Dans l'Allier, l'atelier bois des «Restos» réchauffe les plus démunis

Les employés et les bénévoles de l'association caritative Les Restos Du Coeur posent pour une photo devant les locaux de l'organisation à Montlucon le 24 janvier 2023. Près de 40 familles sont sur une liste d'attente. (AFP).
Les employés et les bénévoles de l'association caritative Les Restos Du Coeur posent pour une photo devant les locaux de l'organisation à Montlucon le 24 janvier 2023. Près de 40 familles sont sur une liste d'attente. (AFP).
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Publié le Mercredi 01 février 2023

Dans l'Allier, l'atelier bois des «Restos» réchauffe les plus démunis

  • Le véhicule livre les bénéficiaires dans un rayon de 30 kilomètres autour de Montluçon, ancien bassin industriel marqué par la décroissance démographique, selon les statistiques de l'Insee
  • Les équipes de l'association - au total 24 salariés, avec une partie maraîchage - se relaient quatre jours par semaine pour tronçonner, débiter, fendre, charger et fournir gratuitement les plus démunis en bois de chauffage

MONTLUCON : Près de 40 familles sur liste d'attente: avec le froid et la crise économique, les demandes en bois de chauffage affluent à l'atelier bois des Restos du cœur de Montluçon (Allier), une structure unique en son genre en France.

Pour les plus précaires, "c'est souvent le système D. Les gens en viennent à brûler tout ce qu'ils trouvent, comme des palettes ou comme ce couple qui a démonté la porte en bois de sa maison pour se chauffer..." explique Pascale Maffre, présidente des Restos du cœur dans l'Allier.

Devant l'atelier bois, le bruit strident de la tronçonneuse résonne: sur un vaste terrain où s'amoncellent les troncs d'arbre, Lucas Ponsot, employé en insertion, s'affaire sur une grume qui sera débitée en bois de chauffage.

A l'intérieur, un autre salarié, capuche jaune sur la tête, lunettes de protection et casque anti-bruit sur les oreilles, actionne la fendeuse pour couper le bois, pendant que d'autres chargent les bûches dans des chariots, vidés ensuite dans le camion benne blanc des "Restos".

Le véhicule livre les bénéficiaires dans un rayon de 30 kilomètres autour de Montluçon, ancien bassin industriel marqué par la décroissance démographique, selon les statistiques de l'Insee.

Les équipes de l'association - au total 24 salariés, avec une partie maraîchage - se relaient quatre jours par semaine pour tronçonner, débiter, fendre, charger et fournir gratuitement les plus démunis en bois de chauffage.

"C'est très valorisant, on se sent utile. Quand on sort d'une période un peu noire..." témoigne Lucas Ponsot, qui travaille depuis quatre mois pour les "Restos" où il dit avoir "retrouvé goût au travail".

Comme lui, deux autres salariés ont été formés au tronçonnage.

Le chantier d'insertion, ouvert en 2016, bénéficie du bois offert par la municipalité, et quelques particuliers.

Il fonctionne d'octobre à mars et cet hiver, les demandes affluent.

"Nous avons du mal à satisfaire tout le monde", reconnaît Michèle Bassinet, bénévole, regrettant que plusieurs outils soient tombés en panne, ce qui a retardé les livraisons.

En janvier 2022, l'association a livré 42 stères de bois - une stère représente un mètre cube - contre 30 pour ce mois de janvier. Mais 39 familles sont sur liste d'attente ce qui représente environ 97 stères supplémentaires...

«Faire un choix»

"Il y a une grosse évolution, avec des profils qu'on n'avait pas avant. Des gens qui travaillent, des mamans solos, qui, une fois qu'ils ont payé l'alimentaire, le loyer, n'arrivent plus à se chauffer malgré des salaires corrects", explique Pascale Maffre.

Selon la responsable, "comme tout a augmenté, les gens font un choix. Parfois, ils compensaient, ils mettaient un peu d'électricité, un peu de gaz, un peu de bois. Et là maintenant, comme les fluides sont trop chers, ils focalisent plus sur le bois" et "c'est pour cela que ce chantier, le seul en France, a plus de demandes".

Patricia Guylas, 57 ans, reçoit sa livraison emmitouflée sous la neige qui tombe abondamment en ce jour de janvier à Saint-Fargeol (Allier).

Sans emploi, elle vit seule dans sa maison en cours de rénovation, chauffée en partie par des radiateurs électriques, en partie par un poêle à bois.

"Les factures d'électricité de décembre ont dépassé les 300 euros, soit l'équivalent de ma prime d'activité. Donc sans cette aide des Restos du coeur, je n'aurais pas pu acheter du bois et j'aurais dû faire un sacrifice quelque part, consommer forcément plus d'électricité et devoir plus à EDF", raconte-t-elle, tout en ramassant les bûches déposées devant sa maison.

Avec l'augmentation des prix, "on ne sort pas, on ne se déplace pas, on évite de consommer du carburant et on cuisine moins cher en préparant ses plats", détaille-t-elle, exaspérée par les lenteurs administratives qui la privent d'aides supplémentaires dans l'immédiat.

La quinquagénaire compte sur l'arrivée d'un nouveau poêle plus performant, prévue en avril.

En attendant, les deux stères et demie des "Restos" lui permettront de "tenir" environ deux mois, espère-t-elle.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.