Khalid Al-Falih au G20 : une action commune pour restaurer la confiance dans l’investissement

Khalid Al-Falih, ministre saoudien de l'Investissement (photo Twitter @arabnews)
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Publié le Samedi 21 novembre 2020

Khalid Al-Falih au G20 : une action commune pour restaurer la confiance dans l’investissement

  • Dans un monde où « la pandémie a malheureusement créé des gagnants et des perdants », le Royaume se place relativement parmi les gagnants du fait de sa réaction précoce au virus
  • « La responsabilité du G20 n’est pas uniquement de vaincre la COVID-19, mais de jeter les bases de la manière dont le monde peut, à l’avenir, se préparer aux crises » a indiqué Al-Falih

RIYAD : Lors d’une conférence de presse donnée samedi dans le cadre du sommet du G20, Khalid Al-Falih, ministre saoudien de l’Investissement et ancien ministre de l’Énergie, a souligné que dans un monde où « la pandémie a malheureusement créé des gagnants et des perdants », le Royaume se place relativement parmi les gagnants du fait de sa réaction précoce au virus.

« Je me plais à penser que l’Arabie saoudite fait partie de ceux qui vont relativement gagner, grâce à l’efficacité de notre gouvernance, notre compétence décisionnelle, l’approche équilibrée que nous avons choisie pour faire face à la crise et la priorité que nous avons donnée à ce qui le mérite. Comme je l’ai dit plus tôt, notre position, dès le départ a été « sécurité, vies humaines avant tout ». En février, quand les gens se demandaient encore à quoi ressemblerait la Covid-19, nous avons pris des décisions précoces », a souligné Al-Falih. 

Le ministre de l’Investissement s’est également exprimé sur le thème de l’action commune des pays du G20 pour restaurer la confiance dans l’investissement. « La responsabilité du G20 n’est pas uniquement de vaincre la COVID-19, mais de jeter les bases de la manière dont le monde peut, à l’avenir, se préparer aux crises » a-t-il indiqué. Al-Falih a ajouté par ailleurs que « malgré les préoccupations liées à la COVID-19, l’Arabie saoudite a vu s’accroître les investissements directs étrangers ». Le ministre a également rappelé que « grâce à la diversification des ressources, l’Arabie saoudite restera le « Royaume de l’Énergie ». « Nous continuerons d’exporter différentes formes d’énergie » a assuré Al-Falih. 


Initiative saoudienne: la DCO stimulera les économies de 5 États membres

Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous à travers l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation.(Photo/Twitter
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  • Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous
  • Elle s'appuie sur l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation

 

RIYAD : Les experts du numérique vantent les mérites de la nouvelle Organisation de coopération numérique (DCO) internationale.

Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous à travers l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation.

De hauts fonctionnaires gouvernementaux des cinq pays se sont réunis jeudi pour lancer la DCO, motivés par leur intérêt commun pour une économie numérique qui ne peut être réalisé que par la collaboration.

S'adressant à Arab News sur la création de la DCO, l'ambassadeur du Pakistan, Raja Ali Ejaz, a déclaré : « Pour le Pakistan, avec un réservoir de ressources humaines talentueuses et bien formées, la DCO présente une opportunité unique de progrès rapide dans tous les domaines ».

« Le Pakistan est membre fondateur de l’Organisation de coopération numérique et reconnaît l’initiative de l’Arabie saoudite. Le Pakistan la considère comme une étape importante pour la reprise économique post-Covid des pays fondateurs », a-t-il affirmé.

La DCO offre une plateforme pour exploiter les atouts des pays membres tels que la main-d'œuvre qualifiée et les ressources d'infrastructure pour créer une économie numérique florissante, a-t-il expliqué.

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Makhdoom Shah Mahmood Qureshi, s’est dit satisfait des efforts du ministre saoudien de la Communication et des Technologies de l'information, Abdallah Al-Swaha, pour faire de la DCO une réalité et a apporté sa pleine coopération, a indiqué l’ambassadeur.

Mohammed Khurram Khan, professeur de cybersécurité à l’Université du roi Saoud et PDG fondateur de la Global Foundation for Cyber Studies and Research, basée à Washington, a déclaré que « le lancement de la DCO durant cette période sans précédent est une décision stratégique importante prise par les cinq pays ».

«Ayant pour mission d’assurer  la prospérité et le développement socio-économique et de mettre  en œuvre une transformation numérique, les pays fondateurs de la DCO ont pour ambition de devenir les économies numériques principales dans le monde, ce qui est louable ».

« One estime que d’ici 2025, l’économie numérique mondiale vaudra 23 trillions de dollars, avec une part du PIB de 24,3%. Ceci offre à la DCO une excellente opportunité de créer une plateforme qui permet aux jeunes, aux femmes et aux entrepreneurs férus de technologie, ainsi qu’aux industries nationales de s'épanouir et de rivaliser avec leurs contemporains mondiaux et de renforcer leur compétitivité numérique », a-t-il ajouté.

Il espère que la DCO travaillera en collaboration avec les organismes intergouvernementaux, les groupes de réflexion, les secteurs public et privé, les entreprises mondiales de haute technologie, la société civile et les institutions académiques.

Grâce à cette initiative, les États membres pourraient établir une coopération solide dans les domaines émergents de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, de l’Internet des objets, des mégadonnées, de la 5G, de l’informatique en nuage et des chaînes de blocs, a souligné M. Khan. Il a expliqué que les aspirations, les opportunités et les vulnérabilités des économies numériques étaient profondément interconnectées, ce qui nécessiterait que la DCO mette au point des stratégies et initiatives innovantes  affectant directement leurs populations de manière positive.

De plus, les États membres peuvent profiter de leur expertise et partager leur expérience afin de renforcer les efforts pour la préparation aux crises mondiales telles que la Covid-19, a-t-il assuré.

Enfin, il a insisté qu’il était très important d'élargir la liste des membres de la DCO et d'inclure des membres plus actifs de différentes régions qui partagent les mêmes intérêts et la mission d'un avenir numérique prospère.


Sanctions US sur des sociétés chinoises et russes en raison de leur commerce avec l'Iran

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué la campagne de pression sur le régime iranien lors de sa rencontre avec le ministre koweïtien des Affaires étrangères en début de semaine. (AFP)
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  • Quatre entreprises accusées d’avoir « transféré des technologies et des objets sensibles » au programme de missiles iranien
  • Les sanctions, imposées mercredi, visaient deux sociétés chinoises, Chengdu Best New Materials et Zibo Elim Trade, ainsi que le groupe russe Nilco et la société par action Elecon

LONDRES: Les États-Unis ont imposé des sanctions économiques à quatre entreprises chinoises et russes qui, selon Washington, ont soutenu le programme de missiles iranien.

Les quatre entreprises ont été accusées de « transfert de technologies et des articles sensibles au programme de missiles iranien » et seront ainsi soumises  à des restrictions qui touchent l’aide du gouvernement américain et leurs exportations pendant deux ans, a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo dans un communiqué.

Les sanctions, imposées mercredi, visaient deux sociétés chinoises, Chengdu Best New Materials et Zibo Elim Trade, ainsi que le groupe russe Nilco et la société par action Elecon.

« Ces mesures font partie de notre réaction aux activités néfastes de l’Iran », a affirmé Pompeo. « Ces déterminations soulignent la nécessité permanente pour tous les pays de rester vigilants face aux efforts continus de l’Iran afin de faire évoluer son programme de missiles. Nous poursuivons notre acharnement pour empêcher les efforts de développement de missiles de l’Iran et nous utiliserons nos pouvoirs de sanctions de manière à mettre en lumière les fournisseurs étrangers, tels que ces entités en Chine et en Russie, qui fournissent à l’Iran des matériaux et des technologies en relation avec les missiles ».

L'administration Trump a intensifié les sanctions contre Téhéran après son retrait de l'accord nucléaire iranien en 2018.

Plus tôt cette semaine, Pompeo a rencontré le ministre koweïtien des Affaires étrangères,  Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, et  la campagne de pression sur le régime iranien a été abordée.

« Je tiens à remercier le Koweït pour son soutien absolu à la campagne de pression maximale. Ensemble, nous privons l’Iran de l'argent, des ressources, de la richesse et des armes avec lesquels il pourrait commettre des actes de terrorisme dans toute la région », a-t-il dévoilé.

On ne sait pas encore comment la nouvelle administration de Joe Biden traitera Téhéran et si elle voudra relancer l’accord sur le nucléaire, tellement essentiel pour  propulser l’économie secouée du pays. Le rial iranien a perdu environ la moitié de sa valeur cette année par rapport au dollar, alimentant l'inflation et aggravant la détérioration de l'économie.

L’économie iranienne connaîtrait une croissance de 4,4% l’année prochaine si les sanctions sont levées, a souligné la semaine dernière l’Institut de la finance internationale (IFI).

Selon les estimations de l'IFI, l'économie devrait se contracter d'environ 6,1% en 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures Zappos, meurt à 46 ans

Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures en ligne Zappos racheté par Amazon pour plus de 1 milliard de dollars en 2009, est décédé vendredi à l'âge de 46 ans (Photo, AFP)
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  • Il avait fait grossir cette start-up créée en 1999, pour la revendre environ 1,2 milliard de dollars - dont une partie en actions - au géant Amazon en 2009
  • « Le monde te perd trop tôt », a regretté sur Instagram le patron d'Amazon, Jeff Bezos

WASHINGTON : Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures en ligne Zappos racheté par Amazon pour plus de 1 milliard de dollars en 2009, est décédé vendredi à l'âge de 46 ans, annonce le site internet de l'entreprise.

M. Hsieh est décédé des suites de blessures subies dans l'incendie d'une maison le 18 novembre à New London, dans le Connecticut (nord-est), selon plusieurs medias américains samedi.

« Bien que Tony ait pris sa retraite l'été dernier, nous savons à quel point il a eu un impact énorme sur Zappos (...), car il a consacré les 20 dernières années à se concentrer sur le succès de l'entreprise et de ses employés », a déclaré l'actuel PDG de Zappos, Kedar Deshpande, dans un message posté sur la page d'accueil de l'entreprise.

Il avait fait grossir cette start-up créée en 1999, pour la revendre environ 1,2 milliard de dollars - dont une partie en actions - au géant Amazon en 2009. Il s'agissait alors du plus coûteux investissement réalisé par le géant de la vente en ligne.

Zappos était dirigée jusqu'à l'été dernier par Tony Hsieh, qui avait alors pris sa retraite.

Il était « devenu un gourou de la gestion, fréquemment cité et étudié, en offrant la livraison gratuite de chaussures et en persuadant des millions de personnes de les acheter en ligne », à une époque où la vente en ligne en était encore à ses premiers pas, relève le Wall Street Journal samedi.

« Au début de la vente au détail en ligne, il s'est rendu compte que la clé du succès était de faire en sorte que les gens se sentent à l'aise et en toute sécurité pour faire leurs achats sur Internet », selon le New York Times.

Tony Hsieh a également été à l'origine en 2012 d'un vaste projet de restructuration et de redynamisation du centre de Las Vegas (Nevada).

« Le monde te perd trop tôt », a regretté sur Instagram le patron d'Amazon, Jeff Bezos. « Ta curiosité, ta vision et ton attention permanence accordée aux clients laissent une marque indélébile ».

La fille et conseillère du président Donald Trump, Ivanka, a elle aussi salué la mémoire de son « cher ami Tony », sur Twitter.