Iran: Les talibans inquiets du traitement infligé aux réfugiés afghans

Des réfugiés afghans à la frontière iranienne (Photo, AFP).
Des réfugiés afghans à la frontière iranienne (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Iran: Les talibans inquiets du traitement infligé aux réfugiés afghans

  • Environ 3 millions d'Afghans vivent en Iran, dont la plupart sont sans papiers
  • Les réfugiés afghans en Iran sont confrontés à de nombreuses difficultés, notamment aux abus des autorités iraniennes

KABOUL: L'administration talibane a fait part à Téhéran de ses préoccupations concernant les difficultés rencontrées par les réfugiés afghans en Iran, a déclaré un responsable dimanche, alors que des informations faisant état de mauvais traitements continuent d'émerger du pays voisin.
L'Iran accueille depuis des décennies des millions d'Afghans qui fuient les conflits armés dans leur pays.
Près de 600 000 détenteurs de passeports afghans vivent en Iran, environ 780 000 Afghans sont enregistrés comme réfugiés et 2,1 millions sont sans papiers, selon les données de 2022 du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Le nombre d'Afghans traversant la frontière vers leur voisin occidental a augmenté depuis 2021, lorsque les talibans ont pris le contrôle du pays et que les sanctions internationales imposées à leur administration ont détruit l'économie. Nombre d'entre eux ont depuis été expulsés de force vers l'Afghanistan, et les rapports faisant état d'abus aux mains des forces de sécurité iraniennes continuent de se multiplier.
En janvier, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont mis en lumière le calvaire des réfugiés afghans en Iran. Au moins une séquence montrait des hommes afghans torse nu enchaînés les uns aux autres et agenouillés sur le sable, pleurant et suppliant alors qu'ils subissaient des coups de ceinture. D'autres images sont apparues depuis l'année dernière, faisant état d'abus commis non seulement par la police iranienne, mais aussi par des bandes criminelles et des trafiquants d'êtres humains.
«Il ne fait aucun doute que les Afghans ont été confrontés à un certain nombre de problèmes en Iran», a déclaré Abdul Mutalib Haqqani, porte-parole du ministère des Réfugiés et des Rapatriements, à Arab News dimanche.
«Nous avons discuté avec des responsables iraniens... et leur avons fait part de ces préoccupations et des problèmes des Afghans», a ajouté M. Haqqani. «L'un des problèmes est qu'un grand nombre d'Afghans ont été expulsés de force d'Iran.»
Les forces de sécurité iraniennes ont «tué illégalement» au moins 11 Afghans, selon un rapport d'Amnesty international publié en août dernier, qui a également documenté les retours forcés et la torture d'Afghans.
En avril dernier, des images devenues virales montrant les mauvais traitements infligés aux réfugiés afghans en Iran ont provoqué une vague de protestations contre les missions diplomatiques iraniennes à Kaboul et à Herat.
Ces rapports n'ont cependant pas dissuadé les Afghans de chercher une vie meilleure en Iran, a indiqué le Dr Azad, un militant social installé dans la province occidentale de Herat.
«Environ 80% des habitants de Herat souffrent de pauvreté et de problèmes économiques», a-t-il expliqué à Arab News. «Pratiquement un membre de chaque famille de la province de Herat part pour l'Iran voisin afin de trouver du travail en attendant de pouvoir nourrir sa famille.»
«Ceux qui ont des passeports et ceux qui n'ont aucun document ont tous été confrontés à différents problèmes avec les autorités iraniennes.»
Mais les difficultés rencontrées par les réfugiés afghans en Iran sont multiples et n'impliquent pas toujours directement les responsables iraniens, a indiqué Attaullah Khogyani, un militant afghan basé à Téhéran, dans un entretien téléphonique avec Arab News.
«Les réfugiés afghans connaissent énormément de problèmes en Iran. Parfois, ils sont arrêtés et battus violemment, et après l'arrestation, ils sont expulsés de force vers l'Afghanistan», a confié M. Khogyani, qui travaille sur les droits des réfugiés.
«Il y a certains groupes qui enlèvent des Afghans et leur demandent ensuite une rançon, confisquant aussi leur passeport et d'autres documents officiels», a-t-il ajouté.
«Nos voisins nous traitent mal et ne nous ont apporté ni soutien ni aide», a-t-il déploré. «Les Afghans souffrent terriblement maintenant.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.


Washington désigne le groupe Palestine Action comme «organisation terroriste étrangère»

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
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  • L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor
  • L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont désigné mercredi comme "organisations terroristes" le groupe Palestine Action, basé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe italien d'extrême gauche, dans le cadre d'une offensive de l'administration Trump contre les mouvements extrémistes de gauche.

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

"Nous utiliserons tous les moyens et toutes les prérogatives dont nous disposons pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie contre la coercition terroriste", a-t-il ajouté.

L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor.

L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants d'extrême gauche à travers le monde", selon un autre communiqué du département d'Etat.

"Ces outils sont spécifiquement conçus pour faciliter les activités des réseaux terroristes d'extrême gauche, et permettent à ces derniers de s'organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur leurs cibles et des tactiques, et mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables", est-il reproché.

Le département d'Etat affirme aussi que les "cellules anarchistes responsables des actes de sabotage commis contre les réseaux ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 ont utilisé les outils et services du collectif A/I pour revendiquer ces attaques, publier des communiqués officiels et diffuser des manuels expliquant comment fabriquer des engins incendiaires de fortune pour les voies ferrées et d'autres infrastructures critiques".

Liberté d'expression 

Au Royaume-Uni, le groupe Palestine Action a été déclaré "terroriste" par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

La mesure, qui entraîne son interdiction, a déclenché des manifestations d'ampleur et est contestée devant la justice.

"Le fait que Trump s'inspire désormais de la répression exercée par la Grande-Bretagne à l'encontre du mouvement pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse et devrait servir de signal d'alarme à tous ceux qui ont à cœur la liberté d'expression et les libertés civiles", a réagi Huda Ammori, co-fondatrice de Palestine Action.

Elle a appelé le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui représente une "attaque sans précédent contre la liberté d'expression en Grande-Bretagne".

Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Les sanctions américaines impliquent pour les organisations visées un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, sous peine d'être à leur tour sanctionnés.

Mi-juillet, les Etats-Unis ont accueilli une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique", visant notamment le mouvement Antifa, pour "antifasciste". Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump a défini trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite.