Entre grèves et affaires, le cap difficile des 100 jours pour Rishi Sunak

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak réagit alors qu'il quitte l'université de Teesside à Darlington, dans le nord-est de l'Angleterre, le 30 janvier 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak réagit alors qu'il quitte l'université de Teesside à Darlington, dans le nord-est de l'Angleterre, le 30 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Entre grèves et affaires, le cap difficile des 100 jours pour Rishi Sunak

  • Mercredi, veille des 100 jours de Rishi Sunak au pouvoir, les syndicats prévoient des grèves sans précédent depuis une décennie
  • Au coeur des revendications, les salaires, alors que l'inflation dépasse les 10% au Royaume-Uni

LONDRES: Arrivé à Downing Street fin octobre, le Premier ministre britannique Rishi Sunak a restauré une forme de stabilité après le mandat éclair de Liz Truss. Mais après 100 jours au pouvoir, il se trouve à la peine face à une crise sociale historique et le retour des affaires.

L'ancien banquier a rassuré les marchés après la panique créée par celle qui lui a précédé durant 49 jours au pouvoir. Mais les mouvements sociaux provoqués par la flambée de prix n'ont fait que s'aggraver et les sondages sont catastrophiques.

Mercredi, veille des 100 jours de Rishi Sunak au pouvoir, les syndicats prévoient des grèves sans précédent depuis une décennie, impliquant jusqu'à 500 000 personnes parmi les enseignants, les cheminots et les fonctionnaires. Des débrayages des infirmières et ambulanciers sont prévus en février.

Au coeur des revendications, les salaires, alors que l'inflation dépasse les 10% au Royaume-Uni, poussant des plus en plus de Britanniques à se tourner vers les banques alimentaires.

Inflexible, le gouvernement conservateur a longtemps refusé de s'impliquer dans les négociations et continue de dénoncer des revendications selon lui irraisonnables. Il veut réduire le droit de grève.

Tâche «trop lourde»?

Premier chef du gouvernement britannique d'origine indienne, plus jeune Premier ministre depuis deux siècles, Rishi Sunak, 42 ans, a promis "intégrité, professionnalisme et responsabilité". Une volonté de se démarquer nettement de l'ère Boris Johnson et ses scandales à répétition.

Mais sa promesse se trouve ternie par l'affaire des démêlés fiscaux de Nadhim Zahawi, président du parti conservateur avec un siège au conseil des ministres. Voulant faire preuve de fermeté, Rishi Sunak l'a limogé dimanche.

Accusé d'avoir trop tergiversé, il a assuré lundi avoir agi "de manière assez décisive" une fois reçues les conclusions d'une enquête sur cette affaire, martelant: "l'intégrité compte vraiment pour moi".

Alors éphémère ministre des Finances de Boris Johnson, le richissime Nadhim Zahawi avait accepté de payer cet été de lourdes pénalités dans le cadre d'un accord avec le fisc.

De quoi donner du grain à moudre à l'opposition travailliste, dont le chef Keir Starmer décoche ses flèches sur la "faiblesse" de Rishi Sunak, et fustige la succession des affaires chez les conservateurs, quand les Britanniques "se débattent avec leurs factures, avec leur emploi, avec toutes les pressions qui résultent de 13 ans d'échec" des Tories au pouvoir.

Au Parlement la semaine dernière, le chef du Labour a attaqué frontalement Rishi Sunak, le questionnant pour savoir si la tâche n'est pas "trop lourde" pour lui.

Rishi Sunak a aussi vu sa capacité de jugement questionnée, en raison de la nomination de deux ministres ensuite visés par des accusations de harcèlement moral --l'un a démissionné.

«Seatbeltgate» et «partygate»

S'y est ajouté le "seatbeltgate", qui a valu à Rishi Sunak une amende car il ne portait pas sa ceinture de sécurité dans une vidéo où il vantait avec entrain sa politique de rééquilibrage territorial.

Un épisode fâcheux accompagné d'excuses contrites qui a ravivé le souvenir de l'amende infligée à Rishi Sunak dans le scandale du "partygate", pour avoir été présent lors d'un pot pour l'anniversaire de Boris Johnson, en violation des règles anti-Covid.

Un nouveau sondage Ipsos a confirmé lundi la position de force de l'opposition travailliste avec 25 points d'avance sur les conservateurs (51% d'intentions de vote contre 26%), et 66% d'opinions défavorables pour Rishi Sunak, vu comme moins compétent que le chef du Labour Keir Starmer.

Peut-il combler ce gouffre? Rishi Sunak a laissé nombre d'observateurs sceptiques en promettant en début d'année des résultats sur cinq priorités dont l'économie, l'immigration illégale et le système de santé publique, au bord de la rupture.

Il a ainsi présenté lundi un plan d'un milliard de livres (1,13 milliard d'euros) sur deux ans pour réduire les interminables files d'attente dans les services d'urgences médicales.

"Sunak a peut-être hérité d'un cadeau empoisonné, mais il disposait néanmoins d'une réelle opportunité pour amorcer d'importants changements au sommet", estime le politologue Tim Bale, de Queen Mary University, interrogé par l'AFP. "Mais un coup d'œil rapide aux sondages après ses 100 premiers jours suffit à conclure qu'il a échoué."


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.