L'Iran met en cause des groupes kurdes en Irak après une attaque par drones

L'Iran a déclaré qu'une attaque nocturne de drones visait le site du ministère de la Défense, à un moment de fortes tensions sur son programme nucléaire et la guerre de la Russie en Ukraine. (AFP)
L'Iran a déclaré qu'une attaque nocturne de drones visait le site du ministère de la Défense, à un moment de fortes tensions sur son programme nucléaire et la guerre de la Russie en Ukraine. (AFP)
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Publié le Mercredi 01 février 2023

L'Iran met en cause des groupes kurdes en Irak après une attaque par drones

  • Les drones, trois quadricoptères, ont visé dans la nuit de samedi à dimanche un site de production à Ispahan, dans le centre de l'Iran
  • Aucun pays ou organisation n'a endossé la responsabilité de cette attaque

TEHERAN: L'Iran a mis en cause mercredi des groupes d'opposition kurdes basés en Irak pour leur implication dans l'attaque samedi d'un site militaire iranien, qui a été ordonnée par un "service de sécurité étranger", selon une agence locale.

"Les composants des drones ayant attaqué le site de production du ministère de la Défense à Ispahan, ainsi que le matériel explosif, ont été transférés en Iran avec la participation de groupes kurdes anti-révolutionnaires basés dans le Kurdistan irakien", a affirmé l'agence de presse Nour.

Les drones, trois quadricoptères, ont visé dans la nuit de samedi à dimanche un site de production à Ispahan, dans le centre de l'Iran, sans faire de victimes et en provoquant "des dégâts mineurs", selon le ministère iranien de la Défense.

Aucun pays ou organisation n'a endossé la responsabilité de cette attaque, mais des médias occidentaux ont désigné Israël, en citant des sources sécuritaires anonymes.

Les drones "ont été acheminés par l'une des routes difficilement accessibles dans le nord-ouest" de l'Iran avant d'être livrés à des représentants du service de sécurité étranger "dans une ville frontalière", a indiqué l'agence Nour, considérée comme proche du Conseil de sécurité nationale de la République islamique.

L'attaque est intervenue dans un contexte tendu sur fond de mouvement de contestation dans le pays après la mort de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini en septembre, de divergences persistantes sur le dossier nucléaire et d'accusations par certains pays de fournitures par Téhéran de drones à l'armée russe pour la guerre en Ukraine.

En novembre, les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, avaient ciblé avec des missiles et des drones kamikazes les bases de plusieurs factions de l'opposition iranienne dans le nord de l'Irak.

Téhéran a accusé ces groupes de mener des attaques sur son territoire en s'infiltrant à partir de l'Irak, et d'encourager les manifestations ayant secoué l'Iran après la mort le 16 septembre de Mahsa Amini.

Bagdad a ensuite annoncé sa décision de déployer des forces le long de sa frontière avec l'Iran.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.