La fintech émiratie Wafeq lève 3 millions de dollars pour renforcer sa présence en Arabie saoudite et s’étendre à l’Égypte

L’Arabie saoudite est le marché le plus vaste et le plus important pour Wafeq, d’après son PDG. (Wafeq)
L’Arabie saoudite est le marché le plus vaste et le plus important pour Wafeq, d’après son PDG. (Wafeq)
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Publié le Samedi 28 janvier 2023

La fintech émiratie Wafeq lève 3 millions de dollars pour renforcer sa présence en Arabie saoudite et s’étendre à l’Égypte

  • Lancée en 2019, Wafeq est une startup fintech qui fournit un logiciel facile à utiliser pour autonomiser les opérations comptables et financières des PME
  • Talal Alasmari, associé fondateur de Raed Ventures, estime que Wafeq résout un problème qui touche des milliers d’entreprises dans la région

LE CAIRE: Wafeq, une société de logiciels financiers basée aux Émirats arabes unis et destinée aux petites et moyennes entreprises (PME), a récolté 3 millions de dollars (1 dollar = 0,92 euro) lors d’une levée de fonds d’amorçage menée par Raed Ventures avec la participation de Wamda Capital, afin de renforcer sa présence en Arabie saoudite et de s’étendre à l’Égypte.

Lancée en 2019, Wafeq est une startup fintech qui fournit un logiciel facile à utiliser pour autonomiser les opérations comptables et financières des PME.

Dans une interview exclusive accordée à Arab News, Nadim Alameddine, fondateur et PDG de Wafeq, mentionne que l’Arabie saoudite était le marché le plus important pour la société.

«Ainsi, nous allons renforcer notre croissance ici pour continuer à proposer nos solutions aux PME du Royaume. Nous comptons déjà parmi nos clients certaines des PME et des startups les plus prospères, et au fur et à mesure de notre croissance ici, nous continuerons à aider les entreprises à se conformer aux réglementations comptables», déclare-t-il.

Autonomiser les PME

Conçu pour répondre aux besoins des PME de la région en matière de finance et de comptabilité, le logiciel Wafeq est utilisé par plus de 5 000 entrepreneurs et comptables professionnels qui traitent plus de 117 millions de dollars de factures mensuelles.

«Notre plate-forme est utilisée par des startups et des PME de premier plan issues d’un large éventail de secteurs, notamment la sous-traitance, l’agroalimentaire, le commerce électronique, et la vente au détail, entre autres», explique M. Alameddine.

Les PME représentent plus de 98% de l’ensemble des entreprises en Arabie saoudite, 90% en Égypte et 94% aux Émirats arabes unis, ce qui permet à Wafeq de disposer d’un vaste marché pour alimenter ses opérations.

En outre, la numérisation des pratiques comptables sur les trois marchés connaît des changements importants avec l’introduction de la facturation électronique obligatoire et du compte-rendu numérique.

«L’Arabie saoudite possède l’une des pratiques comptables les plus transparentes et les plus favorables aux entreprises de la région, mise en place par l’Autorité de la zakat, des taxes et des douanes, également connue sous le nom de Zatca», indique M. Alameddine. 

En décembre 2021, la Zatca a annoncé que tous les contribuables devront émettre des factures électroniques à l’aide d’un système gouvernemental compatible, et a divisé la mise en œuvre en deux phases.

Au cours de la première phase, les contribuables ont dû émettre des factures électroniques et se familiariser avec la mise en œuvre du nouveau système. Lors de la deuxième phase, qui devrait être mise en œuvre en juillet 2023, les contribuables dont le revenu soumis à la TVA dépasse 500 millions de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro) seront tenus d’intégrer leurs systèmes de facturation électronique à la plate-forme gouvernementale Fatoorah.

«Les PME utilisent encore des processus manuels ou des logiciels anciens qui ne sont pas compatibles avec les exigences comptables locales. Notre stratégie en Arabie saoudite consistera à développer des fonctionnalités plus localisées, à assurer la réussite de la mise en œuvre de la phase 2 de la Zatca et à proposer nos solutions API de facturation électronique à un plus grand nombre d’entreprises du pays», poursuit-il.

Wafeq s’est d’abord concentrée sur les startups et a acquis des clients dans des entreprises de premier plan telles que la fintech émiratie Tabby, la fintech saoudienne Lean Technologies, la fintech dubaïote DAPI, la mobility-tech émiratie Fenix et la fintech saoudienne PiFlow, entre autres.

Opportunités en Égypte

La société prévoit d’utiliser les fonds récoltés pour étendre sa présence actuelle en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, ainsi que pour favoriser son entrée en Égypte.

Selon M. Alameddine, alors que l’Égypte possède le pourcentage le plus élevé de PME, les entreprises ont un accès très limité aux solutions technologiques qui peuvent soutenir leurs opérations.

«D’un point de vue politique, l’Égypte introduit des exigences telles que la facturation électronique et bientôt les reçus électroniques pour les entreprises, et c’est là que Wafeq aura un impact positif. En entrant en Égypte, nous chercherons non seulement à acquérir de nouveaux clients mais aussi à créer des emplois localement», souligne-t-il. 

L’API autonome de facturation électronique de Wafeq jouera un rôle important dans son expansion en Égypte. Elle permet aux startups et aux entreprises de mettre en place une facturation électronique fiable par des tiers et de rester en conformité avec les réglementations.

«Avec le soutien de Raed Ventures et de Wamda Capital, nous sommes impatients de faire notre entrée en Égypte tout en renforçant notre présence en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis», déclare M. Alameddine.

Talal Alasmari, associé fondateur de Raed Ventures, estime que Wafeq résout un problème qui touche des milliers d’entreprises dans la région.

«La numérisation des pratiques comptables va véritablement transformer le mode de fonctionnement des PME de la région, en augmentant la transparence opérationnelle, en réalisant des gains d’efficacité et en contribuant à la croissance économique», indique M. Alasmari.

La société exploite un modèle commercial de logiciel en tant que service qui complète sa stratégie visant à rendre l’utilisation de ses logiciels facile et abordable pour les entreprises.

«L’inscription à Wafeq est gratuite, et les clients qui créent une entreprise peuvent choisir d’utiliser notre formule de base. Pour les clients dont les besoins sont plus complexes, nous proposons une série d’options tarifaires qui tiennent compte de leurs besoins, du volume de facturation et d’autres facteurs», explique M. Alameddine.

Raed Ventures est une société de capital-risque fondée en 2015 à Dammam, en Arabie saoudite, qui se consacre aux nouvelles startups et a investi dans des entreprises notables comme SWVL, Tabby et Trella.

Fondée aux Émirats arabes unis en 2014, Wamda Capital est l’une des principales sociétés de capital-risque de la région, avec des investissements dans plus de 70 entreprises, dont Careem et Nana.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).