Au moins 51 morts dans deux accidents au Pakistan

Des gens regardent l'épave brûlée d'un accident de bus à Bela, une zone du district de Lasbela dans la province du Balouchistan, au Pakistan, le dimanche 29 janvier 2023. (AP)
Des gens regardent l'épave brûlée d'un accident de bus à Bela, une zone du district de Lasbela dans la province du Balouchistan, au Pakistan, le dimanche 29 janvier 2023. (AP)
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Publié le Dimanche 29 janvier 2023

Au moins 51 morts dans deux accidents au Pakistan

  • Dix enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont été retrouvés morts et 17 autres ont été secourus
  • Parti de la capitale du Baloutchistan, Quetta, le véhicule avait roulé de nuit vers la ville portuaire de Karachi, située à environ 700 kilomètres au sud. Il a heurté un pilier, avant de passer par-dessus la rambarde du pont

BELA, Pakistan: Le Pakistan était endeuillé dimanche après deux drames survenus à quelques heures d'intervalle dans l'ouest du pays: l'accident d'un bus qui a fait au moins 41 morts, puis le naufrage d'un bateau ayant coûté la vie à dix enfants au moins.

Une opération de sauvetage était en cours dimanche sur le lac Tandam, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du Pakistan, après qu'un navire transportant une trentaine d'élèves en sortie scolaire a chaviré, a expliqué un responsable de la police locale, Mir Rauf.

Dix enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont été retrouvés morts et 17 autres ont été secourus, a indiqué le policier. Trois élèves étaient recherchés dimanche après-midi et un professeur secouru était toujours inconscient.

"Le bateau s'est retourné d'un coup", a témoigné un enfant de 11 ans qui a survécu au naufrage, Muhammad Mustafa, depuis son lit d'hôpital dans la ville voisine de Kohat. "L'eau était très froide, mon corps s'engourdissait, j'étais sur le point de perdre connaissance quand un homme m'a sauvé".

Selon un autre responsable de la police locale, Adbul Rauf, "le bateau était en mauvais état et surchargé".

Plus tôt, au moins 41 personnes ont perdu la vie dans l'accident d'un bus qui s'est écrasé dans un ravin et a pris feu, après être tombé d'un pont au nord de la ville de Bela, dans la province du Baloutchistan.

"Les corps sans vie sont méconnaissables", a témoigné Hamza Anjum, un responsable du district de Lasbela où la tragédie s'est produite.

L'un des trois survivants extirpés de l'épave a succombé à ses blessures peu après et les deux autres sont dans un état grave, a expliqué M. Anjum.

Le bus transportait 48 passagers et était chargé de bidons de pétrole, selon le responsable local des services de secours Asghar Ramazan.

"Quand le bus s'est écrasé, il a immédiatement pris feu", a-t-il expliqué, précisant que "le feu était si fort à cause du pétrole qu'il a été difficile à contrôler".

Dans une vidéo diffusée par les autorités provinciales, on voyait les secours s'activant autour de la carcasse carbonisée et fumante du véhicule dans le lit d'une rivière asséchée, pour dégager les dépouilles.

Parti de la capitale du Baloutchistan, Quetta, le véhicule avait roulé de nuit vers la ville portuaire de Karachi, située à environ 700 kilomètres au sud. Il a heurté un pilier, avant de passer par-dessus la rambarde du pont.

Sécurité routière laxiste 

"Nous craignons que le conducteur ne se soit endormi", a dit Hamza Anjum, ajoutant que la vitesse pouvait aussi être la cause de ce drame.

Une enquête doit être ouverte pour le déterminer et des tests ADN seront réalisés pour identifier les victimes "sévèrement mutilées", a déclaré le responsable.

La sécurité dans les transports est souvent mise en cause au Pakistan, où la mortalité est particulièrement élevée sur les routes, entre voies rapides en mauvais état, réglementation laxiste et conduites dangereuses.

Les bus y sont souvent remplis jusqu'à la limite de leurs capacités et le port de la ceinture de sécurité n'est pas un réflexe répandu. Les accidents de la route impliquant un seul véhicule sont fréquents.

Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 27.000 personnes sont mortes sur les routes du Pakistan en 2018.

Les naufrages meurtriers sont eux aussi courants dans le pays, où de nombreux bateaux en mauvais état et surchargés naviguent malgré les risques.

Beaucoup de Pakistanais ne savent pas nager, notamment les femmes, découragées par des moeurs locales conservatrices. Pour elles, les tenues intégrales, qui pèsent très lourd une fois détrempées, sont un danger supplémentaire.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"