L'Iran maintient le blocage de WhatsApp et Instagram

Instagram et WhatsApp étaient les applications les plus utilisées depuis le blocage des plateformes Youtube, Facebook, Telegram, Twitter et Tiktok ces dernières années. (Photo, AFP)
Instagram et WhatsApp étaient les applications les plus utilisées depuis le blocage des plateformes Youtube, Facebook, Telegram, Twitter et Tiktok ces dernières années. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 février 2023

L'Iran maintient le blocage de WhatsApp et Instagram

  • «Les deux plateformes ne seront autorisées à fonctionner que si elles disposent d'un représentant légal dans le pays pour être ainsi responsable des activités de leurs utilisateurs», a déclaré le président Raïssi
  • Avant même la contestation, l'accès à internet était restreint: sans logiciel de type VPN, l'essentiel des pages web hébergées hors du pays sont inaccessibles

TÉHÉRAN: L'Iran va maintenir les restrictions d'accès à Instagram et WhatsApp, les plateformes étrangères les plus populaires dans le pays, bloquées depuis plusieurs mois en raison du mouvement de contestation, a annoncé le président Ebrahim Raïssi. 

"Les deux plateformes ne seront autorisées à fonctionner que si elles disposent d'un représentant légal dans le pays pour être ainsi responsable des activités de leurs utilisateurs", a déclaré le président Raïssi à la télévision mardi soir. 

Les autorités avaient imposé des restrictions drastiques sur internet et les réseaux sociaux, bloquant notamment l'accès à Instagram et WhatsApp, après le début des manifestations ayant éclaté après la mort en détention de Mahsa Amini à la mi-septembre. 

Les deux plateformes appartenant à Meta, la société américaine de Mark Zuckerberg, "ont été à l'origine de l'insécurité dans le pays lors des récents émeutes", a expliqué M. Raïssi. 

Mais, a-t-il ajouté, "j'ai dit aux responsables du pays que les perturbations d'internet provoquaient le mécontentement de la nation". 

Des internautes espéraient un assouplissement des restrictions alors que le nombre de manifestations a baissé ces dernières semaines. 

L'ancien porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, a averti fin janvier que les activités d'"environ trois millions d'entreprises et l'emploi de 12 millions de personnes" étaient liés à internet en Iran, devenu un pays très connecté ces dernières années. 

Instagram et WhatsApp étaient les applications les plus utilisées depuis le blocage des plateformes Youtube, Facebook, Telegram, Twitter et Tiktok ces dernières années. 

Avant même la contestation, l'accès à internet était restreint: sans logiciel de type VPN, l'essentiel des pages web hébergées hors du pays sont inaccessibles. Les nouvelles restrictions ont rendu difficiles l'accès au VPN. 

Le ministre des Télécommunications, Issa Zarepour, a expliqué mercredi à la télévision que le blocage de Whatsapp et d'Instagram avait été approuvé par "le Conseil suprême de sécurité nationale en présence du président, du chef du pouvoir judiciaire et du chef du parlement". 

Les autorités affirment que des centaines de personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées pendant les protestations et des milliers d'autres arrêtées. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.