French Airport Days: une initiative ambitieuse à l’image de la collaboration franco-saoudienne

L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille et le ministre des Transports et des Services logistiques, Saleh ben Nasser ben Ali al-Jasser, ont inauguré l'événement French Airport Days à Riyad. Photo fournie
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille et le ministre des Transports et des Services logistiques, Saleh ben Nasser ben Ali al-Jasser, ont inauguré l'événement French Airport Days à Riyad. Photo fournie
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Publié le Mardi 31 janvier 2023

French Airport Days: une initiative ambitieuse à l’image de la collaboration franco-saoudienne

  • L'objectif principal du French Airport Days est de fournir une plate-forme aux entreprises françaises et saoudiennes pour discuter et partager leurs compétences, leurs recherches et leurs projets en réponse aux besoins du marché saoudien
  • Cette première journée a été marquée par l’intervention de plusieurs experts de l’aviation civile (DGDA, Gaca, Jedco, Cluster2, RAC, Neom, RCU, Riyadh Airport, United Aviation)

RIYAD: L’année 2023 s’annonce fructueuse pour l’Agence nationale de soutien au développement international de l’économie française Business France, qui organise en ce début d’année et en partenariat avec le ministère des Transports, le French Airport Days à Riyad, au sein du Crown Plaza hôtel (Minhal), puis à Djeddah, du 30 janvier au 1er février 2023.
Cette rencontre a été inaugurée par le ministre des Transports, Saleh ben Nasser ben Ali al-Jasser, et l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille.

Durant leur discours d’ouverture, ils n’ont pas manqué de souligner que la France et l’Arabie saoudite entretiennent d’étroites relations bilatérales depuis plusieurs décennies et que ces dernières se sont renforcées ces dernières années. La France participe activement dans la réalisation d’importants projets stratégiques à travers l’ensemble du Royaume.
Cette rencontre a réuni un éventail de PDG, d’ingénieurs, des experts du numérique et des télécommunications, des représentants de plus de vingt sociétés françaises, saoudiennes, des entreprises publiques et privées en charge de projets de grande envergure dans le cadre de la Vision 2030.
L'objectif principal du French Airport Days est de fournir une plate-forme aux entreprises françaises et saoudiennes pour discuter et partager leurs compétences, leurs recherches et leurs projets en réponse aux besoins du marché saoudien.
Cette première journée a été marquée par l’intervention de plusieurs experts de l’aviation civile (DGDA, Gaca, Jedco, Cluster2, RAC, Neom, RCU, Riyadh Airport, United Aviation). Évoquant ainsi l’efficacité et la performance des projets déjà réalisés dans les plus grands aéroports du monde, ils ont également souligné, durant leur intervention, la nécessité de concevoir et de développer des projets qui répondent réellement aux objectifs du développement durable.
C’est d’ailleurs ce qu’affirme la représentante de Proavia (association française des professionnels des technologies aéroportuaires, créée par la Direction générale de l’aviation civile en 1976), Élodie de Cazenove, à Arab News: «Notre société compte à son palmarès cinquante entreprises impliquées dans le développement du secteur aéroportuaire, engagées dans la révolution climatique, énergétique et numérique dans les aéroports. Proavia offre à ses partenaires des solutions techniquement et économiquement adaptées aux nouveaux défis (Smart Airport, Green Airport) alors que le secteur aéroportuaire se remet à peine de la pandémie de Covid-19.»

Au cours de cet événement, le groupe Bouygues est intervenu et il a mis en avant sa participation dans la réalisation de vingt-trois projets consacrés exclusivement au développement des aéroports en Arabie saoudite et dont l’objectif principal sera de diminuer la consommation de carbone.
Le groupe ADP exploite les trois principaux aéroports parisiens: Roissy-Charles de Gaulle (CDG), Orly (ORY), aéroport de Paris-Le Bourget (LBG), ainsi qu’une dizaine d’aérodromes de l’aviation civile à Paris et il est actif dans vingt-cinq aéroports dans le monde.
Le groupe ADP est également présent sur le marché saoudien et il fournit à ses partenaires saoudiens (Gaca, Médina, Jedco, Daco, RAC, Neom) des solutions en planification aéroportuaire, en management, des conceptions techniques innovantes, des conseils techniques…
Adveez, société française reconnue mondialement pour son expertise, offre depuis 2011 des solutions d’intelligence artificielle innovantes à ses clients. Son représentant exclusif, Karim Benbhia, déclare à Arab News: «Notre ambition, aujourd’hui, à Riyad, est d’être présents dans tous les aéroports. Nous sommes prêts à implanter une ligne d’assemblage de produits innovants, qui permettent de digitaliser et d’optimiser l’utilisation, les déplacements des biens et des personnes.»
D'autres entreprises leaders reconnues telles que Setec, Otis, Thales et Matarat ont participé à cet événement. Elles ont présenté leur expertise, leur stratégie et les solutions qu'elles offrent pour répondre aux besoins du secteur aéroportuaire en Arabie Saoudite.

Le reste de la rencontre a été consacré à des tables rondes dans une atmosphère conviviale réunissant la majorité des experts saoudiens et français afin de leur permettre d’établir rapidement les bases d’un partenariat franco-saoudien pour développer le secteur aéroportuaire saoudien.


L'armée israélienne ordonne l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban

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  • Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté
  • Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens

JERUSALEM: L'armée israélienne a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban, une annonce précédant généralement des frappes dans ce secteur.

Ce nouvel ordre d'évacuation survient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent de le violer.

"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté.

Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Joseph Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.