Saudi Aramco signe des accords d’une valeur de 7,2 milliards de dollars lors du Forum Iktva

Le forum se déroule jusqu’au 2 février et a pour thème «Accélérer le succès futur». (Photo fournie)
Le forum se déroule jusqu’au 2 février et a pour thème «Accélérer le succès futur». (Photo fournie)
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Saudi Aramco signe des accords d’une valeur de 7,2 milliards de dollars lors du Forum Iktva

  • Aramco a signé plus de 100 accords et mémorandums d’entente lors de la première journée du Forum Iktva, qui se déroule jusqu’au 2 février à Dhahran
  • Lors de l’événement, l’Aramco Digital Company a été lancée afin d’accélérer les efforts de transformation numérique

RIYAD: La Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) a conclu des accords évalués à environ 7,2 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) lors de la septième édition du Forum In-Kingdom Total Value Add (Iktva) à Dhahran, lundi.

Durant le forum, la compagnie a également lancé l’Aramco Digital Company afin d’accélerer ses efforts de transformation numérique.

«Je suis fier d’annoncer une nouvelle initiative majeure de transformation numérique avec le lancement de l’Aramco Digital Company aujourd’hui. Nous prévoyons d’investir 1,9 milliard de dollars au cours des trois prochaines années, ce qui en fait le plus gros investissement d’Aramco dans le numérique à ce jour. Par ailleurs, cet investissement ajoute de la valeur à l’écosystème numérique du Royaume», a déclaré Amin Nasser, président et PDG de Saudi Aramco.

L’Arabie saoudite sera une terre d’opportunités pour les investisseurs mais «un véritable royaume d’opportunités pour tous», a-t-il souligné.  

Ahmad A. Al-Sa’adi, vice-président exécutif des services techniques d’Aramco, a commenté le lancement de la société. «Il s’agit d’un excellent exemple d’innovation en action, offrant une expertise de pointe en matière d’intelligence artificielle (IA) et de technologies émergentes dans un secteur vital de l’économie.»

Le géant de l’énergie a signé plus de 100 accords et mémorandums d’entente lors de la première journée de l’événement, qui se déroule jusqu’au 2 février et a pour thème «Accélérer le succès futur».

Au cours de l’événement, Aramco a conclu un accord de partenariat stratégique avec Zoom ainsi qu’un accord avec Taulia Inc. afin de mettre en œuvre des solutions pour le financement des fournisseurs.

En outre, la compagnie a conclu un accord définitif avec DHL pour former une coentreprise et fournir des services d’approvisionnement et de chaîne d’approvisionnement. Elle a de même établi un partenariat avec le ministère saoudien de l’Investissement pour développer et promouvoir les opportunités d’investissement.

Parmi les autres accords signés par Aramco au cours de l’événement figure celui conclu avec Accenture pour accélérer l’intégration des systèmes et des services de solutions numériques. La compagnie a également conclu un accord avec Achilles visant à développer et à localiser des services de notation environnementale, sociale et de gouvernance.

Le PDG d’Aramco a indiqué à l’auditoire que le programme Iktva avait atteint 63% de contenu local en 2022, contre 35% en 2015 lors de son lancement initial. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, a dit espérer que le contenu local atteigne 85% d’ici à 2030.

«Rien ne serait possible sans l’engagement exceptionnel de nos fournisseurs en faveur de la localisation au cours des sept premières éditions d’Iktva. Cela a rendu les entreprises d’Aramco plus rentables, plus résilientes et encore plus fiables, tout en partageant les récompenses promises», a déclaré M. Nasser au public.

«Ma génération peut être fière de transmettre une entreprise énergétique intégrée de premier plan, de mener un travail de pionnier en matière de décarbonisation et de placer Aramco au cœur de projets à faible émission de carbone, comme l’hydrogène bleu, les énergies renouvelables et les matériaux plus durables», a-t-il affirmé.  

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De gauche à droite, le ministère saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz, le gouverneur de la province Ach-Charqiya, le prince Saoud ben Nayef ben Abdelaziz, et le président et PDG d’Aramco, Amin Nasser. (Aramco)

Le forum met en lumière les efforts collectifs de localisation dans des domaines clés tels que l’espace numérique, le développement durable, et les secteurs industriel et manufacturier. «L’écosystème des fournisseurs locaux est une priorité absolue pour Aramco, et contribue de manière majeure à l’économie du Royaume. Grâce à cet ambitieux programme, nous contribuons à créer une culture de l’innovation et à fournir des emplois de qualité à notre population croissante», a ajouté M. Al-Sa’adi.

Le programme Iktva encourage les entreprises internationales à établir leurs sièges régionaux dans le Royaume. Depuis sa création, plus de 150 investissements ont été réalisés dans le Royaume, y compris des produits fabriqués pour la toute première fois en Arabie saoudite. La compagnie a également créé 16 centres de formation nationaux dans 10 villes saoudiennes, couvrant plus de 60 métiers. À ce jour, plus de 48 000 ressortissants saoudiens ont obtenu un diplôme dans ces centres, a précisé M. Al-Sa’adi.

Une présentation donnée le premier jour de l’événement a également souligné le rôle des femmes saoudiennes et leurs réalisations dans leurs domaines respectifs.

Après la présentation, le prince Abdelaziz a plaisanté en disant que les quelque dix femmes exceptionnelles présentes dans la vidéo quitteraient bientôt Aramco, pour être embauchées au ministère «Je suis sûr que d’ici à l’année prochaine, les jeunes femmes que vous avez vues travailleront à Riyad au sein du ministère», a lancé le ministre de l’Énergie au public, qui a éclaté de rire.

«Le rôle vital du ministère de l’Énergie est d’agir comme un facilitateur et comme le moteur du programme de localisation. Nous sommes en contact permanent avec tous les autres éléments de l’écosystème et nous nous tenons prêts à soutenir, encourager et inciter les autres entités gouvernementales à redoubler d’efforts», a assuré le prince Abdelaziz.

La première journée de l’événement a attiré plus de 10 000 visiteurs, et plus de 290 entreprises ont bénéficié de l’espace d’exposition.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Talc et cancer : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore la bataille judiciaire

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  • J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020
  • J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers

NEW YORK: Johnson & Johnson (J&J) est prêt à payer 5,5 milliards de dollars pour régler des dizaines de milliers de procédures judiciaires liées à des produits à base de talc accusés de provoquer des cancers ovariens, a annoncé le géant pharmaceutique américain lundi.

La proposition d'accord vise à mettre un terme à des années de bataille judiciaire en couvrant 76.000 plaintes, soit presque tous les recours liés à ces produits qui pèsent encore sur le groupe basé dans le New Jersey, selon la même source.

J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020.

Pour Erik Haas, vice-président du groupe chargé du contentieux, les plaintes "manquent de fondement scientifique".

La proposition sur la table "permet à l’entreprise de tourner la page de cette affaire et de rester concentrée sur sa mission: développer des médicaments et des dispositifs qui sauvent des vies", a-t-il déclaré dans un communiqué.

J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers.

Le géant américain est également visé par une plainte au Royaume-Uni, déposée en 2025 sur la base d'accusations similaires.

Le cabinet qui a engagé cette procédure devant la Haute Cour de Londres dit représenter plus de 3.000 plaignants et estime que le montant du dédommagement réclamé pourrait s'élever "à plus d'un milliard de livres" (1,3 milliard d'euros).

Les plaignants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont développé différents types de cancer de la plèvre, du péritoine ou des ovaires après avoir utilisé la poudre pour bébé de J&J.

Le produit incriminé avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après les Etats-Unis et le Canada

 

 


Devoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision lui enjoignant d'intégrer les émissions CO2 de ses clients

TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
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  • Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027
  • Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement

PARIS: TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.

"Imposer à des entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense, de l'aéronautique ou de l'automobile… un contrôle des risques résultant de l'utilisation de leurs produits par leurs clients n'apparaît pas conforme aux objectifs de la loi, ni aux principes de sécurité juridique et de liberté d'entreprendre", fait valoir le géant français de l'énergie dans son communiqué.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027.

Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir.

L'injonction du tribunal a été assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, et que son appel ne suspend pas la décision.

TotalEnergies précise avoir décidé de faire appel "après délibération de son conseil d'administration".

Dans son communiqué, le groupe s'appuie sur la décision du ministère public, qui a "estimé que le changement climatique est un phénomène mondial qui est +l'affaire de tous mais essentiellement une responsabilité de la communauté internationale des Etats+".

TotalEnergies argue également que "la loi sur le devoir de vigilance vise à responsabiliser les entreprises sur les risques d'atteinte résultant de leurs activités, de celles de leurs filiales et de leurs fournisseurs et sous-traitants, mais ne vise pas les activités de leurs clients sur lesquelles l'entreprise ne dispose pas de contrôle".

"Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique", ajoute le géant pétrogazier.

Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales.

Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030.

 


TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient

Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
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  • TotalEnergies double son bénéfice net trimestriel à 5,4 milliards de dollars grâce aux prix élevés des hydrocarbures
  • Ces profits relancent le débat sur une taxe des superprofits pétroliers en France

PARIS: Après un début d'année euphorique, le géant français pétro-gazier TotalEnergies est de nouveau dans le viseur des partisans d'une surtaxe des superprofits pétroliers après avoir annoncé jeudi un doublement en un an de son bénéfice net du 2e trimestre, à 5,4 milliards de dollars, dopé par les prix élevés des hydrocarbures liés au conflit au Moyen-Orient.

"Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (indicateur suivi par les analystes) de 6 milliards de dollars", s'est félicité le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, dans un communiqué.

Avec un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars sur l'ensemble du premier semestre, en progression de 73% sur un an, TotalEnergies fait mieux que les 10,6 milliards de dollars enregistrés au premier semestre 2022, année du déclenchement de la guerre en Ukraine.

Son bénéfice net du 2e trimestre, en hausse de 100% (contre 2,7 milliards un an plus tôt), reste cependant en deçà des attentes des investisseurs. Le groupe a connu "une baisse significative" dans son secteur stratégique du gaz naturel liquéfié (GNL), "du fait d’une contreperformance" dans le négoce (achat-vente) dans un marché faible en Europe, a expliqué l'entreprise.

TotalEnergies avait déjà annoncé en avril un bond de 51% son bénéfice net pour les trois premiers mois de l'année, portés par l'envolée et la volatilité des prix du pétrole et du gaz, au début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

Cette performance exceptionnelle avait relancé les appels à la taxation des "super-profits" pétroliers, alors que le groupe est souvent critiqué pour la faiblesse, voire l'absence, de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux.

"TotalEnergies n’aura jamais aussi bien +capturé+ les bénéfices de guerre sur le dos des consommateurs", a ironisé jeudi sur X le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le député de gauche Eric Coquerel (LFI), tandis que la porte-parole du gouvernement français et ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon a répété qu'elle refuserait "toujours de rentrer dans le +Total bashing+".

"C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français" et de "nous aider à tirer les prix vers le bas", a-t-elle dit sur RMC/BFMTV en référence au plafonnement des prix des carburants relancé mercredi par le groupe.

- "Faire payer les pollueurs" -

Au moment où "la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l’industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents", ont critiqué une coalition d'ONG (Greenpeace France, 350.org, CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, Réseau Action Climat, Oxfam France), soulignant "l’urgence de taxer les profits des multinationales du pétrole et du gaz".

"Alors que les gouvernements se réuniront à New York en août pour négocier une Convention fiscale de l’ONU, ils ont une occasion historique de faire payer les pollueurs et de financer la protection dont les populations ont désespérément besoin", a commenté aussi Fanny Petitbon, directrice pays France de 350.org.

Entre avril et juin, la production de pétrole et de gaz de TotalEnergies a progressé de plus de 4% sur un an, grâce à la montée en puissance de projets au Brésil, aux Etats-Unis et en Libye, qui ont "compensé pour partie l’impact des pertes de production au Moyen-Orient" de l’ordre de 210.000 barils équivalent pétrole par jour, "en moyenne sur le trimestre".

Bien qu'une partie de cette production n'ait pas pu être expédiée, "compte tenu des difficultés d’accès au détroit d’Ormuz", la branche reine de l'exploration-production est restée en croissance, selon le groupe.

Son pôle de raffinage, pétrochimie et négoce a lui aussi profité de la hausse des prix des produits raffinés et des activités très rentables de négoce de brut, dans un contexte de forte instabilité des cours. Ce segment "aval" a ainsi dégagé un résultat opérationnel net ajusté à 2,3 milliards de dollars au 2e trimestre (+24%).

Le groupe a confirmé ses "priorités données au dividende et au désendettement de l’entreprise". Il distribuera à ses actionnaires un deuxième acompte sur le dividende de l'année 2026, d’un montant de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9% par rapport à 2025.