Iran: Nouvelles sanctions occidentales contre des responsables du régime

Une photo obtenue par l'AFP en dehors de l'Iran montre une poubelle en feu au milieu d'un carrefour lors d'une manifestation pour Mahsa Amini, une femme qui aurait décédée après avoir été arrêtée par la police des moeurs de la république islamique, à Téhéran, le 20 septembre 2022. (Photo, AFP)
Une photo obtenue par l'AFP en dehors de l'Iran montre une poubelle en feu au milieu d'un carrefour lors d'une manifestation pour Mahsa Amini, une femme qui aurait décédée après avoir été arrêtée par la police des moeurs de la république islamique, à Téhéran, le 20 septembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 24 janvier 2023

Iran: Nouvelles sanctions occidentales contre des responsables du régime

  • Les sanctions britanniques ciblent notamment des responsables des services de sécurité et le procureur général adjoint, Ahmad Fazelian
  • "Ces sanctions", ainsi que celles de l'Union européenne et des Etats-Unis, "montrent la condamnation unanime de la communauté internationale des terribles violences que le régime iranien inflige à son propre peuple"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre des responsables iraniens, dont le procureur général adjoint, en riposte à la répression et l'exécution de l'Irano-britannique Alireza Akbari "à des fins politiques".

Ces nouvelles sanctions, gels d'avoir et interdiction de séjour à l'encontre de cinq personnes et deux entités, portent à 50 les sanctions prises en réponse aux "violations des droits humains" perpétrées par Téhéran depuis la mort de Mahsa Amini, selon la diplomatie britannique.

La mort de cette jeune femme de 22 ans mi-septembre à la suite de son arrestation par la police des mœurs pour violation présumée du code vestimentaire pour les femmes a déclenché de nombreuses manifestations dont la répression a fait des centaines de morts.

"Ces sanctions", ainsi que celles de l'Union européenne et des Etats-Unis, "montrent la condamnation unanime de la communauté internationale des terribles violences que le régime iranien inflige à son propre peuple, y compris l'exécution du binational britannico-iranien Alireza Akbari", a déclaré le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ancien haut responsable au ministère de la Défense iranien, Alireza Akbari, 61 ans, a été pendu le 14 janvier après avoir été condamné à la peine capitale, accusé d'espionnage au profit du Royaume-Uni. Son exécution avait provoqué l'indignation des pays occidentaux et d'ONG.

Les sanctions britanniques ciblent notamment des responsables des services de sécurité et le procureur général adjoint, Ahmad Fazelian.

Aux côtés du procureur général Mohammad Jafar Montazeri, déjà sanctionné il y a une semaine par Londres pour souligner son "dégoût" après l'exécution d'Alireza Akbari, Ahmad Fazelian est tenu pour responsable par Londres d'un "système judiciaire caractérisé par des "procès injustes" et "l'utilisation de la peine de mort à des fins politiques".

"Ceux qui sont sanctionnés aujourd'hui (...) sont au coeur de la répression brutale du peuple iranien par le régime", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly.

Les sanctions occidentales envoient le "message clair" qu'il n'y aura "nulle part ou se cacher pour ceux qui sont coupables des pires violations des droits humains", a-t-il ajouté, alors que l'UE a ajouté 37 personnes ou entités iraniennes impliquées dans la répression à sa liste de sanctions qui en compte désormais 60.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.