L'affaire des documents confidentiels emportés par Biden n'en finit plus de rebondir

Joe Biden dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington (Photo, AFP).
Joe Biden dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 22 janvier 2023

L'affaire des documents confidentiels emportés par Biden n'en finit plus de rebondir

  • La justice américaine a trouvé cette semaine six documents confidentiels supplémentaires
  • Joe Biden, via ses avocats, a déjà admis le 9 janvier que des documents confidentiels avaient été découverts dès novembre

WASHINGTON: La justice américaine a trouvé cette semaine six documents confidentiels supplémentaires dans la résidence familiale de Joe Biden, un rebondissement de plus dans une affaire déjà très embarrassante pour le président américain.

"Le ministère de la Justice a pris possession de documents (...) entrant dans le cadre de son enquête, y compris six éléments constitués de documents" classifiés, lors d'une fouille vendredi dans la maison que possède le président à Wilmington, dans l'Etat du Delaware (est), a fait savoir dans un communiqué publié samedi Bob Bauer, son avocat personnel.

Le conseil de Joe Biden précise que les dossiers en question correspondent à deux phases de la vie politique du démocrate de 80 ans: d'une part sa longue carrière de plus de 30 ans comme sénateur du Delaware, et d'autre part sa fonction de vice-président de Barack Obama, entre 2009 et 2017.

Cette nouvelle découverte s'ajoute à une série de révélations au compte-gouttes ces derniers jours, qui mettent la Maison Blanche dans une position très délicate.

Joe Biden, via ses avocats, a déjà admis le 9 janvier que des documents confidentiels avaient été découverts dès novembre dans un cercle de réflexion de Washington, où il avait un bureau.

Puis le président démocrate avait reconnu le 12 janvier que d'autres dossiers sensibles avaient été retrouvés dans sa maison de Wilmington.

Or une loi de 1978 oblige les présidents et vice-présidents américains à transmettre l'ensemble de leurs emails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales.

L'affaire est particulièrement embarrassante pour le président américain, qui envisage de se déclarer candidat à l'élection présidentielle de 2024.

Il a, lors d'un déplacement en Californie il y a quelques jours, tenté de minimiser le tollé autour de la découverte de ces documents.

Aucun regret
"Ecoutez, nous avons trouvé quelques documents (...) qui étaient rangés au mauvais endroit, nous les avons immédiatement remis aux Archives et au ministère de la Justice", a dit le président américain à des journalistes qui l'interrogeaient sur ce sujet.

"Je n'ai aucun regret", avait-il asséné.

Ses avocats assurent d'une part que c'est par "inadvertance" que le 46ème président des Etats-Unis a emporté ces dossiers sensibles, et soulignent d'autre part qu'il coopère pleinement avec la justice.

L'objectif de la Maison Blanche est clair: se distinguer le plus possible de l'ancien président Donald Trump, qui s'est lui déjà lancé dans une nouvelle course à la Maison Blanche.

Le milliardaire est sous le coup d'une enquête pour avoir emporté dans sa résidence de Floride plusieurs cartons de documents officiels.

Si les deux affaires ne sont pas tout à fait comparables, le sujet est néanmoins périlleux pour Joe Biden, qui se présente comme un président rigoureux et respectueux des règles.

Dans le cas de Donald Trump comme dans celui de Joe Biden, le ministère de la Justice, soucieux d'éviter toute accusation de partialité, a confié l'enquête sur les documents confidentiels à des procureurs spéciaux.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.