L'auteur d'une tuerie au nom de l'EI à New York en 2017 déclaré coupable

Dans cette photo d'archive prise le 1er novembre 2017, les enquêteurs travaillent autour de l'épave d'une camionnette Home Depot un jour après son utilisation dans une attaque terroriste à New York. (AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 1er novembre 2017, les enquêteurs travaillent autour de l'épave d'une camionnette Home Depot un jour après son utilisation dans une attaque terroriste à New York. (AFP)
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Publié le Vendredi 27 janvier 2023

L'auteur d'une tuerie au nom de l'EI à New York en 2017 déclaré coupable

  • L'homme de 34 ans, qui était jugé depuis le 9 janvier, a été déclaré coupable de 28 chefs d'accusation, dont huit pour «meurtre en vue de rejoindre l'Etat islamique»
  • L'attaque s'était soldée par le bilan le plus meurtrier à New York après les attentats du 11 septembre 2001

NEW YORK: Sayfullo Saipov, un Ouzbèke radicalisé qui avait tué huit cyclistes et piétons à bord d'un gros véhicule à New York en 2017, au nom du groupe Etat islamique, a été déclaré coupable jeudi par un jury fédéral à Manhattan, où il risque la peine de mort.

L'homme de 34 ans, qui était jugé depuis le 9 janvier, a été déclaré coupable de 28 chefs d'accusation, dont huit pour "meurtre en vue de rejoindre l'Etat islamique", "qui sont passibles de la peine de mort ou de la prison à vie", a indiqué le parquet fédéral de Manhattan.

Le jour d'Halloween en 2017, Sayfullo Saipov avait lancé son pick-up sur une promenade le long de l'Hudson, dans le sud de Manhattan, fauchant de nombreuses victimes et faisant huit morts, dont cinq Argentins et une Belge.

L'attaque s'était soldée par le bilan le plus meurtrier à New York après les attentats du 11 septembre 2001. Elle était survenue plus d'un an après celle de Nice, dans le sud de la France, quand un Tunisien de 31 ans avait foncé à bord d'un camion dans la foule assistant au feu d'artifice du 14 juillet, faisant 86 victimes et plus de 400 blessés.

Le procès de Sayfullo Saipov est le premier au niveau fédéral du mandat de Joe Biden où la peine de mort est en jeu.

Unanimité requise 

Elu en novembre 2020, le président démocrate avait promis pendant sa campagne de travailler pour abolir la peine capitale au niveau fédéral et son ministre de la Justice avait décrété peu après l'élection un moratoire sur les exécutions fédérales, n'empêchant pas celles décidées par les Etats.

Mais dans un document judiciaire du 16 septembre 2022 figurant au dossier de Sayfullo Saipov, le procureur fédéral de Manhattan Damian Williams avait pris acte de la décision du ministère de la Justice "de continuer à demander la peine de mort" dans cette affaire, une position décidée sous le mandat de Donald Trump (2017-2021).

Selon le parquet de Manhattan, les débats pour définir la sentence commenceront le 6 février devant le même jury de douze personnes, qui devront être unanimes s'ils veulent condamner M. Saipov à la peine de mort.

La peine de mort a été abolie dans l'Etat de New York mais elle peut s'appliquer s'agissant d'un procès fédéral. Néanmoins, la dernière exécution remonte à plusieurs décennies dans cet Etat.

Sayfullo Saipov ne s'est pas exprimé sur les faits durant le procès, qui a donné lieu au récit douloureux des proches des victimes décédées ou des blessés.

Alexander Li, l'un des procureurs, avait rappelé que l'accusé avait choisi New York parce qu'"il savait qu'il y aurait du monde dans les rues", décrivant M. Saipov, arrivé en 2010 aux Etats-Unis, comme se préparant depuis 2016 "à devenir un soldat de l'EI".

Mais selon David Patton, l'un de ses avocats, M. Saipov ne cherchait pas à rejoindre l'EI après ses crimes et s'attendait à mourir. Il a présenté cet homme marié et père de trois enfants comme s'étant radicalisé sur internet.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.