'Arabie saoudite se dresse à Dubaï Expo 2022, qui a attiré 26 millions de visiteurs en six mois (Photo, Dubaï Expo 2020).

L'exposition virtuelle s'adresse à ceux qui ne peuvent pas se rendre à Riyad, mais le directeur général de la Commission royale pour la ville de Riyad a souligné qu'il s'agirait de bien plus qu'une simple visite virtuelle.
«Vous donneriez à un milliard de personnes l'occasion de la visiter, et ce serait le premier avantage. Le deuxième avantage est que ces personnes viendront et réaliseront une expérience sur la consommation d'eau et d'énergie, apprendront quelque chose et l'appliqueront chez eux. C'est ainsi que vous obtiendrez un impact massif.
«Et troisièmement, peut-être même qu’elles feront même des transactions, un travail virtuellement, ou rencontreront une personne ou une entreprise, obtiendront un investissement, etc. Donc, une fois encore, il faut que’elle soit utile à tout le monde pour qu'elle soit utilisée», a poursuivi Al-Rasheed.
Même dans ce cas, atteindre une présence sur place de plus de 30 millions de personnes serait un exploit encore jamais vu, l'Expo 2020 de Dubaï ayant attiré 26 millions de visiteurs sur six mois.
Il a signalé: «Vous devez avoir un grand site, une grande mobilité, ce que nous faisons déjà maintenant. Et le métro sera relié au site. Le site est juste au sud de l'aéroport. Donc, c'est essentiellement la porte d'entrée de la ville de Riyad. Et nous aurons de toute façon 140 000 chambres d'hôtel d'ici là. Et donc, l'Expo viendra naturellement.»
L'Arabie saoudite n'est pas étrangère à l'accueil de millions de visiteurs, étant donné qu'elle abrite les deux saintes mosquées qui attirent chaque année des millions de pèlerins pour le Hajj à La Mecque.
Toutefois, cela ne veut pas dire que la création d'un site aussi complexe sera bon marché. Le Royaume investira 8 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) pour faire de ce projet une réalité.
«Il s'agit d'un investissement très important. Nous pensons que cet investissement est totalement justifié. Nous avons également un objectif de retour sur investissement. Nous avons un objectif socio-économique concernant les emplois créés pendant, avant et après l'Expo.
«Le gouvernement saoudien ne se contente donc pas d'investir dans des bâtiments, des infrastructures et des éléphants blancs. Nous voulons en fait un retour sur investissement pour tout ce que nous faisons», a expliqué Al-Rasheed.
À propos du thème de l'Expo, «La prospective de demain», il a révélé: «Cela signifie que nous devons prendre la responsabilité de notre avenir, que nous soyons des pays, des entreprises ou des individus.
«Nous devons nous projeter dans les deux ou trois décennies à venir et examiner les opportunités qu'elles vont offrir, ainsi que les défis, et les relever. Nous devons les regarder droit dans les yeux.»
Ce thème comporte trois sous-thèmes: Un avenir différent, l'action climatique et la prospérité pour tous.
Pour illustrer le premier sous-thème, Al-Rasheed a donné l'exemple de la façon dont la robotique pouvait transformer une usine de 200 employés en une usine ne nécessitant que trois employés.
«L'usine est plus productive, mais qu'advient-il des 197 employés que vous venez de mettre au chômage? Il faut penser à la requalification. Ainsi, en me confrontant au problème, j'ai immédiatement pensé à ce que je devais faire pour le gérer d'un point de vue socio-économique.
«Vous avez la même chose sur le deuxième sous-thème, qui est l'action climatique. Que devons-nous faire? Pas seulement en tant que pays qui se réunissent et se mettent d'accord, etc. pour parler de ce à quoi l'avenir ressemblerait, mais aussi en tant qu'individu, quelle est ma contribution? Comment puis-je utiliser l'eau différemment, l'énergie différemment? Quel est mon rôle?»
Et sur le troisième sous-thème, il a ajouté: «Comment pouvons-nous offrir une chance à tout le monde? Ils peuvent ne pas la saisir, mais nous devons la leur offrir quand même.»
La capitale a déjà commencé à travailler sur l'action climatique et la durabilité, avec plus de 70 milliards de dollars investis dans de tels projets.
Al-Rasheed a signalé: «Nous avons dit que nous ne pouvions pas annoncer une stratégie d'hypercroissance sans avoir un engagement de durabilité. L'année dernière, nous avons donc annoncé la véritable stratégie de développement durable.
«Nous aimons notre environnement, nous aimons notre ville, et nous avons un engagement envers le monde. Nous allons donc changer tous nos systèmes, nous allons changer tous nos plans. Nous ferons en sorte que 30% de nos voitures soient des véhicules électriques d'ici 2030 et que 50% des sources d'énergie soient renouvelables d'ici 2030.»
De nombreux délégués du Forum économique mondial, des dirigeants d'entreprise, des journalistes et des investisseurs ont assisté à la discussion.
L'Arabie saoudite a présenté sa candidature à l'Exposition universelle 2030 en octobre dernier, dans une lettre envoyée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, au Bureau international des expositions, l'organisme international d'organisation de l'événement mondial depuis 1931.
Le Royaume a déjà obtenu un soutien important pour sa candidature de la part de plus de 60 pays et organisations dans le monde, dont la Chine, la France, la Turquie, la Grèce, l'Arménie, Cuba, des dizaines d'autres pays africains et l'Organisation de la coopération islamique.
La capitale du Royaume est en compétition avec Busan en Corée du Sud, Rome en Italie et Odessa en Ukraine pour l'Expo 2030, dont le scrutin sera organisé par le Bureau international des expositions (BIE) en novembre 2023, sur le principe d'un pays, une voix.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le Hezbollah dit mener des combats directs avec des forces israéliennes dans le sud

Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
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  • Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué
  • Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité

BEYROUTH: Le Hezbollah a indiqué mercredi mener des combats avec des forces israéliennes dans une localité située à la lisière de la "ligne jaune" établie dans le sud du Liban par Israël, qui étend ses opérations terrestres dans le pays.

L'armée israélienne avait élargi et intensifié ses frappes mardi sur des villes et villages dans le sud du Liban et dans des zones de l'est du pays limitrophes du sud, faisant au moins 31 morts selon les autorités.

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué.

Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité.

Ce village, situé au nord du fleuve Litani, revêt une importance stratégique pour sa proximité avec la ville de Nabatiyé, grande ville du sud visée par un nouvel appel à évacuation israélien avant des frappes, le deuxième depuis mardi.

Israël dit cibler le Hezbollah, qu'il accuse de violer le cessez-le-feu.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" que l'armée israélienne a établie dans le sud du Liban à une dizaine de kilomètres de la frontière, zone qu'elle interdit d'accès aux habitants et où elle mène de larges opérations de démolition.

Parallèlement à cette avancée, Israël a annoncé mardi étendre ses opérations terrestres contre le Hezbollah au-delà de la "ligne jaune", malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

"Nous intensifions notre action au Liban" et "nous renforçons la zone de sécurité afin de protéger les localités du nord" d'Israël, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.


L'Iran juge peu probable la reprise de la guerre avec les Etats-Unis

L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis
  • Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces

TEHERAN: L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre.

Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l'accès à internet a été partiellement rétabli en Iran, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays.

Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces.

"La probabilité d'une guerre est faible en raison de la faiblesse de l'ennemi", a lancé mercredi Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens, cité par l'agence de presse Tasnim. Mais "les forces armées se tiennent en alerte, leurs chargeurs pleins", a-t-il ajouté, jurant de "transformer la zone" allant de l'est à l'ouest du Golfe en "un cimetière pour les agresseurs".

La veille, la République islamique avait déjà menacé de riposter à tout "acte malveillant", accusant Washington d'avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé plus tôt avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des sites de lancement de missiles.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'information, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas.

Alors que les pays musulmans célèbrent l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, le président iranien Massoud Pezeshkian a délivré à cette occasion un message contre "les tyrans de notre époque".

 "Globalement positives"

Mercredi, les cours du pétrole fléchissaient de nouveau et les Bourses européennes ont ouvert en petite hausse.

Si l'enthousiasme des marchés est retombé après les signaux positifs du weekend, "il subsiste un air d'optimisme prudent quant à la signature et aux détails d'un protocole d'accord (MoU) entre les Etats-Unis et l'Iran", commente Chris Weston, responsable de la recherche chez le courtier Pepperstone.

Car le dialogue n'est pas rompu: l'agence iranienne Isna a fait état de "négociations globalement positives" après la visite de hauts responsables au Qatar, une première depuis le début des hostilités.

Ce déplacement avait pour but de discuter des "modalités d'accès" aux fonds gelés à l'étranger, dont une partie au Qatar, en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d'avoirs, "avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord", selon Isna.

C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps. Washington, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, réclame la destruction du stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes, en juin 2025.

Au-delà de la "ligne jaune" 

Donald Trump, qui doit réunir mercredi son gouvernement, cherche de son côté une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

"Si le mémorandum est signé (...), Trump revendiquera un succès diplomatique, les prix du carburant devraient baisser et l'Iran aura obtenu ce qu'il recherchait depuis le début: la fin des hostilités actives et un répit économique, avant d'être contraint de faire des concessions sur la question nucléaire", écrit sur son site le groupe de réflexion International Crisis Group.

A condition que son allié israélien, désireux de renverser la République islamique, ne fasse pas dérailler les discussions.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé une intensification de l'offensive de l'armée israélienne au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.

De nouvelles frappes mardi ont fait 31 morts, selon le gouvernement libanais. Et Israël a dit étendre ses opérations terrestres au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du pays.


Les pèlerins lapident Satan près de La Mecque, au premier jour de l'Aïd

Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante. (AFP)
Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante. (AFP)
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  • Après avoir jeté les cailloux, les hommes se rasent ou se coupent les cheveux et les femmes se taillent une mèche, marquant la sortie de l'état de pureté
  • Ils peuvent dès lors revêtir leurs habits habituels

MINA: Adnan Hamad "n'arrive pas à y croire": il a accompli mercredi le dernier grand rituel du hajj, comme 1,7 million de pèlerins venus à La Mecque malgré la guerre qui a ébranlé la région du Golfe.

Au premier jour de l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, des foules réunies dans l'ouest de l'Arabie saoudite se sont relayées sur un site de la vallée de Mina, à quelques kilomètres de la Grande mosquée, pour jeter des cailloux sur des stèles en béton symbolisant le diable.

Ce rituel reproduit symboliquement la lapidation du diable par Abraham aux trois endroits où Satan aurait tenté de le dissuader d'obéir à l'ordre de Dieu de sacrifier son fils Ismaël.

Après avoir jeté les cailloux, les hommes se rasent ou se coupent les cheveux et les femmes se taillent une mèche, marquant la sortie de l'état de pureté, appelé ihram, qui exige notamment le port d'une tenue blanche formée de deux pièces d'étoffe non cousues. Ils peuvent dès lors revêtir leurs habits habituels.

"Difficultés extrêmes" 

"Je n'arrive pas à croire que j'ai terminé les rites du hajj", témoigne Adnan Hamad, un Irakien de 58 ans accompagné de ses filles. "Chaque étape a été agréable malgré les difficultés extrêmes", dit-il à l'AFP en référence à la chaleur écrasante de cette région désertique parmi les plus arides au monde.

Marwa Dahchouri évoque "un sentiment vraiment unique". "C'est comme si vous étiez au paradis, ou comme si vous en étiez devenu une petite partie", raconte cette Egyptienne.

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, n'a pas dissuadé les croyants de faire le déplacement.

Jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite.

Malgré les incertitudes quant à une reprise du conflit, le pèlerinage a attiré plus de fidèles que l'an passé, d'après les autorités saoudiennes.

"Menace aérienne" 

Si les pèlerins sur place se réjouissent d'avoir pu observer l'un des cinq piliers de l'islam, le royaume se tient sur le qui-vive.

Le ministère de la Défense s'est déclaré prêt à "faire face à toute menace aérienne", et a diffusé une vidéo, largement reprise sur la télévision d'Etat saoudienne, montrant des batteries anti-aériennes déployées sur des collines en périphérie de La Mecque.

Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, s'est encore déroulé cette année sous une chaleur écrasante.

Mardi, les fidèles ont prié sur le mont Arafat, étape phare du hajj, sous des températures culminant à 45 degrés.

Ils ont ensuite passé la nuit à la belle étoile à Muzdalifah, à mi-chemin entre Arafat et Mina, où ils ont ramassé des cailloux afin de procéder à la "lapidation du diable".

Ultime étape de ce grand pèlerinage, le retour à La Mecque, la ville la plus sacrée de l'islam, pour un dernier tour de la Kaaba - structure cubique noire au cœur de la Grande mosquée vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Ce jour coïncide avec l'Aïd al-Adha, une fête célébrée en souvenir du sacrifice qu'avait failli accomplir Abraham en voulant immoler son fils Ismaël, avant que l'ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place, selon la tradition musulmane.

A cette occasion, les musulmans égorgent une bête, en général un mouton, et offrent une partie de la viande aux nécessiteux.